« Sur le front » du 24 octobre 2021 : ce dimanche soir « Sauvons nos plantes : elles disparaissent ! »


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« Sur le front » du 24 octobre 2021. Ce dimanche soir sur France 5 nouveau numéro inédit du magazine « Sur le Front » (format linéaire et digital). Rendez-vous dès 20h55 sur la chaîne ou en avant-première puis en replay sur France.TV.

« Sur le front » du 26 septembre 2021
France Télévisions/FTV

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Le thème de ce nouveau numéro « Sauvons nos plantes : elles disparaissent ! »

« Sur le front » du dimanche 24 octobre 2021 : sommaire et reportages

Dans ce nouvel épisode de Sur le front (format linéaire et digital), Hugo Clément nous emmène à la rencontre des combattant(e)s qui se mobilisent pour la préservation de nos plantes.

Éditorial d’Hugo Clément – Journaliste

Lorsque l’on évoque les espèces qui disparaissent sur terre, on pense immédiatement aux rhinocéros d’Afrique ou aux ours polaires, mais rarement aux plantes. Alors que des espèces végétales sont en danger au pied de chez nous.
Non seulement ces espèces forment des fleurs magnifiques, mais elles sont surtout essentielles à nos écosystèmes : premier maillon de la chaîne alimentaire, régulatrices naturelles ou productrices d’oxygène. Il faut les préserver.


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Pour certaines d’entre elles, il est déjà trop tard : la violette de Cry, qui ne vivait que dans l’Yonne, s’est éteinte définitivement. Elle a disparu de notre planète. Si nous n’agissons pas rapidement, des dizaines d’autres pourraient suivre. Rien qu’en France métropolitaine, 700 espèces végétales sont aujourd’hui menacées. Dérèglement climatique, raréfaction des terres, cueillette intensive, prolifération d’espèces invasives, à travers notre enquête, j’ai réalisé que la majorité des causes du recul des plantes est d’origine humaine.

J’ai été impressionné de découvrir qu’autant de citoyens se battent, aux quatre coins de la France. Thierry Andrieu surveille les somptueux sabots de Vénus comme on veillerait sur une œuvre d’art. Laureen Keller se bat pour que l’emblématique astragale de Marseille prospère à nouveau dans les Calanques et qu’elle ne soit pas étouffée par les espèces envahissantes. Nicolas Puech, apiculteur dans les Pyrénées, envoie des graines par courrier dans tout le pays. Il veut tous nous inciter à planter des fleurs des champs chez nous pour que les abeilles puissent butiner.

Surtout, j’ai découvert des histoires fascinantes ! Saviez-vous qu’à Brest un botaniste a réussi à ressusciter une plante ? Stéphane Buord a pu faire renaître la Cylindrocline grâce aux biotechnologies et au clonage alors qu’en 1990 cette espèce était considérée comme éteinte. Nous avons pu suivre la réintroduction de cette miraculée dans son milieu d’origine à l’île Maurice. Un message d’espoir comme on aimerait en filmer plus souvent.

Nous pouvons tous contribuer à la sauvegarde d’espèces menacées, en plantant des fleurs locales. Commençons par fleurir nos balcons et nos jardins avec des coquelicots ou des bleuets.

Séquences exceptionnelles

Des gardes surveillent les sabots de Vénus dans les Cévennes comme s’ils protégeaient les derniers rhinocéros

lle peut sûrement prétendre être la fleur sauvage la plus spectaculaire de France, cette orchidée d’un jaune vif qui piège les abeilles dans son sabot. Son risque de disparition est tellement élevé qu’elle est désormais protégée. Sa cueillette est interdite et des gardes la surveillent en pleine forêt pendant la floraison.

Des bénévoles marseillais s’arment de pioches pour sauver l’astragale des Calanques

Approche surprenante dans les Calanques où sauver une espèce commence par… en arracher d’autres ! Une nécessite qui mobilise l’énergique Laureen Keller. Cette botaniste du Parc national des Calanques, avec l’aide de bénévoles, retire les espèces invasives qui empiètent sur le terrain de l’astragale afin que de jeunes plants puissent prolonger cette variété.

La police de l’environnement verbalise l’ancrage dans les herbiers de posidonie des Calanque

Ces herbes marines sont victimes des bateaux de plaisance. Une ancre jetée sur la posidonie peut détruire jusqu’à 1 000 mètres carrés. Des images consternantes apportent la preuve d’aires sous-marines ravagées et zébrées de larges cicatrices. Dans les zones les plus touristiques, les herbiers disparaissent à une telle vitesse que l’État a pris une décision radicale. Désormais, jeter l’ancre dans les herbiers de posidonie est passible de 150 000 euros d’amende et d’un an de prison pour les plus gros bateaux, ceux de plus de 20 mètres. Les équipes de la gendarmerie maritime ont commencé cet été à verbaliser les embarcations en infraction… Une vaste entreprise de sensibilisation est nécessaire car la majorité des contrevenants ne se sent pas du tout concernée par la fragilité du poumon de la mer.


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