14 à 17 millions de Français souffrent d’acouphènes en France !

Le saviez-vous ? 14 à 17 millions de Français souffrent d’acouphènes en France ! Une situation sanitaire devenue inquiétante que pointe du doigt aujourd’hui l’association JNA qui a notamment pour mission d’organiser les campagnes nationales d’information Journée Nationale de l’Audition.

14 à 17 millions de Français souffrent d’acouphènes en France !
CC0 Public Domain /Pixabay

A l’occasion de la 21e édition de la Journée Nationale de l’Audition, les experts scientifiques et médicaux de l’association JNA, avec le concours de l’association France Acouphènes et de la Fondation Pour l’Audition, ont révélé les résultats de la nouvelle enquête de référence (*).

Et il en ressort que l’oreille demeure le parent pauvre du suivi santé. 2 Français sur 3 n’a jamais fait contrôler son audition. Pourtant, la santé auditive des moins de 35 ans est dégradée, tout particulièrement celle des 24-35 ans. Faute de politique volontariste, cet état des lieux ne peut qu’apparaître évident. Les experts de l’association JNA présentent les 5 résultats à retenir qui indiquent qu’il faut modifier rapidement les comportements

1- 28% de la population concernée par les acouphènes soit 14 à 17 millions de Français. Entre 2 à 4 millions de personnes en souffriraient de manière permanente. Ces chiffres confortent ceux révélés par l’enquête JNA 2014 « Acouphènes et hyperacousie » (*) Ils dessinent donc une réalité loin d’être anodine.

2- L’audition des jeunes est abîmée. Près de 80% des moins de 35 ans n’a jamais fait contrôler leur audition. Pourtant le dépistage de l’audition proposé sur la plateforme de tests sur internet JNA indique que 33% d’entre eux aurait une audition à vérifier. Par ailleurs, 56% des 15-17 ans ont déclaré souffrir d’acouphènes et 49% des 18-24 ans. 1 jeune sur 5 de moins de 35 ans affirme une perte auditive associée dont 27% des 25-34 ans.

3- Les traumatismes sonores liés aux loisirs et à la vie quotidienne cités comme première cause des acouphènes, devant le bruit au travail. Les effets des pratiques d’écoute de musique amplifiée sont donc bien actifs.

4- 50% des individus souffrant d’acouphènes ne consulte pas. 60% des 15-17 ans et 67% des 18-24 ans. Lorsque les patients consultent, ils ressortent sans solutions proposées. Le nomadisme médical existe. Les médecins généralistes doivent être sensibilisés et informés.

5- L’hyperacousie concerne 8% de la population. La gêne liée à ce symptôme est supérieure à celle liée aux acouphènes. 50% des individus en souffrant n’a pas consulté.

Que penser de ces résultats ?

Au regard de ces résultats, confirmant ceux obtenus en 2014, Il est urgent de mener une politique volontariste de santé publique, de reconnaître les symptômes acouphènes et hyperacousie parmi les handicaps invisibles, tout simplement d’affirmer l’audition comme un enjeu de santé publique au travers d’une vigilance médicale systématisée et de la mise en œuvre d’une politique active de prévention primaire identique à celle de la lutte contre l’obésité. Les impacts sanitaires liés à l’audition sont bien présents au sein de la population. Les 24-35 ans ont déjà hypothéqué leur avenir auditif. Au cours de cette 21e édition de la Journée Nationale de l’Audition, les acteurs de la santé et de la prévention seront en état d’alerte et proposeront écoute, tests de l’audition, information et orientation. Informations : www.journee-audition.org et ligne « Audio Info Service » 0 810 200 219 ou France Acouphènes : ww.france-acouphenes.org et ligne 0820 222 213

(*) Echantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing) du 9 au 12 Février 2018.
(**)Sondage réalisé pour l’Association Nationale de l’Audition en partenariat avec le Crédit Agricole auprès de 900 personnes représentatif de la population âgée de 16 à 75 ans par questionnaire auto-administré en ligne selon la méthode des quotas (sexe et âge avec répartition sur les régions françaises du 10 au 17 février 2014.