Var : un second cas autochtone de chikungunya

CC0 Public Domain/Pixabay
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Département du Var (83).L’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et la préfecture du Var viennent de confirmer qu’un second cas autochtone de chikungunya avait été détecté dans le département du Var. C’est une enquête épidémiologique qui a permis de confirmer ce nouveau cas, ce qui porte à deux le nombre de personnes atteintes et constitue un foyer localisé de circulation du virus.

Chikungunya : précisions de l’ARS sur ce second cas

Cette personne réside dans le même quartier et est prise en charge par son médecin traitant. Son état de santé n’inspire aucune inquiétude.

Compte tenu de la présence de ce foyer, le département du Var est officiellement placé, ce jour, en niveau 3 du plan national de lutte contre le moustique tigre.

Les services de l’Etat ainsi que les professionnels de santé restent fortement mobilisés pour éviter la propagation du virus, par la surveillance et la démoustication afin de protéger les populations.

Les lieux de résidence des personnes atteintes et les lieux qu’elles ont fréquentés ont été démoustiqués. L’objectif est d’éliminer les gîtes larvaires et les moustiques adultes, pour éviter tout risque de propagation du virus. L’EID intervient sous forme de nébulisation depuis la voie publique, en fin de nuit, ainsi que directement au domicile des personnes et sur leurs lieux habituels (travail, loisirs, etc). Ces actions de démoustication sont accompagnées d’une campagne d’information de la population par le porte à porte et la diffusion de brochures.

En parallèle du dispositif de démoustication, les actions de surveillance épidémiologique sont renforcées pour identifier les personnes qui pourraient être contaminées et prévenir la transmission du virus. Plusieurs équipes médicales de l’ARS et de la Cire sont constituées pour mener une enquête auprès du voisinage. Les hôpitaux, les médecins traitants et également les laboratoires d’analyse médicale sur les secteurs concernés, sont vigilants pour repérer les personnes qui pourraient présenter les symptômes du chikungunya et les signaler à l’ARS.

Les autorités engagent une lutte résolue contre les maladies transmises par les moustiques ; la population reste le principal acteur de la lutte visant à limiter la prolifération des moustiques : chacun, en modifiant son comportement, peut se protéger soi-même et ainsi protéger ses proches.

Mobilisation contre le moustique tigre

En raison de ce premier cas autochtone, les services de l’Etat, l’ARS Paca, le Conseil départemental du Var, l’Entente interdépartementale de démoustication (EID) Méditerranée, la Cellule d’intervention en région (Cire) de Santé Publique France ainsi que les professionnels de santé ont décidé de se mobiliser pour éviter la propagation du virus, par la surveillance et la démoustication afin de protéger les populations.

Le lieu de résidence de la personne atteinte et les lieux qu’elle a fréquentés ont été démoustiqués. L’objectif est d’éliminer les gites larvaires et les moustiques adultes, pour éviter tout risque de propagation du virus. L’EID intervient sous forme de nébulisation depuis la voie publique, en fin de nuit, ainsi que directement au domicile de la personne et sur son lieu de travail. Ces actions de démoustication sont accompagnées d’une campagne d’information de la population par le porte à porte et la diffusion de brochures.

En parallèle du dispositif de démoustication, les actions de surveillance épidémiologique sont lancées pour identifier les personnes qui pourraient être contaminées et retrouver la personne à l’origine de la transmission du virus. Plusieurs équipes médicales de l’ARS et de la Cire sont constituées pour mener une enquête auprès du voisinage. Les hôpitaux, les médecins traitants et également les laboratoires d’analyse médicale, sont mobilisés sur les secteurs concernés, pour repérer les personnes qui pourraient présenter les symptômes du chikungunya et les signaler à l’ARS.

Les autorités engagent une lutte résolue contre les maladies transmises par les moustiques ; la population reste le principal acteur de la lutte visant à limiter la prolifération des moustiques : chacun, en modifiant son comportement, peut se protéger soi-même et ainsi protéger ses proches.

Chacun, en modifiant son comportement, peut se protéger soi-même et ainsi protéger ses proches.

1. Eviter la prolifération du moustique

Pour éviter que le moustique tigre se reproduise et prolifère, il faut détruire ses larves et donc supprimer les eaux dans lesquelles la femelle dépose ses œufs et ses larves grandissent. Elle aime tout particulièrement les petits récipients où l’eau stagne. Parfois quelques centilitres peuvent suffire pour qu’une femelle y dépose ses œufs. Il faut donc vider les eaux stagnantes

• Eliminer les petites réserves d’eau dans lesquelles celle-ci peut stagner. Les coupelles des plantes, les jouets des enfants. Dans les vases, remplacer l’eau par du sable humide. Changer l’eau de vos photophores au moins toutes les semaines.
• Bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d’eau (fût, bidon, bâche de piscine).
• Attention aux gîtes naturels : creux d’arbres, bambous cassés dont chaque tige brisée et creuse devient alors un réceptacle. Ramasser les déchets verts, eux aussi peuvent devenir des récipients d’eau et abriter les œufs du moustique.
• Etre vigilant et ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (seaux, arrosoirs).
• Changer l’eau des plantes et des fleurs : une fois par semaine ou plus si possible.
• Les réserves d’eau pluviales doivent être fermées ou couvertes par une toile moustiquaire ou tout autre tissu.

2. Se protéger des piqûres
Il est très important de se protéger des piqûres de moustiques. Ces mesures sont également à suivre pendant la maladie au cours de la période pendant laquelle le virus est présent dans le sang. En se protégeant, le malade protège sa famille et ses proches en prévenant la transmission du virus par la piqûre de moustiques présents autour de la maison par exemple.

Pour éviter les piqûres de moustiques il est de conseillé de :
• porter des vêtements couvrants et amples et de les imprégner d’insecticide pour tissus ;
• appliquer les produits répulsifs conseillés par votre pharmacien ;
• dormir sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide pour tissus. Il existe des moustiquaires à berceau pour les nouveau-nés ;
• utiliser les diffuseurs électriques à l’intérieur des habitations ;
• utiliser les serpentins insecticides uniquement en extérieur ;
• si possible brancher la climatisation ou la ventilation.

3. Consulter immédiatement son médecin traitant en présence de symptômes évocateurs (forte fièvre d’apparition brutale et douleurs articulaires invalidantes), en particulier au retour d’un voyage en zone tropicale.

Moustique titge : comment le reconnaître ?

L’AedesAlbopictus est plus petit qu’une pièce de 1 cent (il ne mesure que quelques millimètres), il a un vol assez lent et il est facile à écraser en vol. Vu de plus près, on distingue qu’il est noir avec des rayures blanches sur les pattes et sur l’abdomen, ce qui lui vaut son surnom de moustique tigre (on aurait dû l’appeler moustique zèbre, mais il perdait sa connotation dangereuse.

Habitué dès son origine asiatique à naître dans des petits gites (plantes retenant l’eau), il a pu aisément coloniser toutes sortes de gites larvaires accidentels que lui propose l’environnement urbain et péri-urbain : coupelles sous les pots de fleurs, arrosoirs, vieux pneus, gouttières bouchées, etc…).

Sachez que ce moustique peut véhiculer des virus comme ceux du chikungunya, de la dengue et du zika. Certaines espèces de moustiques autochtones peuvent également être vectrices du virus West Nile (plusieurs cas d’infections humaine et équine ont été signalés en Camargue et dans le Var en 2003-2004), ou de parasites responsables du paludisme.

Pour plus d’infos, 3 sites sont à votre disposition : http://www.sante.gouv.fr, www.invs.sante.fr mais aussi http://vigilance-moustiques.com, site sur lequel vous trouverez la carte de vigilance mise à jour à temps réel.