Maladies psychiques au travail : les femmes majoritairement concernées

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Maladies psychiques au travail : les femmes sont majoritairement concernées. L’Assurance-Maladie tire la sonnette d’alarme ! Le nombre de cas de maladies psychiques liées au travail est en forte hausse. Or, et on ne le sait peut-être pas assez, mais l’exposition à ces situations peut avoir des conséquences sur la santé des salariés, notamment en termes de maladies cardio-vasculaires, de troubles musculo-squelettiques, de troubles anxio-dépressifs, d’épuisement professionnel et même dans les cas les plus extrêmes entraîner des suicides.

Ainsi, et pour la seule année 2016, elle a recensé plus de 10 000 cas de maladies psychiques (dépressions, troubles anxieux et états de stress post-traumatique) au titre des accidents du travail. Des chiffres qui ne cessent d’augmenter au fil des ans… Le nombre de cas est ainsi 7 fois plus important qu’il y a 5 ans.

Maladies psychiques au travail : les femmes en première ligne

Principales victimes : les femmes ! Ces affections concernent en effet majoritairement les femmes dans près de 60% des cas, des femmes ayant en moyenne 40 ans. La fréquence des affections psychiques est ainsi  entre une fois et demie et deux fois supérieure chez les femmes par rapport aux hommes pour la tranche 40-49 ans. Cependant, cela ne présume en rien d’une caractéristique intrinsèque des sexes puisque hommes et femmes n’exercent pas forcément les mêmes métiers et ne sont donc pas soumis aux mêmes risques.

Notez que ce sont les employés qui sont la catégorie socio-professionnelle qui connaît la fréquence la plus importante d’affections psychiques liées au travail. D’après Santé Publique France il s’agit de la catégorie qui connaît également le plus grand déséquilibre entre efforts et récompenses au travail.

A retenir également une concentration sur 3 secteurs d’activité qui ont en commun un lien avec le public : le secteur médico-social, le transport de personnes et le commerce de détail

Maladies psychiques au travail  : un coût de 230 millions d’euros

La prise en charge des affections psychiques liées au travail aura représenté 230 M€ pour la branche AT/MP en 2016 , à savoir 175 millions pour les accidents du travail, 17 millions pour les accidents de trajet et 40 millions pour les maladie. C’est finalement assez peu si l’on veut bien comparer ce chiffre aux autres pathologies comme les lombalgies (1 milliard d’euros) ou bien encore les troubles musculosquelettiques (800 millions).

Aujourd’hui et selon l’Assurance-Maladie il existe encore probablement une sous-déclaration de ces sinistres. C’est pourquoi elle estime aujourd’hui qu’il convient d’encourager ces déclarations pour permettre aux victimes d’accéder à leurs droits.

Les  formalités à accomplir pour faire reconnaitre une maladie professionnelle

L’assuré doit fournir une déclaration (formulaire type disponible sur le site ameli.fr) accompagnée d’un certificat médical , dit certificat médical initial (CMI), établi par un médecin, décrivant sa maladie et faisant état du lien possible avec son activité professionnelle.

Il devra, dans les 24 heures, sauf cas de force majeure, informer l’employeur ou son préposé. Il devra par ailleursfaire  constater le trouble psycho-social par un médecin qui établira un certificat dit « certificat médical initial », lequel sera adressé à la caisse primaire d’assurance maladie (Cpam). Ce n’est qu’à réception de la déclaration d’accident et du certificat que la caisse primaire engagera l’instruction du dossier

Pour plus d’infos, renseignez-vous auprès de votre caisse primaire d’Assurance-Maladie. Dossier complet sur ces maladies psychiques au travail accessible en ligne (format PDF) en cliquant ICI.