Talc et cancer des ovaires : Johnson & Johnson de nouveau condamnée

Talc et cancer des ovaires
CC0 Public Domain /Pixabay

Talc et cancer des ovaires : la société Johnson & Johnson de nouveau condamnée. Le talc est un produit de notre quotidien que nous utilisons sans réelle appréhension… Même si les autorités sanitaires ont déjà mis en garde contre la présence d’amiante dans certains produits, il s’agit pour la plupart d’entre-nous d’un produit sain et qui ne présente pas de danger particulier. Sinon peu de gens l’utiliseraient encore pour les fesses de bébé. Et pourtant l’actualité récente vient d’en écorner un peu plus encore son image.

La société Johnson & Johnson vient en effet d’être de nouveau condamnée par la justice américaine. Un tribunal de Los Angeles vient d’accorer la modique somme de 417 millions de dollars de dommages et intérêts à l’une de ses clientes.

Cette dernière estime que l’un des produits de la société (le “Baby powder”,  ndrl) est à l’origine de son cancer des ovaires. Un produit qu’elle a indiqué utiliser depuis ses 11 ans pour sa toilette intime.

Dans ses conclusions, le tribunal a estimé que Johnson & Johnson avait manqué à ses obligations d’information.

Talc et cancer des ovaires : déjà 5 condamnations

C’est n’est pas la première fois que Johnson & Johnson est condamnée pour ce motif. Et ce n’est peut-être pas fini. A ce jour 4.800 procédures sont en effet actuellement en cours, toutes liées à l’utilisation de ce talc. Et si la société a déjà été condamnée à 5 reprises, elle a remporté un procès en mars dernier.

S’appuyant sur une étude de l’Institut américain du cancer selon laquelle « les preuves ne soutiennent pas une corrélation entre une exposition de la région du périnée au talc et un risque accru du cancer des ovaires », des représentants de Johnson & Johnson ont d’ores et déjà annoncé qu’ils allaient faire appel de cette décision.

En mai 2016 Johnson &Johnson avait été condamnée pour le même motif après la plainte d’une femme de 62 ans pour qui le talc était responsable de son cancer des ovaires. Elle avait obtenu réparation à hauteur de 55 millions de dollars.

A ce jour aucune preuve scientifique sur la dangerosité présumée de ces produits n’a été apportée. Certaines études en sont mêmes arrivées à des conclusions totalement contradictoires.