Un bébé de 20 mois frôle la mort à cause d’un surdosage de Dépakine

“La Dépakine est devenue tristement célèbre en 2015, mais les effets secondaires de cet anti-épileptique sont connus depuis les années 80. Ce médicament commercialisé par le laboratoire Sanofi est accusé de provoquer des malformations fœtales et des retards de croissance quand il est prescrit aux femmes enceintes. Un rapport officiel a reconnu l’inertie des autorités de santé dans cette affaire. Retour sur un scandale sanitaire.”

C’est avec ces mots que les équipe du magazine “Envoyé Spécial” un reportage consacré au scandale de la Dépakine, un anti-épileptique pointé du doigt pour ses effets secondaires. Il avait été diffusé le 16 mars dernier sur France 2.

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Mais si aujourd’hui la Dépakine fait de nouveau la une de l’actu santé c’est parce qu’un nourrisson d’à peine 20 mois a bien failli en être une nouvelle victime. Selon France Bleu Provence, il en effet reçu plus de six fois la dose de Dépakine qui aurait dû lui être prescrite.

Atteint d’une tumeur cérébrale, et pour améliorer l’efficacité de sa chimiothérapie, il était traité avec des bêtabloquants et de la Dépakine. Sauf que ses parents ont très vite constaté que leur enfant se retrouvait dans un état comateux après chaque prise. Inquiets, ils se sont donc retournés vers les urgences de l’hôpital de la Timone (Marseille, 13) et notamment vers l’interne ayant rédigé l’ordonnance.

“On a appelé l’hôpital pour voir s’il n’y avait pas d’erreur mais l’interne nous a pris de haut et nous a presque envoyé balader en nous disant que c’était le bon dosage” a déclaré le père du petit garçon au micro de la célèbre station régionale.

Sauf que l’interne avait bien commis une erreur en lui prescrivant 6.5 fois la dose de Dépakine normalement prescrite. Il aurait commis “une erreur de conversion entre milligrammes et millilitres”.

Admis aux urgences, et après un lavage d’estomac, le petit garçon a fini par quitter l’hôpital mais ce surdosage pourrait ne pas être sans conséquence, puisqu’il existe maintenant des risque de complications sur son foie et ses reins.

Très remontés, mais qui ne le serait pas, les parents ont déposé plainte contre l’hôpital dans lequel leur enfant avait déjà attrapé une maladie nosocomiale en Août dernier (staphylocoque doré , ndrl).