Les produits ménagers aussi nocifs que la cigarette chez les femmes ?

Produits ménagers spray
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Les produits ménagers, ceux que nous utilisons au quotidien, ne sont pas vraiment nos amis. En plus d’être associés à des corvées, ils seraient aussi particulièrement nocifs pour nos poumons. Enfin sur le long terme en tout cas.

Telles sont les conclusions d’une vaste étude norvégienne menée par des scientifiques de l’Université de Bergen auprès de 6235 participants qui ont été suivis durant 20 ans dans le cadre d’une enquête européenne sur la santé respiratoire.

Durant toutes ces années ils ont analysé la fonction respiratoire de chacun d’entre-eux  avec pour objectif de vérifier l’impact éventuel des produits ménagers sur le long terme.

Et les résultats sont assez consternants : les chercheurs ont en effet constaté une diminution significative de la capacité respiratoire des femmes faisant régulièrement du ménage à la maison et/ou chez les personnes employées comme agents d’entretien.

Plus surprenant encore puisqu’ ils n’ont pas constaté les mêmes effets chez les hommes : aucun effet n’a même été décelé au sein de la gent masculine. Comme quoi la parité, quand ça veut pas, ça veut pas.

Et si nous n’entrerons pas dans tous les détails de cette vaste étude,  notez que les scientifiques ont constaté un déclin accéléré de la fonction pulmonaire chez les  femmes de ménage, un déclin comparable à une personne fumant un paquet de cigarettes par jour.

Un constat qui ne les surprend même pas … “Un résultat qui n’est guère surprenant  quand vous pensez que vous inhalez de petites particules d’agents de nettoyage qui sont destinés à nettoyer le sol et non vos poumons” ont-ils notamment écrit dans leur conclusions.

D’autre part, on retiendra pêle-mêle de cette étude que l’asthme est davantage présent chez les femmes faisant le ménage à la maison (12,3 %) et chez celles qui ont fait de cette activité leur métier (13,7 %). Des chiffres qu’il convient bien sûr de comparer avec ceux de femmes n’utilisant pas ces produits.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, les résultats ont été publiés dans leur intégralité dan l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.