Des traces de pesticides dans des tampons et serviettes hygiéniques pour femmes


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60 millions de consommateurs, couverture n°513 - Mars 2016
60 millions de consommateurs, couverture n°513 – Mars 2016

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Chaque mois la plupart des femmes ont recours à des protections périodiques ! Aujourd’hui, et quelques mois seulement après une première alerte,  l’association française “60 millions de consommateurs” confirme que des substances toxiques (ndrl : des pesticides) ont bien été retrouvées dans les tampons et serviettes hygiéniques pour femmes. Dans son dernier numéro, celui qui porte le numéro 513 (actuellement en kiosques), la célèbre association de consommateurs se veut toutefois un peu rassurante puisqu’elle évoque des taux faibles. Pour autant, et parce que le risque zéro n’existe pas, elle réclame une réglementation.

Les tests effectués ont permis de révéler “des résidus de substances potentiellement toxiques” dans cinq des onze références de tampons analysées. Ont ainsi été décelés des traces de dioxines (polluants industriels) dans des références de marques O.B et Nett et des résidus de dérivés halogénés (sous-produits liés aux traitements des matières premières) dans une référence de marque Tampax.

Des analyses qui ont aussi permis de détecter la présence de glyphosate (la substance active de l’herbicide Round up !) dans une référence de protège-slip et des résidus de la famille des pesticides organochlorés et pyréthrinoïdes (insecticides) dans une référence de serviettes hygiéniques Always.

60 millions de consommateurs réclame donc à juste titre que la liste de tous les composés d’un tampon ou d’une serviette figure obligatoirement sur l’ensemble des emballages.


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Ce n’est pas la première qu’on tente de nous alerter à ce sujet. Fin octobre une étude réalisée par l’EMISA (Université Argentine de La Plata) allait dans le même sens.

«Les résultats de ces recherches sont très inquiétants. Quand on utilise des gazes et du coton pour guérir des blessures, où pour un usage intime, on croit qu’il s’agit de produits stérilisés et, en fait, ils sont contaminés avec une substance cancérogène» avait alors prévenu l’un des auteurs de l’étude, le docteur Medardo Avila Vazquez.

Edit et mise à jour :  en réaction à cet article, une de nos fidèles lectrice (ndrl : Nathalie)

a tenu nous rappeler qu’il existait d’autres alternatives aux tampons et serviettes hygiéniques en achetant par exemple une CUP , un appareil de protection hygiénique féminine vendu notamment dans les magasins bio. Un système économique et réutilisable, dont elle déplore l’absence de publicité car elle ferait perdre beaucoup d’argent aux grands lobbings! !!

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Au mois de juin dernier on apprenait que Lauren Wasser, une star des podiums américains, avait dû être amputée d’une jambe après avoir été victime une infection provoquée par le port d’un tampon hygiénique.

Agée d’à peine 24 ans et alors qu’une superbe carrière s’offrait à elle, la jeune femme a été victime de ce que l’on appelle : le syndrome du choc toxique.

Il s’agit une infection rare et aiguë, potentiellemenet mortelle et qui est causée par une toxine bactérienne qui pénètre dans la circulation sanguine à la suite d’une infection par un agent pathogène (source). Les femmes qui utilisent des tampons peuvent en être victimes.

Après avoir frôlé la mort, la jeune femme a été touchée par la gangrène et sa jambe droite a du lui être amputée. Victime d’une très forte fièvre, les médecins avaient d’abord pensé à une simple grippe.

Des faits qui se sont déroulés il y a 3 ans déjà mais qui sont revenus la une des médias après que Lauren Wasser ait décidé de mener un combat afin de mieux informer les femmes sur les risques encourus “Vous savez que la cigarette peut vous tuer alors si vous en consommez, c’est votre choix. Si j’avais su que je risquais un syndrome de choc toxique, jamais je n’aurais utilisé de tampons… Ce produit a détruit ma vie.”

Depuis une pétition est en ligne. Une jeune française, dont l’action est soutenue par l’association “60 millions de consommateurs”, réclame que Tampax dévoile la composition de ses tampons hygiéniques.

A juste titre, elle s’étonne de ne trouver aucune information sur la composition des produits. Dans sa pétition en ligne elle réclame à Procter&Gamble, la multinationale qui a créé la marque Tampax, de faire apparaître la composition des tampons Tampax sur leurs emballages afin que toutes les utilisatrices, françaises et européennes, sachent ce qu’elles mettent durant leurs périodes menstruelles. Cette pétition est accessible en cliquant ici

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