Maladie de Lyme : une tique a failli ruiner la carrière d’un cycliste professionnel



Une tique a failli ruiner la carrière d'un cycliste professionnel
Catkin/Pixabay/CC0 Public Domain

Il s’appelle Fabien Canal, il est cycliste professionnel et il a bien failli arrêter sa carrière à cause d’une tique ! Aujourd’hui, et après que la maladie de Lyme lui ait été diagnostiquée, il va mieux, beaucoup mieux même. Il suit un  traitement aux huiles essentielles, n’a plus eu aucun symptôme et prépare déjà la prochaine saison de cyclo-cross, cet hiver. Le 3 mai dernier il a même pris le départ du 28e Rhône-Alpes Isère Tour. Et pourtant son avenir en tant que cycliste paraissait bien compromis …

Comme le rapporte le site « Le Progrès », tout a commencé à l’été 2015. Victime pour la première fois de symptômes cardiaques lors du Tour d’Alsace, il ne s’inquiète pas et continue de s’entraîner et d’enchaîner les courses. Sauf qu’à chaque fois, c’est le même scénario qui se répète : son coeur s’emballe l’obligeant à abandonner.

« Pour la première fois, j’avais des symptômes cardiaques. Je faisais de l’hyperventilation, comme une crise d’asthme. » a t-il expliqué au célèbre quotidien régional.

Ce n’est qu’en octobre 2015 qu’il apprend, après des tests réalisés à Lyon, qu’il souffre de « graves problèmes cardiaques », enfin soi-disant. Le verdict tombe tel un couperet : il lui faut arrêter le sport de haut niveau et donc sa carrière de cycliste. Il lui est même interdit de monter sur un vélo !

Refusant ce diagnostic, il prend la direction du Bas-Rhin pour avoir un autre avis. Et pour la première fois, un médecin évoque la maladie de Lyme. Différents examens permettent ensuite de confirmer le diagnostic. Et c’est un IRM qui va ensuite permettre d’exclure totalement tout dysfonctionnement cardiaque.

Malgré tout il va obtenir toutes les peines à obtenir le feu vert des médecins du sport qui le suivent et qui sont seuls habilités à l’autoriser à reprendre son activité. Ce n’est qu’au mois d’octobre 2016 que le Docteur Doutreleau, chef du service sport et pathologies au CHU de Grenoble, va signer sa licence, lui permettant à nouveau de pratiquer son sport préféré à haut niveau.

La maladie de Lyme et ses conséquences

Attention au retour des beaux-jours… car ils sont aussi synonymes de retour de « charmantes » petites bébêtes : les tiques ! Et contrairement à une idée reçue elles ne s’attaquent pas uniquement aux chiens. Ces antropodes se nourrissent aussi de sang humain. Pourquoi faut-il s’en méfier autant ? Et bien parce que les tiques peuvent transmettre la maladie de Lyme, une infection due à une bactérie transmise lors d’une piqûre de tique. Si cette infection est souvent sans symptôme, elle peut aussi provoquer une maladie parfois invalidante (douleurs articulaires durables, paralysie partielle des membres…).

Selon les autorités sanitaires françaises, la lésion provoquée par une piqûre de tique – elle est appelé « érythème chronique migrant » – se manifeste d’abord par une éruption rouge, inflammatoire qui peut débuter de trois à trente jours après la piqûre. Elle peut s’associer à de la fièvre, puis disparaître spontanément en quelques semaines.

Si l’érythème chronique migrant passe inaperçu ou n’existe pas, il peut apparaître alors quelques semaines à quelques mois plus tard une phase secondaire de la maladie caractérisée par plusieurs manifestations isolées ou associées : manifestations articulaires, cutanées, cardiaques, neurologiques, générales (à type de fatigue chronique).

Des mois à des années après l’infection peuvent apparaître des manifestations tertiaires, de type articulaire, cutané, neurologique, musculaire, ou cardiaque.

L’évolution est très favorable lorsque la maladie est diagnostiquée et traitée précocement. En l’absence de traitement, l’évolution vers la phase secondaire n’est pas systématique, mais aggrave le pronostic.

S’il est difficile de les éviter, la meilleure prévention consiste à retirer les tiques le plus rapidement possible après piqûre, en évitant de casser le rostre. La résistance des tiques aux insecticides rend difficile leur destruction. Il n’est pas justifié de traiter systématiquement par antibiotique tout sujet qui vient d’être piqué par une tique. En revanche, il faut surveiller l’apparition d’un érythème chronique migrant et signaler la notion de piqûre de tique à son médecin lors de l’apparition d’une lésion cutanée ou d’une fièvre.

Source Ministère de la Santé