Sida : 41% des jeunes français se font rarement dépister


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Les jeunes n’ont pas toujours les pratiques préventives nécessaires pour se protéger des IST, comme le port du préservatif ou le dépistage. En cause : les idées reçues bien trop présentes autour du virus du sida et de sa transmission.

Le samedi 1er décembre 2018 est la journée mondiale de lutte contre le sida. A cette occasion le laboratoire Terpan, distributeur français de préservatifs engagé en prévention contre les IST/MST, est parti à la rencontre de plus de 600 jeunes français de 17 à 29 ans à travers toute la France pour connaître leur rapport face aux infections sexuellement transmissibles et aux comportements à risques.

Pixabay

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Recrudescence des IST en France

Un malade sur quatre ignorerait qu’il est atteint de la maladie selon un rapport de l’Onusida. Aussi, Santé Publique France alerte sur la forte recrudescence chez les jeunes des infections sexuellement transmissibles en France dans une enquête publiée en juillet dernier. Alors comment expliquer ce phénomène de recrudescence ?

Malgré les campagnes de sensibilisation, de prévention et l’incitation aux dépistages de ces dernières années, seulement 27% des jeunes utilisent un préservatif à chaque relation, 53% l’utilisent jusqu’aux résultats du test de dépistage, 15% jamais (dont 11% répondent parce que les deux partenaires sont sous contraceptif ) et 5% uniquement la 1er fois.

35% des répondants du sondage Terpan estiment ne pas être suffisamment ou pas du tout informés. Ce que confirme Kamal Yahiaoui, Président du laboratoire Terpan : « Les jeunes d’aujourd’hui sont très mal informés et surtout n’ont plus peur du Sida. Ils ont retenu que l’on peut vivre avec le VIH et que pris à temps et bien traitée la charge virale pourrait même devenir indétectable ! ».

Les idées reçues, ce fléau

Malgré des campagnes de communication, de sensibilisation, les idées reçues autour du VIH persiste. 19% des sondés pensent que le VIH peut être transmis par les moustiques, 8% par la salive, 4% en s’asseyant sur des toilettes publiques. Ces préjugés restent minoritaires mais n’en sont pas moins révélateurs des lacunes des jeunes et de l’importance de la prévention. Interrogés sur les moyens de protection, ils sont 4% à affirmer que les contraceptifs (pilules, stérilet, implant) protègent des IST.

Sans oublier les préjugés liés au type de population. Plus de 48% des jeunes estiment que les IST/MST touchent surtout les homosexuelles, 12% les bisexuelles et seulement 8% des répondants estiment que tout le monde peut être touché par la maladie.

A la question, à prise de risque égale, les femmes et les hommes sont-ils égaux face au VIH, 18% des jeunes estiment que les femmes ont plus de chance de contracter une IST/MST.

« 85.9% des répondants savent qu’il existe un traitement capable de contrôler le virus dans le corps, de rompre la chaîne de contamination mais 33% ignorent que le virus concerne tout le monde, toutes les générations, les hétérosexuels, les homosexuels, les hommes, les femmes » souligne Kamal Yahaoui.

La génération la plus touchée par les IST/MST selon les interrogés : 44% pensent que c’est leur génération, celle des 15-25 ans

Moi, même pas peur du Sida,…

Les jeunes n’ont plus peur du Sida. Il sont plus de 75% à ne jamais ou rarement se faire dépister. Quand on leur demande pourquoi ils font peu ou pas de dépistage, 80% des personnes interrogées estiment ne pas avoir pris de risques !

Tout aussi étonnant, 11% des répondants disent ne pas savoir où se rendre pour réaliser le test. Ils sont plus de 9% à répondre aussi ne pas préférer savoir par peur du résultat.

90% des jeunes interrogés estiment que le meilleur moyen pour être protéger des IST/MST est le préservatif. Et pourtant, plus de 34% des interrogés ont oublié une fois de mettre des préservatifs, plus de 22% au moins 5 fois, et 10% au moins dix fois.

Sans oublier les 15% de jeunes qui n’utilisent jamais de préservatifs. Les raisons : inconfortable pour plus de 33% des répondants, 15% n’en ont jamais le moment clé, 14% estiment que les préservatifs ne sont pas pratiques et 9% n’y pensent simplement pas.

Si ils estiment avoir été exposé à un risque de contracter une IST/MST, 8% ne font simplement RIEN.

« Le sida concerne tout le monde, toutes les générations, les hétérosexuels, les homosexuels, les hommes, les femmes. Nous avons la chance de vivre dans un pays où il est facile de na pas contracter le sida, il suffit d’utiliser le seul moyen efficace : le préservatif. Il en existe une multitude et il faut être attentif à trois choses : choisir la bonne taille, s’assurer que le préservatif a été testé électroniquement et ne pas négliger le lubrifiant qui réduit les risques de déchirures et améliore le confort », rappelle Kamal Yahiaoui, président du laboratoire Terpan.


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