Créatine et cancer : ce que disent vraiment les études scientifiques récentes


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La créatine, ce supplément star des sportifs pour la prise de muscle et la performance, fait soudainement parler d’elle dans les médias depuis quelques jours. Une étude de l’UCLA publiée en 2026 relance le débat : la créatine pourrait-elle aider le système immunitaire à lutter contre le cancer ? Ou au contraire présenter des risques ? Voici un décryptage clair et nuancé des données actuelles.

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Feminactu/AI

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Qu’est-ce que la créatine ?

La créatine est un composé naturellement produit par le corps (principalement dans le foie, les reins et le pancréas) à partir des acides aminés arginine, glycine et méthionine. On la trouve aussi en quantité dans la viande rouge, le poisson et les fruits de mer. Elle agit comme une « batterie énergétique » rapide dans les cellules musculaires et nerveuses en se transformant en phosphocréatine, qui régénère l’ATP (la monnaie énergétique de la cellule).

En complément (généralement sous forme de créatine monohydrate), elle est très étudiée et largement utilisée depuis des décennies pour améliorer les performances en force et en puissance. Sa sécurité à doses standard (3-5 g/jour après une phase de charge optionnelle) est bien établie chez les personnes en bonne santé.

L’étude UCLA de 2026 : la créatine booste les cellules immunitaires anti-cancer


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C’est cette étude qui explique l’actualité récente. Publiée dans la revue iScience (mars/juin 2026) par l’équipe de la professeure Lili Yang à l’UCLA, elle montre que la créatine joue un rôle positif sur les cellules dendritiques, des sentinelles clés du système immunitaire.

Points clés de l’étude

  • Les cellules dendritiques infiltrant les tumeurs surexpriment le transporteur de créatine (CrT/Slc6a8) pour capter plus de créatine dans l’environnement pauvre en nutriments des tumeurs.
  • Sans ce transporteur (expériences chez la souris knockout), les cellules dendritiques survivent moins bien, s’activent moins et stimulent moins efficacement les lymphocytes T tueurs (CD8+).
  • En complémentant des souris porteuses de mélanome par injections quotidiennes de créatine, les chercheurs ont observé un ralentissement significatif de la croissance tumorale, une augmentation du nombre et de l’activation des cellules dendritiques dans la tumeur, et une meilleure production de signaux attractifs pour d’autres cellules immunitaires.
  • Sur des cellules dendritiques humaines en culture, la créatine améliore aussi leur activation et leur capacité à stimuler les lymphocytes T contre des cibles cancéreuses.

Cette étude complète un précédent travail du même laboratoire (2019) montrant que la créatine booste également les lymphocytes T tueurs directement.

Interprétation prudente : Ces résultats sont prometteurs pour renforcer l’immunothérapie (qui ne marche bien que chez 20-40 % des patients). La créatine pourrait « nourrir » l’infrastructure immunitaire anti-tumorale. Cependant, il s’agit d’études précliniques (souris et cellules humaines en tube à essai). Aucune donnée clinique chez des patients n’existe encore pour confirmer un bénéfice thérapeutique. L’équipe UCLA prévoit des essais cliniques prospectifs.

L’étude observationnelle NHANES 2025 : un apport alimentaire plus élevé associé à un risque de cancer légèrement réduit

Une autre étude publiée en janvier 2025 dans Frontiers in Nutrition a analysé les données de plus de 25 800 adultes américains (enquête NHANES 2007-2018). Elle a trouvé une association linéaire négative entre l’apport alimentaire en créatine (estimé via la consommation de viande/poisson) et la prévalence de cancer autodéclarée.

Résultats principaux :

– Chaque augmentation d’un écart-type de l’apport en créatine était associée à une réduction de 5 % du risque de cancer (OR ajusté = 0,95).

– L’association était plus marquée chez les hommes, les personnes en surpoids et les plus de 52 ans.

– Le risque de cancer augmentait fortement avec l’âge (comme attendu).

Limites importantes : Il s’agit d’une étude observationnelle (corrélation, pas causalité). Les données alimentaires sont autodéclarées (biais de mémoire possible). Les personnes ayant eu un cancer ont pu modifier leur alimentation (moins de viande rouge). D’autres nutriments présents dans la viande pourraient expliquer une partie de l’effet. Les compléments de créatine n’ont pas été pris en compte.

Le rôle de la créatine dans le cancer : un tableau complexe

Des études antérieures ont montré des résultats contradictoires :

– Certaines suggèrent un effet suppresseur sur la croissance tumorale (surtout dans des modèles sous-cutanés).
– D’autres (notamment une étude de 2021 dans Cell Metabolism) indiquent que la créatine peut favoriser l’invasion et les métastases dans certains cancers (côlon, sein, pancréas) dans des modèles orthotopiques chez la souris.

Une revue de 2022 résume bien la situation : la créatine a « deux visages » selon le contexte (type de cancer, stade,

Chez les patients atteints de cancer, les essais cliniques sur la supplémentation (souvent combinée à de l’exercice) montrent généralement :

– Peu ou pas d’effet supplémentaire sur la masse musculaire, la force ou la qualité de vie.

– Une réduction modeste de la masse grasse dans certaines méta-analyses.

– Un bon profil de sécurité (pas d’effets indésirables majeurs rapportés, fonction rénale stable dans les études disponibles).

Conclusion et précautions

Les données récentes sont encourageantes sur le plan immunologique, mais elles restent préliminaires. La créatine n’est ni un traitement contre le cancer, ni un facteur de risque prouvé chez l’humain. L’apport alimentaire naturel (via une alimentation équilibrée riche en protéines animales de qualité) semble plutôt associé à des signaux positifs, tandis que les effets des compléments nécessitent encore des essais cliniques rigoureux.Important : Si vous êtes en traitement contre un cancer, en rémission ou à risque, ne commencez jamais une supplémentation sans en parler à votre oncologue ou médecin traitant. La créatine peut interagir avec certains traitements ou conditions (problèmes rénaux, par exemple).La science avance vite sur ce sujet passionnant. Restons prudents et suivons les futures études cliniques chez l’humain.

Sources principales :UCLA study (iScience, 2026) : newsroom.ucla.edu – NHANES study (Frontiers in Nutrition, 2025) – Revue « The two sides of creatine in cancer » (Trends in Cell Biology, 2022) – Article rédigé en collaboration avec Grok, l’IA développée par xAI.

⚠️ Rappel important : Cet article est publié à titre informatif uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil médical, un diagnostic ou une prescription. Les informations qu’il contient ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. Pour toute question concernant votre santé, consultez toujours votre médecin ou un spécialiste qualifié. ⚠️


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