La méditation pour préserver son cerveau et mieux vieillir ?

 CC0 Public Domain/Pixabay
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La méditation : une solution “miracle pour préserver son cerveau et mieux vieillir ? Alors que plusieurs études ont plusieurs fois insisté sur les bienfaits de la méditation sur notre santé morale, une nouvelle étude nous révèle qu’elle pourrait aussi améliorer le vieillissement.

Ainsi, et après avoir étudié les effets de la méditation sur le vieillissement cérébral, des chercheurs français de l’Inserm pensent que la méditation aurait la faculté de réduire le stress, l’anxiété, les émotions négatives et les problèmes de sommeil qui ont tendance à s’accentuer avec l’âge. Et cela aurait bien sûr un effet positif sur le vieillissement cérébral avec une amélioration des fonctions cognitives des personnes concernées. Une piste pour lutter contre la maladie d’Alzheimer ? Pas impossible.

Dans leurs conclusions les scientifiques rappellent en effet que le stress et une mauvaise qualité du sommeil sont considérés comme étant deux facteurs de risque de la maladie. En agissant sur ces deux facteurs, on complète ainsi la panoplie d’outils sur laquelle continuent de travailler les chercheurs du monde entier. Leur objectif : retarder le plus possible l’apparition de la maladie.

Mais revenons-en à nos moutons. Ces travaux ont consisté en une étude du fonctionnement du cerveau de 6 personnes pratiquant la méditation et âgés en moyenne de 65 ans.

« Les « experts » ayant participé à l’étude sont âgés de 65 ans en moyenne et ont entre 15 000 et 30 000 heures de méditation derrière eux. Nous les avons sélectionnés car ils pratiquent la méditation selon différents courants traditionnels bouddhistes ce qui nous permet d’avoir un panel représentatif » a expliqué Gaël Chételat, principale auteure de l’étude.

Les scientifiques ont aussi étudié le fonctionnement de 67 témoins non-méditants eux aussi âgés en moyenne de 65 ans. Un groupe plus large de 186 personnes âgées de 20 à 87 ans a également été inclus pour évaluer les effets classiques du vieillissement sur le cerveau et mieux comprendre les effets particuliers de la méditation.

Ces examens neurologiques par IRM et TEP ont été réalisés au sein de la plateforme d’imagerie biomédicale Cyceron à Caen.

Et les chercheurs de l’Inserm ont constaté que “le cortex frontal et cingulaire et l’insula des personnes pratiquant la méditation étaient plus volumineux et/ou avaient un métabolisme plus élevé que celui des témoins”.

Et… ? Et bien sachez que ce sont justement ces régions cérébrales qui déclinent le plus avec l’âge.

Reste à comprendre le pourquoi du comment. “Quels sont les mécanismes qui permettraient à la médiation d’avoir cet impact positif sur le vieillissement cérébral ?” s’interrogent aujourd’hui les chercheurs qui ont précisé que de nouvelles études seront nécessaires, sur des échantillons plus importants, pour confirmer ou pas ces premières observations.

La méditation pour lutter contre la douleur ?

L’occasion de revenir sur une étude publiée en 2015 et selon laquelle la méditation de pleine conscience serait plus efficace qu’un placebo pour réduire la douleur.

Avant d’en arriver à cette conclusion, et afin de mesurer les effets de cette méditation, les scientifiques avaient soumis à 75 volontaires un questionnaire d’auto-évaluation de leur douleur tout en s’aidant de l’imagerie cérébrale.

Si nous n’entrerons pas dans les détails de cette étude, qu’il convient d’ailleurs de prendre avec prudence, les chercheurs avaient constaté que cette méditation de pleine conscience était en mesure de diminuer de 27 % la douleur, contre 13 % pour un traitement placebo.

Selon ces chercheurs, cette méditation aurait la faculté d’activer des zones du cerveau impliquées dans le contrôle et la perception de la douleur, ce qui expliquerait ce ressenti amoindri des patients.

« Ces conclusions nous permettent de dire que la méditation de pleine conscience a un véritable effet sur le cerveau, analysent les chercheurs. Nous recommandons une séance quotidienne de 20 minutes minimum pour les personnes qui subissent des douleurs chroniques » avait déclaré à l’époque l’un des co-auteurs de l’étude.

La méditation favoriserait la perte de poids

Publiée au printemps 2016, une étude menée par des chercheurs de la Vanderbilt University School of Medicine  nous a appris que la méditation avait pour effet de “prévenir et de traiter l’obésité spécifiquement chez les enfants”. Comment ? En réduisant la stimulation de la zone liée l’impulsivité dans leur cerveau. Une étude qui ne faisait alors que confirmer ce que de précédentes études avaient déjà permis de vérifier.

 

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