La Grande Librairie fait sa rentrée littéraire ce mercredi 2 septembre 2026 : voici les invités !

La Grande Librairie fait sa rentrée littéraire ce mercredi 2 septembre 2026 : voici les invités ! Ce soir Augustin Trapenard ouvre la saison 19 avec un plateau dense, entre fidèles de la rentrée et nouvelles voix. C’est le rendez-vous habituel des lecteurs : 1h35 de conversations autour des livres qui arrivent en librairie, sans autre mot d’ordre que le plaisir de lire et de transmettre. L’émission est aussi disponible en replay sur la plateforme France.TV.

« La grande librairie » du 2 septembre 2026
capture écran FTV

Un plateau de rentrée : cinq auteurs, cinq univers

Augustin Trapenard reçoit Amélie Nothomb, Yannick Haenel, Luz, Anne Godard et Thélyson Orélien. Le fil conducteur n’est pas un thème unique, mais la diversité de la rentrée : conte cruel, hommage aux profs, mémoire des attentats, secrets de famille et odyssée migratoire.

Amélie Nothomb – L’adolescence du perroquet (Albin Michel)

Amélie Nothomb revient, comme chaque année depuis plus de trois décennies. Son 35e roman raconte Alban, chroniqueur radio solitaire, qui recueille un gris du Gabon nommé Jo. L’oiseau, intelligent et bavard, devient d’abord un compagnon, puis un despote à l’adolescence. C’est un conte cruel sur l’amour non réciproque, la parentalité et la difficulté d’aimer sans être aimé en retour. Nothomb en a déjà fait l’un des titres les plus visibles de cette rentrée

Yannick Haenel – La solitude des professeurs est infinie (Gallimard)

Ancien professeur de français pendant plus de quinze ans, Haenel signe un roman nourri de son expérience. On y suit Jean Deichel, jeune agrégé qui débarque dans un collège de Mantes-la-Jolie dans les années 1990. Entre vocation, précarité, moments de grâce en classe et sentiment d’abandon, le livre est à la fois un récit d’initiation et un hommage aux enseignants. Les fantômes de Samuel Paty et Dominique Bernard planent sur le texte.

Luz – Un diamant dans les gravats (Stock)

Premier récit littéraire du dessinateur, ancien de Charlie Hebdo. Luz passe une nuit dans le Centre Pompidou en chantier, vidé de ses œuvres. Les caisses, les murs nus et les absences deviennent le prétexte d’une déambulation intérieure. Le livre parle de reconstruction après le 7 janvier 2015, de mémoire, d’art et de spectres. Un texte pudique, entre récit et dessins, qui transforme les ruines en espace de création.

Anne Godard – Nous aussi (Actes Sud)

Troisième roman en vingt ans pour Anne Godard. Une grande famille bourgeoise du Quartier latin vit en phalanstère dans un immeuble cossu. Le « on » et le « nous » écrasent le « je ». Un drame et un secret enfoui fissurent le vernis. Godard dissèque l’entre-soi, le déni et la violence muette avec une écriture tendue et pudique. L’un des textes les plus remarqués de cette rentrée.

Thélyson Orélien – C’était ça ou mourir (Grasset)

Premier roman d’un auteur québécois d’origine haïtienne, déjà traduit dans une vingtaine de langues. Jonas Dorléon, professeur d’histoire à Port-au-Prince, fuit les gangs. Son périple le mène de la République dominicaine au Brésil, au Mexique, aux États-Unis puis au Canada via le chemin Roxham. Le livre donne un visage et une langue à ceux que l’on réduit souvent à des statistiques. Une odyssée de survie, de dignité et de langue de l’exil.

Les autres rendez-vous de l’émission<:h2>

Comme souvent, La Grande Librairie sort du plateau. Cette semaine, l’équipe se rend à la librairie Page et Plume à Limoges pour une sélection de littérature étrangère. Côté « Si on lisait à voix haute », Salomé Joby, finaliste de la saison précédente, lit un extrait de L’Odyssée au musée de Montmartre. Le texte d’Homère connaît un regain d’intérêt depuis l’adaptation cinématographique de Christopher Nolan.

Pourquoi regarder ce soir

La rentrée littéraire 2026 commence vraiment ce mercredi. Nothomb reste un phénomène de ventes, Haenel parle d’un métier en crise, Luz transforme un trauma collectif en geste littéraire, Godard interroge les non-dits des milieux privilégiés et Orélien impose une voix nouvelle sur la migration. Le format de l’émission — conversations longues, extraits, regards de libraires — permet d’aller au-delà des résumés de quatrième de couverture.

Alors, si vous cherchez par où commencer votre pile de rentrée, ce plateau donne déjà cinq pistes très différentes. Bonne lecture, et bon visionnage.

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