5 gestes simples pour prévenir l’AVC

AVC
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A l’occasion de la Journée Mondiale de l’AVC (accident Vasculaire cérébral) qui se déroulera demain, dimanche 29 octobre 2017, la Société Française Neuro-Vasculaire (SFNV) a tenu à rappeler que l’AVC n’est pas une fatalité ! 5 mesures préventives permettent en effet de réduire le risque de 80%. Des gestes simples qu’il convient d’adopter au quotidien pour éviter le pire.

Alors qu’un AVC survient toutes les 4 minutes en France, voici les mesures préventives que préconise la SFNV

1- Contrôler sa pression artérielle ! L’hypertension artérielle est en effet le principal facteur de risque d’AVC. Sauf qu’aujourd’hui 50% des hypertendus ignorent qu’ils le sont ! Vous devez connaître vos chiffres tensionnels ! S’ils sont régulièrement au-dessus de 14/9 cm Hg (ou 140/90 mm Hg), vous devez consulter votre médecin qui pourra débuter un traitement approprié

2- Manger sainement : manger 5 fruits et légumes par jour; manger régulièrement du poisson; préparer soi-même à manger; consommer des aliments peu salés

3- Contrôler son cholestérol tous les 5 ans.

4 -Avoir une activité physique régulière : une marche de 30 minimum par jour est recommandé

5- Arrêter de fumer : la cigarette multiplie par 2 le risque d’AVC ischémique cérébral

Par ailleurs il également recommandé un contrôle régulier du taux de glycémie à jeûn qui doit être inférieur à 7 mmol/l (1, 26 g/l).

L’AVC qu’est-ce que c’est ?

L’accident vasculaire cérébral est un trouble vasculaire cérébral touchant les vaisseaux sanguins qui amènent le sang au cerveau.

Un accident vasculaire cérébral survient lorsque le flux sanguin rencontre un obstacle (caillot sanguin ou vaisseau sanguin rompu) qui bloque son passage vers les différentes parties du cerveau, ce qui prive ces dernières de leur apport vital en oxygène, causant leur disfonctionnement puis leur mort en quelques minutes.

Les effets dévastateurs d’un accident vasculaire cérébral sont souvent permanents car les cellules cérébrales mortes ne sont pas remplacées.

Dans le détail les symptômes les plus fréquents sont :

  • une faiblesse musculaire ou une paralysie : on ne peut plus bouger une partie de son corps d’un côté ; toutes les parties du corps peuvent être touchées. Mais le plus souvent, il s’agit de la face, du bras, de la main et/ou de la jambe. Très fréquemment, la face, le bras et la jambe du même côté sont atteints en même temps on parle d’Hémiplégie
  • une perte de la sensibilité : on sent un engourdissement ou une insensibilité d’une partie du corps
  • une difficulté du langage : il s’agit, soit d’une gêne pour articuler (appelée Dysarthrie), soit d’un trouble du langage (Aphasie) portant sur l’expression (mutisme, difficulté à trouver les mots ou jargon avec mots inintelligibles) et pouvant être associé à des difficultés de compréhension
  • un trouble visuel : soit on perd brusquement la vision d’un oeil (cécité unilatérale) ou plus rarement des deux, soit on perd la vision de la moitié du champ visuel des deux yeux en même temps (Hémianopsie), ou encore, on voit soudain les choses en double (Diplopie, on voit deux fois le même objet au lieu d’un seul)
  • un mal de tête, d’apparition brutale, inhabituel et très intense.

Devant un ou plusieurs symptomes de l’accident vasculaire cérébral (AVC) : appelez immédiatement le 15.

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L’AVC et le tabac

C’est confirmé, l’arrêt du tabac réduit les risques de survenue d’un AVC. Si plusieurs études en sont déjà arrivées à cette conclusion, des chercheurs finlandais de l’Université d’Helsinki ont récemment abondé dans ce sens. Alors que le tabac est un facteur de risque connu (12% des AVC recensés), leurs travaux publiés à la fin de l’été 2016 ont permis de confirmer ce qui avait déjà été dit ou écrit ici ou là : s’arrêter de fumer diminue bien le risque

Comment en sont-ils arrivés à cette conclusion ? En comptabilisant les cas d’AVC en Finlande entre 1998 et 2012. Ils ont constaté une baisse sensible du nombre de cas notamment au sein de la population dite “jeune”.

Durant ces 15 années, le nombre d’AVC a ainsi baissé de 45% chez les femmes et de 38% chez les hommes de moins de 50 ans. Chez les plus de 50 ans, risque diminué également mais dans une moindre mesure : -16% chez les femems et – 26% chez les hommes.

Selon les auteurs de l’étude il ne fait aucun doute que les campagnes anti-tabac ont porté leurs fruits, la consommation ayant baissé de 30% durant cette période.