Dans les aéroports, il y a plus sale que les toilettes !

Dans un aéroport, quel est l’endroit et/ou l’objet le plus sale ? Vous allez être nombreux à penser à la cuvette des toilettes, aux poignées des portes, aux fameux sèches-mains… etc. Et pourtant il y a beaucoup plus crad  ! On parle ici d’un objet que tout le monde touche ou presque, un véritable nid à bactéries infectés par toutes sortes de virus et de germes. Et cet objet est : le fameux bac en plastique dans lequel les contrôleurs vous demandent de bien vouloir déposer vos objets lors de votre passage par les portiques de sécurité.

Dans les aéroports, un endroit encore plus sale que les toilettes !
CC0 Public Domain /Pixabay

Voilà le message que viennent de délivrer des chercheurs de l’Université de Nottingham (Grande-Bretagne) et de l’Institut national finlandais pour la santé et le bien-être social. Les résultats de leur étude, quelque peu ragoûtante, viennent d’être publiés dans la revue spécialisée BMC Infectious Diseases.

C’est en s’intéressant à l’épidémie de grippe saisonnière 2015-2016 qu’ils se sont aperçus que ces bacs, touchés par plusieurs milliers de personnes chaque semaine, étaient truffés de virus. Pourquoi s’intéresser à un aéroport ? Parce que  l’Union européenne finance actuellement un projet de recherches qui porte sur le rôle des aéroports dans la propagation des infections graves.

Mais revenons-en à notre étude. Avant d’en arriver à cette conclusion, ils ont analysé, et en différents points de l’aéroport,  les surfaces les plus touchées par les voyageurs afin d’y déceler l’éventuelle présence de virus.

Et tout ou presque a été passé au crible. Et si le virus de grippe saisonnière a été retrouvé sur près de 10% des surfaces analysées, les scientifiques ont aussi et surtout constaté que la plus forte concentration de virus se trouvait sur ces fameux bacs. Notez que les terminaux de paiement n’étaient pas en reste.

A noter qu’aucun virus respiratoire n’a été trouvé sur les surfaces des toilettes, ce qui n’a pas été le cas sur ces fameux bacs sur lesquels ont été également retrouvées des traces de coronavirus et de grippe A.

En guise de conclusion, ils ont estimé que le risque de contracter un virus était sensiblement plus élevé lors de la manipulation de ces bacs que dans les toilettes où l’hygiène est bien plus présente.

“Ce n’est pas surprenant, car les passagers font particulièrement attention : ils évitent d’y toucher et se lavent les mains en sortant” ont expliqué les scientifiques.

Comment l’éviter ? Pour les auteurs de l’étude, les aéroports devraient nettoyer ces bacs bien plus souvent. Quant aux voyageurs, ils sont invités à se laver les mains avant et après manipulation de ces bacs, et donc après le passage par les portiques de sécurité. Et de préconiser l’utilisation de gel antiseptique.

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