AVC : jouez aux cartes pour réussir votre rééducation


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 CC0 Public Domain /Pixabay
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Jouer aux cartes après un AVC aiderait à retrouver toute ou partie de sa motricité. Telles sont les conclusions d’une étude menée par des chercheurs de l’Université de Toronto (Canada) après un essai clinique mené auprès de 141 patients. Âgés en moyenne de 62 ans, ils étaient tous atteints de troubles moteurs des membres supérieurs après la survenue d’un AVC (accident vasculaire cérébral).

Durant l’essai, et après avoir suivi une rééducation conventionnelle, ils ont été séparés en deux groupes :  la moitié des patients a joué à la console, l’autre moitié a joué aux cartes, aux dominos ou à des jeux de balles. Dans les deux cas, il s’agissait de 10 sessions d’une heure chacune.

Dans les deux cas, les performances motrices se sont améliorées de près de 40 % après un mois. « En revanche, nous n’avons pas observé de différence significative entre les groupes en termes de force, de dextérité, de motricité globale et de qualité de vie » a toutefois précisé le Docteur Gustavo Saposnik, principal auteur de l’étude.

AVC : des signes permettraient d’en éviter la moitié

L’accident vasculaire cérébral est la 3e cause de décès en France, il est la 1e cause de handicap acquis chez l’adulte. Aujourd’hui certains signes, si toutefois ils sont repérés à temps, permettraient pourtant d’en éviter la moitié, des signes avant-coureurs appelés “accidents ischémiques transitoires” (AIT). Ils apparaîtraient dans un quart des AVC. Ainsi, et sur 120 000 AVC ischémiques ayant lieu chaque année en France, 30 000 seraient précédés de signes d’AIT.

Telle est la conclusion d’une étude internationale dont les résultats ont été publiés dans la revue spécialisée New England Journal of Medicine.

Selon cette étude, relayée en France par le journal “Le Monde“, ces signes d’alerte doivent être pris très au sérieux. Trop méconnus, leur prise en charge rapide – à savoir dans les 24 heures après leur apparition – permettrait pourtant de diminuer de moitié la survenue ultérieure d’un AVC.

« Ils sont la fumée précédant l’éruption prochaine d’un volcan : l’accident vasculaire cérébral (AVC) » a mis en garde le professeur Pierre Amarenco, chef du service de neurologie et du Centre d’accueil et de traitement de l’attaque cérébrale, à l’hôpital Bichat (AP-HP, Paris).

Sauf que jusqu’à présent ces signes ne retenaient pas suffisamment l’attention car trop peu connus « Jusqu’alors, quand les patients faisaient un AIT, ils étaient envoyés aux urgences de l’hôpital, mais comme leurs symptômes avaient disparu, ils étaient renvoyés chez eux, puis adressés à leur médecin traitant. Les examens prescrits étaient réalisés dans les 15 jours suivants. Entretemps, bien des patients faisaient un AVC » a rajouté le professeur Amarenco.

Quels sont ces signes avant-coureurs de ces accidents ischémiques transitoires ? Faiblesse ou paralysie d’un membre ou de la face ; perte de la sensibilité d’un membre ou de la face; trouble de la parole; perte de la vue d’un œil ou des deux yeux ou bien encore trouble de l’équilibre.

L’AVC qu’est-ce que c’est ?

L’accident vasculaire cérébral est un trouble vasculaire cérébral touchant les vaisseaux sanguins qui amènent le sang au cerveau.

Un accident vasculaire cérébral survient lorsque le flux sanguin rencontre un obstacle (caillot sanguin ou vaisseau sanguin rompu) qui bloque son passage vers les différentes parties du cerveau, ce qui prive ces dernières de leur apport vital en oxygène, causant leur disfonctionnement puis leur mort en quelques minutes.

Les effets dévastateurs d’un accident vasculaire cérébral sont souvent permanents car les cellules cérébrales mortes ne sont pas remplacées.

Dans le détail les symptômes les plus fréquents sont :

  • une faiblesse musculaire ou une paralysie : on ne peut plus bouger une partie de son corps d’un côté ; toutes les parties du corps peuvent être touchées. Mais le plus souvent, il s’agit de la face, du bras, de la main et/ou de la jambe. Très fréquemment, la face, le bras et la jambe du même côté sont atteints en même temps on parle d’Hémiplégie
  • une perte de la sensibilité : on sent un engourdissement ou une insensibilité d’une partie du corps
  • une difficulté du langage : il s’agit, soit d’une gêne pour articuler (appelée Dysarthrie), soit d’un trouble du langage (Aphasie) portant sur l’expression (mutisme, difficulté à trouver les mots ou jargon avec mots inintelligibles) et pouvant être associé à des difficultés de compréhension
  • un trouble visuel : soit on perd brusquement la vision d’un oeil (cécité unilatérale) ou plus rarement des deux, soit on perd la vision de la moitié du champ visuel des deux yeux en même temps (Hémianopsie), ou encore, on voit soudain les choses en double (Diplopie, on voit deux fois le même objet au lieu d’un seul)
  • un mal de tête, d’apparition brutale, inhabituel et très intense.

Devant un ou plusieurs symptomes de l’accident vasculaire cérébral (AVC) : appellez immédiatement le 15.

Quels sont les facteurs qui augmentent le risque d’AVC ?

  • l’hypertension artérielle : c’est le facteur majeur. Vous devez connaître vos chiffres tensionnels ! S’ils sont régulièrement au-dessus de 14/9 cm Hg (ou 140/90 mm Hg), vous devez consulter votre médecin qui pourra débuter un traitement approprié ; dans tous les cas, il faudra réduire vos apports en sel (le sel retient l’eau, c’est bien connu et donc augmente la pression du sang)
  • l’intoxication par le tabac : une consommation de tabac (même une seule cigarette par jour) augmente le risque d’AVC ; arrêter de fumer diminue par deux votre risque d’AVC
  • l’Hypercholestérolémie : elle est souvent familiale. Vous devez donc vous inquiéter et connaître vos chiffres de cholestérol sanguin si quelqu’un dans votre famille est atteint ou traité pour une hypercholestérolémie, ou si plusieurs personnes dans votre famille a eu un infarctus du myocarde. Dans les analyses de cholestérol que le laboratoire vous rend, il y a le cholestérol total, le « bon » cholestérol (appelé HDL) et le « mauvais » cholestérol (appelé LDL). C’est le LDL qui est important de contrôler.
  • le diabète : votre glycémie à jeûn doit être inférieure à 7 mmol/l (1, 26 g/l)
  • certaines maladies cardiaques (arythmie, maladie des valves cardiaques par exemple) qui nécessitent un traitement anrticoagulant toute la vie

Dans tous les cas demandez toujours conseil à un professionnel de santé.

Pour plus d’informations http://www.attaquecerebrale.org/ ou www.sfnv-france.com

Source : Ministère de la Santé – Attaquescerebrale.org (généralités) – Fédération pour la recherche sur le cerveau – Société française neuro vasculaire (SFNV) – Journal Le Monde

 


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