Australie : il a sauvé la vie de 2.4 millions de bébés en donnant son sang

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Un donneur de sang pas comme les autres. Connaissez-vous l’histoire de James Harrison ? Non ? Alors laissez-nous vous la conter… Le 11 mai dernier, cet Australien de 81 ans a donné son plasma sanguin pour la toute dernière fois.  Il le faisait deux fois par mois depuis ses 18 ans, soit depuis 1967.  Ayant atteint la limite d’âge, son 1173eme aura été le dernier.

La particularité de cet homme, très vite surnommé “l’homme au bras d’or”?  Son sang contient un anti-corps rare,  l’immunoglobuline anti-D ! Cet anticorps permet de soigner la maladie hémolytique du nouveau-né (MHN).

La maladie hémolytique du nouveau-né est due à la destruction des hématies de l’enfant par les anticorps présents chez la mère. Elle peut entraîner des fausses couches, des bébés morts-nés mais peut aussi causer  d’importants dommages cérébraux chez l’enfant à naître.

“Très peu de personnes ont ces anticorps et ils sont particulièrement nombreux chez James. Son corps en produit beaucoup et plus il donne son sang, plus son corps en fabrique. Cela fait de lui un cas très spécial” déclarait déjà en 2015 un porte-parole de la Croix Rouge Australienne.

Entre 1967 et 2015, les dons de James Harrison auraient permis de fabriquer la totalité des doses d’anti-D utilisées en Australie et de sauver la vie de 2.4 millions de bébés, dont sa propre petite fille.

C’est après avoir subi une lourde opération d’ablation du poumon – il n’était alors âgé que de 14 ans –  qu’il eu le déclic.  Sauvé par générosité de donneurs anonymes, il s’est très vite fait la promesse de donner lui aussi son sang dans l’espoir de pouvoir sauver des vies.

Et il ne croyait pas si bien dire. La particularité de son sang – elle pourrait être due aux dons de sang dont il a été lui même bénéficié – a permis de sauver la vie de millions d’enfants au cours de ces 60 dernières années.