Lymphoedeme, apres le cancer, une nouvelle épreuve pour des milliers de patientes


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À peine la bataille du cancer remportée, les patientes doivent se confronter au lymphœdème, une maladie qui touche près de 250 000 personnes en France et peut-être provoquée par les traitements reçus.

Pixabay

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Cette pathologie chronique et progressive est due à un dysfonctionnement du système lymphatique. Elle se caractérise par une accumulation de la lymphe dans les tissus entrainant l’apparition d’œdèmes (gonflement d’une partie du corps).

Parfois peu sensibilisées au sujet, ces patientes se retrouvent démunies face à une maladie qui rend la vie quotidienne très difficile et les coupe parfois de tout lien social.

Engagée pour améliorer la qualité de vie des patientes souffrant de lymphœdème post-cancer, SIGVARIS s’est rapprochée de l’association Lympho’Sport pour sensibiliser et aider les patientes.


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Le Lymphoedeme, une maladie chronique et progressive

On distingue deux types lymphœdèmes :

Le lymphœdème primaire lié à une malformation constitutionnelle du système lymphatique de cause inconnue ou de rares formes familiales. Il touche environ 8 000 personnes en France.

Le lymphœdème secondaire dû à la destruction ou à l’obstruction du réseau lymphatique après le
traitement d’un cancer ou à la suite d’un traumatisme. Il touche environ 250 000 personnes en France.

A la suite de certaines maladies comme le cancer du sein ou de l’utérus, après la radiothérapie ou l’ablation de ganglions, la lymphe ne peut plus circuler normalement et s’accumule dans une ou plusieurs parties du corps ce qui provoque un œdème important (jambe, bras, main, abdomen…).

Des symptômes très invalidants qui rendent difficile le quotidien des patientes

Dans le cas d’un lymphœdème, le membre atteint est parfois si volumineux qu’il est difficile de le bouger et donc de pratiquer des gestes, même les plus simples de la vie quotidienne, comme s’habiller.

Le handicap provoqué par les œdèmes ainsi que la thérapie associée génèrent souvent un mal-être chez les patientes qui sont peu informées sur les incidences des traitements du cancer.

“Une fois que l’on est en rémission, on a tendance à oublier les incidences du traitement sur notre corps. J’ai découvert le lymphœdème sans que l’on m’ait sensibilisée à la possibilité de développer ce type de pathologie. Cette maladie évolutive est très invalidante au quotidien notamment pour des gestes de tous les jours et elle peut également être douloureuse. Elle altère aussi le regard que nous avons sur notre corps.” Eléonore Piot, atteinte d’un lymphœdème secondaire des membres inférieurs suite à un cancer à l’âge de 36 ans.

Le traitement de référence du lymphœdème est la thérapie décongestive. Son but est d’accroître la circulation lymphatique et veineuse afin de réduire le volume de l’œdème, conserver ou rétablir la fonction et l’esthétique du membre atteint et prévenir les complications.

Les patientes doivent généralement bénéficier de soins de la peau, de drainages lymphatiques manuels par un kinésithérapeute, porter des bandages, et des produits de compression ou de contention.

Tout un arsenal thérapeutique qui n’est pas toujours facile à réaliser pour les patientes, qui ont besoin d’être accompagnées, du diagnostic jusqu’à la prise en charge.

L’association Lympho’Sport s’engage auprès des femmes atteintes de Lymphoedeme

Fondée en 2015 par Éléonore Piot, cette association aide les malades atteints de lymphœdème et de séquelles des traitements cancéreux à travers le sport.

La pratique d’une activité sportive adaptée et régulière est essentielle en termes de prévention secondaire et tertiaire en cancérologie, ainsi que pour une prise en charge complète du lymphœdème.

Des études réalisées ces 5 dernières années ont prouvé qu’il fallait bouger (mais pas n’importe
comment) et qu’une vie sédentaire augmentait les risques de récidives cancéreuses ainsi que les risques de lymphœdème.

Lympho’Sport a trois missions prioritaires :

– Informer sur le lymphœdème secondaire et sur les activités physiques adaptées ;
– Accompagner les patients à travers des activités physiques adaptées et des ateliers d’éducation thérapeutique à la douleur ;
– Créer un réseau autour du lymphœdème en diffusant aux patients toutes les informations sur le matériel, les dispositifs médicaux et les soins existants en participant à des conférences et des journées de sensibilisation.

De son côté, SIGVARIS, numéro un de la contention*, développe des solutions pour des situations médicales complexes comme le lymphœdème. Elle contribue ainsi à l’amélioration de la prise en charge et de la qualité de vie des patients.

Crédit/source : dossier de presse SIGVARIS

* Données IQVIA – Aout 2018. Les vêtements compressifs sont des dispositifs médicaux (directive 93/42 CE) fabriqués par SIGVARIS. Ils sont destinés au traitement du lymphœdème. Les conditions et les durées de port de ces vêtements compressifs sont à demander à votre professionnel de santé. Indications : lymphœdème primaire ou secondaire du membre inférieur et/ou supérieur en phase aigüe et en phase de maintien. Contre-indications : artériopathie oblitérante, insuffisance cardiaque décompensée, dermatose suintante ou eczématisée, intolérance aux matières utilisées. Ce dispositif est un produit de santé réglementé qui porte, au titre de cette réglementation, le marquage CE. Lisez attentivement la notice d’utilisation. Demandez conseil à votre professionnel de santé. Avril 2018. © Copyright by SIGVARIS