Présidentielle 2017 : Quelles priorités pour les propriétaires d’animaux de compagnie ?

Wamiz/Presse

Présidentielle 2017 : Quelles sont les priorités des propriétaires d’animaux de compagnie ? Comment voteront-ils ? Encore très indécis, 93% des propriétaires d’animaux de compagnie souhaitent voter pour un candidat sensible à la cause animale. Les priorités qui ressortent :

– Durcir les sanctions pénales pour actes de maltraitance
– Interdire l’expérimentation sur les chiens et chats
– Interdire la vente des chiens et chats en animalerie
– Aider les plus démunis et développer la médiation animale
– Favoriser la stérilisation

Wamiz, média numéro 1 européen sur les animaux de compagnie, a interrogé plus de 3000 français, propriétaires d’au moins un animal de compagnie et inscrits sur les listes électorales, pour mieux comprendre leurs attentes en matière de politique deux mois avant le 1er tour de l’élection.

A force de vidéos choquantes et de faits divers relatant des actes de maltraitances sur les animaux, les Français ne veulent plus fermer les yeux : la question animale est devenue un sujet de société qui a maintenant toute sa place dans le débat public. Déringardisée, elle ne fait plus sourire ; au contraire, elle risque bien de peser pour la première fois sur l’élection présidentielle. Alors que 60 millions d’animaux de compagnie partagent la vie d’un foyer français sur deux, la cause animale est devenue un enjeu politique qui va influencer le vote de nombreux électeurs.

VOLET 1 : Les priorités des propriétaires d’animaux de compagnie

Pour en savoir plus sur les priorités des Français possesseurs de chiens et chats, Wamiz a donc décidé de se focaliser sur la cause des animaux de compagnie (et non des animaux d’élevage et de la faune sauvage) et espère pouvoir obtenir des retours concrets auprès de chaque candidat. Décryptage des 5 grandes tendances et priorités incontournables telles que la protection, l’adoption, la santé et le bien-être, l’expérimentation, l’éducation… :

PROTECTION ANIMALE : 38,5% veulent plus de sanctions pénales

Bien que reconnu depuis 2015 comme « être vivant doué de sensibilité » dans le Code civil (515-14), l’animal est encore trop souvent victime d’actes de maltraitance. Et si la loi les condamne à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende au maximum, ces peines sont rarement – voire jamais – appliquées. Pour lutter contre la maltraitance, les propriétaires d’animaux de compagnie souhaitent donc que les sanctions pénales pour les abandons, sévices graves et actes de cruauté envers les animaux soient alourdies.

La création d’une brigade de protection animale et d’un fichier « liste noire » des personnes condamnées pour ces actes permettraient un meilleur contrôle des dérives dont les animaux peuvent être victimes.

ACQUISITION ET TRAFICS : 28,3% souhaitent plus de police sur le terrain

Les résultats de cette partie du sondage reflètent un manque de confiance envers les élevages et animaleries de la part des acquéreurs d’animaux de compagnie. Il en résulte une volonté de renforcer les cellules de lutte contre les trafics, les enquêtes de terrain et les contrôles dans ces établissements. De manière générale, les propriétaires d’animaux de compagnie plébiscitent un mode d’acquisition des animaux plus éthique afin de privilégier l’adoption plutôt que l’achat, notamment en imposant aux animaleries des journées « adoption » et/ou un quota de chiens et de chats issus de refuges.

ANIMAL DE CIE AU QUOTIDIEN : 29,3% aimeraient des dispensaires pour les plus démunis

Désireux d’apporter à leurs animaux de compagnie tout ce dont ils ont besoin mais conscients que la santé a un coût, les Français aimeraient que l’accès aux soins leur revienne moins cher : ils sont plus de 29% à vouloir plus de dispensaires vétérinaires pour les personnes à faibles revenus. Toujours dans le souci du bien-être animal, 23% souhaitent que les communes prennent en charge la stérilisation des chats errants afin d’éviter la reproduction intensive que certaines villes connaissent.

EXPERIMENTATION ANIMALE : 37,8% veulent l’interdire sur les chiens et chats

Beagles, Golden retrievers, Briards… Chaque année, 3000 chiens servent de cobayes dans les laboratoires français, d’après un rapport de la Commission européenne (2010). On sait que les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir interdire les souffrances animales dans les laboratoires, ainsi, sans étonnement, 37,8% ont voté pour l’interdiction de l’expérimentation animale sur nos petites bêtes à poil.

ANIMAL ET SOCIETE : 27,2% sont plus que favorables à la médiation animale dans les centres médicalisés et en prison.

La présence d’un animal procure de nombreux bienfaits et les Français en sont convaincus. C’est la raison pour laquelle ils souhaitent que l’accès dans différents établissements (hôpitaux, maisons de retraite, prisons etc) soit facilité aux animaux domestiques et ce, afin d’encourager la médiation animale. Conscients que les enfants sont les maîtres de demain, ils souhaitent également que l’école sensibilise au respect des animaux dès le plus jeune âge

SECURITE SOCIALE : 59,4% des personnes interrogées souhaitent une sécurité sociale pour les animaux de compagnie.

Un imprévu est vite arrivé, et face à la maladie ou à un accident, les propriétaires d’animaux de compagnie sont solidaires : de la même manière qu’ils souhaitent plus de dispensaires vétérinaires accessibles aux personnes à faibles revenus, ils aimeraient également voir la création d’une Sécurité sociale pour animaux. Equivalente à notre Assurance maladie, elle serait financée par tous les propriétaires d’animaux identifiés.

VOLET 2 : Comment voteront les propriétaires d’animaux de compagnie

A deux mois des élections, les amoureux des animaux souhaiteraient en savoir plus sur les engagements des candidats en faveur de la cause animale : 57% des sondés estiment d’ailleurs que cette cause est plus présente dans le débat politique aujourd’hui que lors des élections présidentielles de 2012, mais plus de 97% d’entre eux s’estiment mal informés sur les prises de position des candidats sur ce sujet. Pourtant, 43% des propriétaires d’animaux de compagnie ne savent pas encore pour qui voter, et ils sont autant d’électeurs potentiels.

OUI POUR UN CANDIDAT SENSIBLE A LA CAUSE ANIMALE

En 2012, 46% des propriétaires d’animaux déclarent avoir voté pour un candidat sensible à la cause animale. En 2017, les chiffres explosent : 93% envisagent de voter pour un candidat qui fera des propositions concrètes pour nos animaux.

UNE INFORMATION QUI NE PASSE PAS : 97% s’estiment être mal informés

Si les électeurs veulent privilégier un candidat “cause animale”, 97% s’estiment néanmoins mal informés. Les candidats communiquent mal ou pas assez sur leur programme et cela risque de leur jouer des tours. Seuls quelques candidats, à l’instar de Nicolas Dupont-Aignan et Yannick Jadot ont signé les propositions du collectif AnimalPolitique mais peu communiquent réellement sur le sujet. D’autres, tels que Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, ont également soumis des projets en faveur des animaux.

POUR CLOTURER CE SONDAGE, WAMIZ A DEMANDE AUX SONDES QUEL SERAIT A CE JOUR LE CANDIDAT DE LEUR CHOIX :

43% Des électeurs ne savent pas encore pour qui voter ! Et ceux qui savent déjà pour qui, ont l’intention de privilégier des candidats qui ont déjà fait des propositions concrètes sur les animaux comme Mme Le Pen, M. Mélenchon et M. Dupont-Aignan :

– Marine Le Pen : 26% d’intentions de vote au premier tour
– Jean-Luc Mélenchon : 17%
– François Fillon : 15%
– Emmanuel Macron : 13%
– Benoit Hamon : 13%
– Nicolas Dupont-Aignan : 5%

La tendance s’inversera-t-elle ? Les candidats à la présidentielle rebondiront-ils sur les volontés des Français pour faire évoluer favorablement la condition animale ?

*Méthodologie : enquête réalisée sur le site Wamiz.com du 16 au 20 février 2017, auprès de 3200 propriétaires d’au moins un animal de compagnie, âgés de plus de 18 ans et inscrits sur les listes électorales françaises. Crédit source : communiqué Wamiz.com