Insuffisance respiratoire : un pas vers une technique non invasive


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L’insuffisance respiratoire correspond à l’incapacité d’assurer une oxygénation et une élimination du dioxyde de carbone correcte. En effet, l’oxygène de l’air n’est plus capté en quantité suffisante lorsque l’on inspire et de même, le dioxyde de carbone n’est plus rejeté en quantité suffisante.

Insuffisance respiratoire : un pas vers une technique non invasive
CC0 Public Domain/Pixabay

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L’insuffisante respiratoire peut être passagère ou chronique

On parle d’insuffisance respiratoire aigüe lorsque le patient doit être immédiatement oxygéné. C’est alors une urgence médicale absolue car dans ce cas le pronostic vital est engagé. La personne qui en est atteinte est essoufflée quand elle fait un effort même léger et parfois même au repos lorsque cette dernière est avancée. Elle peut également tousser de façon répétée, se sentir continuellement fatiguée, avoir du mal à se remettre des virus saisonniers..

Selon la gravité, une insuffisance respiratoire peut être un véritable handicap dans la vie quotidienne avec des capacités physiques diminuées, un encombrement des voies respiratoires, des difficultés à se nourrir, des bronchites chroniques, des maux de têtes, des suées, une accélération du rythme cardiaque…

Dans le cas d’une insuffisance respiratoire chronique, elle persiste mais ne s’améliore pas, l’organisme adapte sa capacité d’oxygénation du sang et ce n’est pas sans conséquences. Le patient se retrouve très vite dans un cercle vicieux. En effet, la personne essoufflée diminue naturellement son activité physique. Par conséquent, elle aura de plus en plus de mal à faire des efforts ce qui provoque un essoufflement.


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Insuffisance respiratoire : des causes multiples

Les causes sont multiples et ne sont les mêmes si elle est chronique ou aigüe.

L’insuffisance respiratoire chronique peut être la conséquence de maladies pulmonaires comme la bronchopneumopathie chronique qui est une maladie des bronches due à une inflammation et une obstruction permanente et progressive des bronches. La mucoviscidose, maladie génétique qui touche les bronches, entraîne aussi une insuffisance respiratoire chronique

Il y a des facteurs qui aggravent cette maladie comme le tabac ou encore la pollution atmosphérique.

Une insuffisance aigüe peut être due à un polluant, une crise d’asthme sévère ou encore une infection pulmonaire comme la pneumonie par exemple.

Comment lutter ?

Pour lutter contre une insuffisance respiratoire, il existe des traitements. Ils soulagent le patient mais ne le guérissent pas. Les médicaments permettent de diminuer les symptômes et de ralentir la progression de la maladie.

Dans les cas les plus avancés dans la maladie, les traitements médicamenteux ne suffisent plus. Il faut par conséquent leur apporter de l’oxygène pratiquement 24 heures sur 24. C’est ce qu’on appelle l’oxygénothérapie. Le patient reste chez lui. Des séances de rééducation auprès d’un kiné peuvent être prescrites en complément. Il s’agit de rééducation musculaire et respiratoire.

Dans le cas d’une insuffisance respiratoire aigüe, il y a des symptômes visibles. Le patient peut être cyanosé, agité…à cause du manque excessif d’oxygène dans le sang. Il faut prendre en charge ces personnes de façon urgente en leur apportant de l’oxygène soit à l’aide d’un masque ou par les voies nasales. Ces personnes sont généralement admises dans le service de réanimation des hôpitaux.

Si toutefois, ce n’est pas suffisant, il faut alors avoir recours à un traitement dit invasif appelé ventilation mécanique. Dans ce cas, une sonde d’intubation est introduite par la bouche puis glissée vers la trachée. cette sonde est ensuite reliée à un appareil comme un respirateur par exemple.. Cette opération se fait sous anesthésie si besoin.

Parfois, on a recours à une trachéotomie c’est-à-dire qu’on incise la trachée pour y introduire un tube appelé canule.

Dans ces deux cas, l’objectif est de pallier le manque d’oxygène mais ce n’est pas sans risques.. en effet, il peut y avoir des complications.

Il peut y avoir des effets immédiats comme un traumatisme dentaire, un bronchospasme c’est-à-dire une contraction du poumon qui entraîne l’obstruction des voies respiratoires, un laryngospasme qui est une contraction musculaire qui rapproche les cordes vocales et qui obstrue les voies respiratoires, un trouble du rythme cardiaque.

Un peu après, le patient peut avoir des lésions des cordes vocales ou encore une pneumopathie nosocomiale qui est une infection pulmonaire apparaissant dans les premiers jours……

Le corps du patient intubé réagit et utilise plus d’énergie ce qui agit directement sur les muscles ‘qui fondent”. c’est ce qui explique que ces patients peuvent avoir du mal à marcher par la suite.

Il y a d’autres complications comme une insuffisance rénale ou des problèmes de thrombose vasculaire qui est l’obstruction d’une veine ou d’une artère par un caillot……

Un pas vers une technique non invasive

Des chercheurs japonais ont essayé une autre approche qui s’avère réellement prometteuse. Cette nouvelle technique a été testée sur des souris, des rats et des porcs qui ont été mis en insuffisance respiratoire et à qui on a administré un liquide contenant de l’oxygène par le rectum. Cela agit comme un lavement. Ces animaux ont vu leur oxygénation sanguine s’améliorer et n’avaient plus de signes de détresse respiratoire.

Les résultats sont prometteurs. En effet, en plus d’être efficaces, cette technique ne présente pas d’effets secondaires et nécessite moins de produits que lors d’une intubation, moins de matériel couteux et moins de personnel.

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