De l’espoir pour les patients atteints d’un cancer du rectum localement avancé


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De l’espoir pour les patients atteints d’un cancer du rectum localement avancé. Le Pr. Thierry Conroy, oncologue spécialiste des cancers digestifs et Directeur Général de l’Institut de Cancérologie de Lorraine, publie les résultats de l’étude PRODIGE 23, promue par Unicancer, dans le Lancet Oncology.

cancer du rectum
Pixabay

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Cancer du rectum : enfin de nouvelles perspectives pour les patients

Depuis 2004, aucune avancée majeure n’a marqué la prise en charge des cancers du rectum localement avancés. Enfin, en voici une ! Nous sommes heureux d’apporter de nouvelles perspectives aux patients : amélioration de la survie sans réapparition du cancer, réduction significative de l’apparition de métastases et une réduction des effets indésirables. Bien que n’ayant pas encore un recul suffisant pour une conclusion définitive, des signes extrêmement encourageants laissent présager une nette augmentation de la survie à plus long terme.

Un nouveau protocole avec une chimiothérapie en deux temps

A la différence de la stratégie classique consistant en une chimiothérapie entièrement effectuée après l’opération, dans le nouveau protocole, la moitié de la chimiothérapie est effectuée avant l’opération, et l’autre moitié après. La durée totale de traitement reste identique, mais l’ordre des traitements a été modifié, et la chimiothérapie préopératoire renforcée (4 agents anticancéreux au lieu de 3).

Des bénéfices patients avérés

·Une amélioration de la survie sans rechute de 31%


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·Une diminution du risque de survenue de métastases de 36%

·Moins de complications graves postopératoires et aucune mortalité opératoire

·Une meilleure tolérance de la chimiothérapie postopératoire

L’étude PRODIGE 23

Cette étude, menée chez des patients avec un diagnostic récent de cancer du rectum localement avancé (stades II ou III), valide une stratégie de chimiothérapie première par FOLFIRINOX (acronyme pour acide folinique, 5-fluorouracile, irinotécan, et oxaliplatine) en amont de la radiochimiothérapie préopératoire de référence. Cette étude de phase III, nationale, randomisée, multicentrique et comparative, a été rendue possible par le partenariat de quatre groupes de recherche, ceux de l’intergroupe PRODIGE (FFCD, GERCOR, UNICANCER Gastrointestinal), et un groupe de recherche dédié au cancer du rectum, le GRECCAR. Elle a été financée par le ministère de la Santé, l’Institut national du Cancer (PHRC 2012), la Ligue Nationale contre le cancer et Unicancer.

L’étude PRODIGE 23 a évalué l’efficacité d’une polychimiothérapie utilisée en premier traitement, le FOLFIRINOX suivie du traitement pluridisciplinaire de référence consistant en une radiochimiothérapie préopératoire, puis d’une chirurgie retirant la tumeur avec exérèse totale du mésorectum et enfin une chimiothérapie adjuvante. Cette étude a inclus 461 patients issus de 35 hôpitaux français, dont 12 Centres de Lutte Contre le Cancer, de juin 2012 à juin 2017. Il s’agissait de patients sans traitement antérieur, atteints de tumeurs assez avancées, mais opérables, et sans métastases à distance.

Titre :
Neoadjuvant chemotherapy with FOLFIRINOX and preoperative chemoradiotherapy for patients with locally advanced rectal cancer (UNICANCER-PRODIGE 23): a multicentre, randomised, open-label, phase 3 trial

Auteurs :
Thierry Conroy, Jean-François Bosset, Pierre-Luc Etienne, Emmanuel Rio, Éric François, Nathalie Mesgouez-Nebout, Véronique Vendrely, Xavier Artignan, Olivier Bouché, Dany Gargot, Valérie Boige, Nathalie Bonichon-Lamichhane, Christophe Louvet, Clotilde Morand, Christelle de la Fouchardière, Najib Lamfichekh, Béata Juzyna, Claire Jouffroy-Zeller, Eric Rullier, Frédéric Marchal, Sophie Gourgou, Florence Castan, Christophe Borg pour les groupes UNICANCER Gastrointestinal et Partenariat de Recherche en Oncologie DIGEstive (PRODIGE).
Lancet Oncology 2021, volume 22, numéro 5

À PROPOS DU CANCER COLORECTAL

L’agence Santé publique France (anciennement Institut de Veille Sanitaire) a estimé en 2018, en France, à 43 336 le nombre de nouveaux cas annuels de cancer colorectal et à 17 117 le nombre de décès par an. Ces chiffres placent le cancer colorectal au 3ème rang des tumeurs les plus fréquentes chez l’homme et au 2ème chez la femme. Le taux de survie à 5 ans tous stades confondus est de 63%.

Un programme de dépistage organisé, relancé récemment avec l’opération Mars bleu, est proposé en France à toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans. Le cancer du rectum représente environ 35% des cancers colorectaux et touche annuellement 125 000 personnes par an dans l’Union européenne et 15 000 personnes en France.

Pour en savoir plus : www.unicancer.fr

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