Maladie de Parkinson : les habitants des régions agricoles seraient plus menacés



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Cette semaine, et comme chaque année à la même époque, s’est déroulée la Journée Mondiale Parkinson. Pour l’occasion les comités France Parkinson ont organisé des conférences et rassemblements un peu partout en France et continueront d’ailleurs de le faire dans les prochaines semaines.

Cette journée est l’occasion de revenir sur les résultats d’une étude épidémiologique publiée qui suggère que les personnes vivant à proximité des propriétés agricoles ont un risque accru d’être atteints de la maladie.

Par le passé plusieurs études ont montré une association entre l’exposition professionnelle aux pesticides et la maladie de Parkinson (MP) parmi les agriculteurs, lesquels représentent la population la plus exposée à ces produits. Mais selon cette étude ils n’en seraient pas les seules « victimes ».  Les chercheurs ont en effet constaté que  l’incidence (nombre de nouveaux cas par an, ndrl) de la maladie était plus élevée chez les personnes habitant près des domaines agricoles,  notamment viticoles, « y compris après exclusion des agriculteurs de cette analyse »

L’étude avait d’ailleurs pour objectif de  déterminer si les personnes vivant dans des zones présentant des activités agricoles fortement utilisatrices de pesticides avaient un risque plus élevé de MP, même lorsqu’elles n’exercent pas le métier d’agriculteur.

Pour les chercheurs il est nécessaire pour ne pas dire indispensable de réduire l’exposition aux pesticides des agriculteurs et des riverains des cultures, notamment viticoles d’autant que le nombre de cas a doublé entre 1990 et 2015 .

Ces résultats doivent encore être confirmés par des études complémentaires afin de mieux caractériser le type d’exposition professionnelle et non professionnelle aux pesticides. Ils suggèrent que les régions avec certains types d’agriculture pourraient être plus particulièrement ciblées par ces études

La maladie de Parkinson est une maladie neuro-dégénérative caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones : les neurones à dopamine de la substance noire du cerveau. Ces neurones sont impliqués dans le contrôle des mouvements. Diagnostiquée en moyenne à 58 ans, la maladie de Parkinson touche plus de 200 000 personnes en France. Source France Parkinson

Notez que l’association France Parkinson organise une conférence avec trois grandes thématiques à Fontaine le mardi 17 avril de 14 h à 17 h à la Salle Edmond Vigne, 23 rue des Alpes.  Au programme « Présentation France Parkinson Isère », avec M. Desevedavy délégué départemental bénévole ; « Nouveau regard sur la recherche », avec le docteur Fraix, neurologue CHU Grenoble Alpes, « Nouveau programme de réadaptation du SSR Les Granges », avec les docteurs Borgel, neurologue et Marquer, médecine physique et réadaptation.

La maladie de Parkinson : 2ème maladie neurodégénérative après la maladie d’Alzheimer

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France après la maladie d’Alzheimer et constitue une cause majeure de handicap chez le sujet âgé. Possible avant 45 ans (formes précoces), voire avant 20 ans (formes juvéniles), la maladie de Parkinson touche plus fréquemment les sujets dans la deuxième partie de la vie, avec un pic de début clinique autour de 55 ans. Au fil du temps, 1 % des plus de 65 ans sont concernés. Au total, plus de 200 000 personnes sont touchées en France. Environ 25 000 nouveaux cas se déclarent chaque année.

« La maladie de Parkinson est neurodégénérative et touche, en priorité, une structure cérébrale, la substance noire, constituée de neurones dont les neurotransmetteurs sont la dopamine (…) le circuit dopaminergique a un rôle majeur de régulation du système moteur et influe sur la motricité automatique, dont relèvent 90% de nos activités motrices quotidiennes » a déclaré le Professeur Marc Vérin du CHU de Rennes.