Fumer un paquet de cigarettes par jour, c’est 150 mutations des cellules pulmonaires par an


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©Ministère de la Santé
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Selon une nouvelle étude publiée dont les résultats ont été publiés dans la revue “Science”, le fait de fumer quotidiennement un paquet de cigarettes provoquerait au moins 150 mutations par an dans chaque cellule pulmonaire.

« Ces mutations représentent des points de départ potentiels vers une cascade de dommages génétiques menant aux cancers bronchiques » ont averti les auteurs de cette étude menée par des scientifiques du Wellcome Trust Sanger Institute de Los Alamos (Nouveau Mexique, ndrl).

Et si les poumons sont bien sûr les premiers affectés, d’autres organes seraient également concernés. Ainsi la consommation d’un paquet de cigarettes par jour entraînerait également en moyenne 97 mutations de plus par an dans l’ADN du larynx, 39 dans le pharynx, 23 dans la bouche, 18 dans la vessie et 6 dans le foie”.

Pour les chercheurs cela « pourrait expliquer pourquoi certains cancers se développent dans des parties du corps qui n’entrent pas en contact direct avec la fumée ».

Moi(s) sans tabac : une opération pour inciter les fumeurs à arrêter |VIDEO|

Depuis le 1er novembre se déroule en France l’opération “Moi(s) sans tabac”. Le principe est simple : inciter un maximum de fumeurs à arrêter de fumer pendant au moins 30 jours, et ce à partir du 1er novembre prochain.

Une initiative toujours gagnante, quand on sait qu’un mois sans tabac multiplie par 5 les chances d’arrêter de fumer définitivement… Tout au long de l’opération, les participants bénéficieront d’un accompagnement sur mesure. Et pour motiver encore plus de fumeurs, une campagne de communication massive est déployée à partir du 10 octobre.

Les bénéfices de l’arrêt du tabac sur la santé des ex-fumeurs sont indéniables. À partir de ce constat, le ministère des Affaires sociales et de la Santé, en partenariat avec Santé publique France et l’Assurance maladie, a conçu « Moi(s) sans tabac », une opération innovante pour inciter les fumeurs à arrêter de fumer pendant au moins 30 jours, à partir du 1er novembre. Inspiré de l’initiative britannique « Stoptober », « Moi(s) sans tabac » est le premier défi de santé publique jamais organisé dans notre pays. Plus de 50 partenaires participent à l’opération : acteurs publics, associations, médias, grandes entreprises….

Tout au long du mois, pour soutenir les participants au quotidien, des événements seront organisés (consultations d’aide à l’arrêt, défis sportifs…) dans différents lieux partout en France (espaces collectifs, espaces de loisirs, espaces commerciaux, en entreprise…). En complément, la campagne de communication se poursuivra à la radio, sur Internet et en affichage.

Marisol Touraine a déclaré : « Chaque année, le tabac tue 73 000 personnes en France. J’ai choisi de combattre ce fléau. C’est le sens des mesures fortes que j’ai prises, dont la mise en place du paquet neutre. Aujourd’hui, avec l’opération « Moi(s) sans tabac », nous franchissons une nouvelle étape : créer un mouvement collectif, fédérateur en nous adressant directement aux fumeurs. Plus d’1 fumeur sur 2 souhaite arrêter de fumer, « Moi(s) sans tabac » va les y aider. »


Spot de la campagne “Moi(s) sans tabac” par affairessociales-et-sante

Fumer fait aussi tomber les dents

appli-tabac-info

La première application pour arrêter de fumer

Non fumer ne fait pas que jaunir vos dents, cela peut aussi les faire tomber. Telle est la conclusion d’une étude britannique dont les résultats ont été publiés à l’automne dernier dans la revue spécialisée “Journal of Dental Research”. Elle a porté sur 21.810 personnes originaires d’Allemagne et qui ont été recrutrées entre 1994 et 1998 puis suivies sur une période de 7 à 13 ans.

Verdict sans appel : chez les personnes de moins de 50 ans fumant au moins 15 cigarettes par jour le risque de perdre des dents était doublé chez les femmes et triplé chez les hommes !

La “bonne” nouvelle c’est que ce risque serait diminué après 10 ou 20 d’arrêt du tabac…

«Nous n’avons pas pu évaluer précisément le risque pour les plus petits fumeurs mais notre étude montre un rapport dose-effet très net. Si bien qu’une personne fumant “seulement” 5 cigarettes par jour souffrira aussi de détériorations, même si elles seront moins importantes» a déclaré l’un des principaux auteurs de l’étude, le Professeur Thomas Dietrich.

Cette nouvelle étude finira peut-être de vous convaincre d’arrêter de fumer..

L’occassion de vous rappeler que Tabac Info Services a lancé une application gratuite pour accompagner et aider ceux qui veulent en finir avec le tabac.

Cette application permet à tous ceux qui la téléchargent de bénéficier de conseils personnalisés de tabacologues et de suivre au quotidien ses progrès et les bénéfices d’un arrêt de la cigarette.

Comment ça marche ? Rien de plus simple :

On télécharge gratuitement l’application sur Google play ou App Store
On remplit son profil grâce à un simple questionnaire
On démarre son programme de coaching personnalisé
On pose ses questions à un tabacologue
On consulte les témoignages d’autres ex-fumeurs.
On bénéficie de conseils adaptés pour faire passer les envies de cigarettes.
On partage ses résultats pour encourager ses proches à nous suivre.

Note : Tabac info service est un dispositif d’aide à l’arrêt du tabac de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé et du Ministère de la santé.

AVC : c’est confirmé, l’arrêt du tabac réduit les risques

CC0 Public Domain /Pixabay
CC0 Public Domain /Pixabay

C’est confirmé, l’arrêt du tabac réduit les risques de survenue d’un AVC. Si plusieurs études en sont déjà arrivées à cette conclusion, des chercheurs finlandais de l’Université d’Helsinki abondent aujourd’hui dans le même sens. Alors que le tabac est un facteur de risque connu (12% des AVC recensés), leurs travaux leur ont permis de confirmer ce qui avait déjà été dit ou écrit ici ou là : s’arrêter de fumer diminue bien le risque

Comment en sont-ils arrivés à cette conclusion ? En comptabilisant les cas d’AVC en Finlande entre 1998 et 2012. Ils ont constaté une baisse sensible du nombre de cas notamment au sein de la population dite “jeune”.

Durant ces 15 années, le nombre d’AVC a ainsi baissé de 45% chez les femmes et de 38% chez les hommes de moins de 50 ans. Chez les plus de 50 ans, risque diminué également mais dans une moindre mesure : -16% chez les femems et – 26% chez les hommes.

Selon les auteurs de l’étude il ne fait aucun doute que les campagnes anti-tabac ont porté leurs fruits, la consommation ayant baissé de 30% durant cette période.


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