Ne consommerons nous plus d’alcool dans 10 à 20 ans ?

Ne consommerons nous plus d’alcool dans 10 à 20 ans ? David Nutt, professeur de l’Imperial College de Londres, en est visiblement persuadé. Si l’on réfère à l’une de ses récentes interviews, l’alcool “classique” aura quasiment disparu au profit d’un alcool de synthèse et ce afin la fin des deux prochaines décennies.

Expert en addictologie, et alors qu’il travaille sur un projet d’alcool de synthèse, il se dit persuadé que les gens se détourneront de l’alcool “classique” en raison de ses effets néfastes pour la santé. Et c’est vers l’alcool synthétique qu’ils se tourneront d’autant qu’il sera capable de reproduire les effets de l’ivresse mais sans effets secondaires.

Au site Business Times, il a déclaré : “D’ici dix ou vingt ans, les gens ne boiront plus d’alcool à part lors de rares occasions.

“Ne serait-ce pas fantastique si nous pouvions remplacer l’alcool par quelque chose qui n’entraînerait presque pas de décès? Ce serait l’un des plus grands développements de l’Histoire en matière de santé publique”

A terme il voit« l’alcoolsynth » – c’est comme ça qu’on appelle l’alcool de synthèse – prendre le pas sur l’alcool traditionnel comme les cigarettes électroniques l’ont fait avec le tabac.

Alcool : connaissez-vous l’alcoolorexie ?

Et puisqu’on évoque l’alcool et ses effets néfastes sur la santé, connaissez-vous l’alcoolorexie ? Ce trouble du comportement alimentaire fait malheureusement de plus en plus d’adeptes chez les femmes ! Une tendance stupide qui consiste à zapper les repas au profit de l’alcool afin d’économiser des calories !

Et oui car pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, l’alcool fait grossir car il contient beaucoup de sucres. Les femmes qui sont préoccupées par leur ligne le savent très bien et font parfois le choix d’un régime dangereux : remplacer des calories alimentaires par des calories alcooliques. Un bon moyen selon elles de boire sans culpabiliser sans prendre de poids. Sauf que c’est pas aussi simple que ça.

Une nouvelle “tendance” qui peut s’avérer extrêmement dangereuse car “boire avec l’estomac vide est particulièrement nocif pour l’organisme. Associé au binge-drinking – un mode de consommation excessif de boissons alcoolisées sur une courte période de temps – cela peut même conduire à de graves complications physiques et mentales.

«Faire cela régulièrement peut provoquer des maladies chroniques touchant le foi et le cœur, au long terme. Cela augmente également le risque de manquer de vitamines et minéraux. (…) S’il est bon de savoir combien de calories contient votre boisson favorite, ne laissez pas cela devenir une obsession.» a déclaré Rhiannon Lambert spécialiste des troubles alimentaires citée par The Independent.

Notez que si l’alcoolorexie peut aussi survenir chez les hommes, ce sont surtout les femmes qui sont touchées. Une récente étude a récemment révélé que 60% des étudiantes américaines étaient malheureusement concernées.

Dans tous les cas n’oubliez pas que le meilleur des régimes c’est de manger sainement et de pratiquer une activité physique régulière.

Alcool et grossesse : les Français sont conscients des risques, mais la vigilance reste de mise !

Santé publique France a présenté les résultats 2017 de l’enquête sur les connaissances et perceptions des risques de la consommation d’alcool pendant la grossesse.

Malgré une prise de conscience encourageante, trop de Français minimisent encore l’impact d’une consommation faible ou ponctuelle d’alcool sur la santé des enfants à naître. C’est pourquoi, Santé publique France déploie à partir du 9 septembre et durant tout le mois, une campagne nationale d’information dans la presse et sur le web, à la fois auprès du grand public et des professionnels de santé. Elle s’appuie sur un message clé « vous buvez un peu, il boit beaucoup » pour promouvoir le principe de précaution : « zéro alcool pendant la grossesse ».

Alcool et grossesse : Une évolution favorable des connaissances des Français

Selon la dernière enquête de Santé publique France réalisée au mois de mai 20171, le message « zéro alcool pendant la grossesse » est mieux intégré :

★ 44 % des Français vs 25 % en 2015 déclarent spontanément qu’il n’existe pas de consommation d’alcool sans risque pour l’enfant ;
★ 64 % des Français vs 53 % en 2015 savent qu’un verre de vin ou de bière est tout aussi dangereux qu’un verre d’alcool fort ;
★ 33 % de la population sait que l’alcool comporte des risques tout au long de la grossesse, vs 20 % en 2015.

Par ailleurs, certaines fausses croyances sont en net recul :

★ 21 % des Français, vs 27 % en 2015, pensent qu’il est conseillé de boire un petit verre de vin de temps en temps pendant la grossesse.

On observe également une évolution des représentations sociales liées à la consommation d’alcool pendant la grossesse : 75 % des Français se disent choqués par ce comportement alors qu’ils n’étaient que 69 % en 2015. Les effets néfastes de l’alcool sur la santé de l’enfant, tels que les retards de croissance, les anomalies physiques ou encore les troubles de la mémoire, sont également mieux connus.

« Plus d’un tiers des Français jugent qu’il existe un risque pour le bébé dès le premier verre d’alcool consommé, contre moins d’un quart en 2015. Ces données montrent une meilleure connaissance du message zéro alcool pendant la grossesse et nous encourage à poursuivre nos efforts d’information et de pédagogie.» insiste le Pr. François Bourdillon, directeur général de Santé publique France

« Zéro alcool pendant la grossesse » : un message toujours d’actualité

Le dispositif de communication déployé depuis deux ans par Santé publique France semble avoir porté ses fruits car le ce principe de précaution est de mieux en mieux assimilé. Cependant, une partie de la population minimise encore la dangerosité d’une consommation faible ou ponctuelle d’alcool pour les femmes enceintes.

Santé publique France déploie un large dispositif digital pour renforcer les connaissances et faire adopter le bon réflexe « zéro alcool pendant la grossesse » :

★ Une campagne d’influence portée par des blogueurs et plusieurs célébrités parents ou en passe de le devenir (Arnaud Tsamère, Hapsatou Sy, Laëtitia Milot, Tanya Saint Val, Lynnsha et Vérino) débute le 9 septembre avec la publication d’une quarantaine de messages et se poursuivra durant tout le mois de septembre.

★ Une campagne de bannières sur le web et les mobiles.

Parallèlement, des affiches et dépliants, disponibles dans les salles d’attentes des professionnels de santé, rappellent le principe de précaution « zéro alcool pendant la grossesse » et encouragent les femmes enceintes à se tourner en cas de besoin vers les professionnels de santé.

Alcool Info Service pour répondre à toutes les questions

Les femmes ayant des questions concernant la consommation d’alcool au cours de leur grossesse peuvent se tourner vers le dispositif d’aide à distance Alcool Info Service (téléphone et internet). Il leur propose 7jours/7 :

★ un soutien et un accompagnement par des professionnels de santé expérimentés dans ce domaine.

★ Une rubrique « alcool & grossesse » sur le site internet alcool-info-service.fr. qui délivre de manière simple, au travers d’articles et de vidéos pédagogiques, les recommandations et les aides concrètes en cas de difficultés.

★ Un annuaire permettant de trouver une structure d’aide spécialisée la plus proche de chez soi : http://www.alcool-info-service.fr/alcool-et-vous/alcool-grossesse/accueil

1 Enquête réalisée par téléphone du 19 au 20 mai 2017, sur un échantillon représentatif de la population française âgée de 15 ans ou plus, composé de 1004 personnes