Un garçon de 11 ans meurt de la rage après un contact nocturne avec une chauve-souris au Canada


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Un garçon de 11 ans meurt de la rage après un contact nocturne avec une chauve-souris au Canada . Un drame tragique et rarissime vient de rappeler à quel point la rage reste une maladie mortelle, même dans les pays où elle est presque éradiquée chez les humains.

Un garçon de 11 ans meurt de la rage après un contact nocturne avec une chauve-souris au Canada
Feminactu/xIA

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Selon un rapport de cas publié fin juin 2026 dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ), un garçon de 11 ans, originaire de l’Ontario, est décédé des suites d’une infection à la rage contractée après avoir été réveillé en pleine nuit par une chauve-souris posée sur son visage.

L’incident s’est produit à l’été 2024, lors d’un séjour en famille dans un chalet du nord de l’Ontario. Le jeune garçon s’est réveillé brutalement : une chauve-souris reposait sur son nez et sa bouche. Il l’a chassée d’un geste, son père l’a attrapée avec une casserole et l’a relâchée dehors. Aucun signe visible de morsure ou de griffure n’a été constaté sur son visage. La chauve-souris ne présentait pas de comportement anormal apparent. Convaincus qu’il n’y avait pas de risque, les parents n’ont pas consulté de médecin.

Dix-neuf jours plus tard, les premiers symptômes sont apparus : des picotements et un engourdissement progressif du côté droit du visage, suivis d’un gonflement facial, d’une perte d’appétit et de difficultés à avaler. Initialement pris pour une paralysie faciale de Bell ou une infection herpétique, le garçon a reçu des traitements antiviraux et des corticoïdes. Son état s’est rapidement aggravé : fièvre élevée, confusion, hallucinations visuelles, paralysie des nerfs crâniens et hypersalivation.


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Hospitalisé en urgence, il a été transféré en unité de soins intensifs pédiatriques, intubé et placé sous ventilation. Le diagnostic de rage a été confirmé par un test PCR sur la salive au quatrième jour d’hospitalisation. Le virus identifié était une variante associée aux chauves-souris. Malgré les soins intensifs, l’état neurologique du garçon s’est détérioré inexorablement. Il est décédé paisiblement dix-sept jours après son admission, entouré de sa famille.

Ce cas constitue le premier décès par rage d’origine locale signalé en Ontario depuis 1967. Au Canada, seuls 28 cas humains de rage ont été recensés depuis 1924, grâce aux campagnes de vaccination des animaux domestiques et sauvages.

La rage : une maladie presque toujours fatale une fois déclarée

La rage est une infection virale qui attaque le système nerveux central. Transmise principalement par la salive d’un animal infecté (morsure, griffure ou contact avec les muqueuses), elle progresse silencieusement pendant une période d’incubation qui peut varier de quelques jours à plusieurs mois. Une fois les symptômes neurologiques apparus, le taux de mortalité approche les 100 %. Il n’existe aucun traitement curatif efficace une fois la maladie déclarée.Les chauves-souris sont le principal réservoir de rage en Amérique du Nord. Contrairement à une idée reçue, un contact direct avec une chauve-souris — même sans blessure visible — est considéré comme une exposition à haut risque. Les morsures ou griffures peuvent être minuscules, indolores et passer inaperçues, surtout chez un enfant endormi.Un appel à la vigilanceLes auteurs du rapport insistent : toute personne en contact direct avec une chauve-souris doit immédiatement contacter les autorités de santé publique. Une prophylaxie post-exposition (PPE) — associant nettoyage de la plaie, immunoglobulines antirabiques et série de vaccins — est extrêmement efficace si elle est administrée avant l’apparition des symptômes. Elle peut même être différée de quelques heures le temps d’évaluer le risque ou de tester l’animal, lorsqu’il est possible de le faire rapidement.Ce drame tragique met en lumière un manque de sensibilisation : beaucoup de gens pensent encore que seul un animal manifestement agressif ou malade représente un danger. Or, une chauve-souris rabique peut sembler tout à fait normale.

Que faire en cas de contact avec une chauve-souris ?

Laver immédiatement et abondamment toute plaie ou zone de contact avec de l’eau et du savon pendant au moins 15 minutes.
Contacter sans délai les services de santé publique ou un centre antipoison de votre région.
Ne pas relâcher l’animal si possible (il peut être testé).
Ne jamais manipuler une chauve-souris à mains nues.

La rage est une maladie évitable. Ce cas canadien, bien que rarissime, constitue un rappel cruel : face à une chauve-souris, mieux vaut toujours consulter plutôt que de prendre le risque. La vie d’un enfant en dépend parfois.


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