Grossesse : des antidépresseurs associés à la survenue de troubles du langage


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CC0 Public Domain /Pixabay
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Si vous avez la chance d’être enceinte, méfiez-vous des antidépresseurs…. même de ceux qui sont autorisés pendant la gestation. Certains d’entre-eux sont aujourd’hui clairement accusés d’augmenter le risque de troubles du langage chez les enfants. Telles sont les résultats d’une étude américaine menée par des chercheurs de l’université Columbia (New York). Sont particulièrement visés les antidépresseurs de type inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)…

Cette étude a consisté en une analyse détaillée des registres des naissances finlandais entre 1996 et 2010.  Parmi elles 15.596 naissances ont été classées dans un groupe de bébés “exposés”, les mères s’étant vues prescrire des ISRS pendant la grossesse; 9.537 ont été classés dans un groupe “sans médicament”, les mères ayant été dépressives pendant la grossesse mais sans traitement médicamenteux; et enfin 31.207 ont été classées dans un groupe de bébés “non exposés”, les mères n’ayant pas souffert de dépression. Troubles du langage, de l’apprentissage scolaire et de la motricité ont ensuite été évalués précise le site “Pourquoi Docteur?“.

C’est à partir de là qu’ils ont constaté que les enfants dont les mères avais pris des antidépresseurs ISRS (renouvellement de leur ordonnance au moins deux fois au cours de leur grossesse) avaient 37% de risques en plus que les autres de développer des troubles du langage.

Et même si les auteurs clament haut et fort qu’aucun lien de causalité ne peut être établi dans l’état actuel des choses, ils soupçonnent ces inhibiteurs de traverser la barrière du placenta, qui protège le bébé.

Sur le même sujet : Une mauvaise alimentation durant la grossesse peut rendre l’enfant hyperactif

On le répétera jamais assez : il faut manger sain et équilibré ! C’est bon pour vous mais aussi vos futurs enfants, enfin si vous envisagez d’en avoir bien sûr. Selon une nouvelle étude – elle a été menée par des chercheurs du King’s College of London (Grande-Bretagne) – manger trop gras et trop sucré durant la grossesse augmente les risques de donner naissance à un enfant hyperactif ou souffrant d’un déficit de l’attention (TDAH).

Avant d’en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont suivi deux groupes d’enfants : dans le premier, les enfants souffraient de troubles du comportement ou d’hyperactivité. Dans le second, les enfants n’avaient pas de problème particulier. Puis les chercheurs se sont penchés sur le régime alimentaire adopté par les mamans durant leurs 9 mois de grossesse.

Verdict sans appel : plus les femmes ont une alimentation riche en produits industriels, transformés, gras et sucrés, plus le risque de donner naissance à un enfant souffrant d’un trouble de déficit de l’attention/hyperactivité est élevé. Et c’est un gène qui serait en cause…. Son nom IGF2.

“Notre conclusion est qu’une mauvaise alimentation pendant la grossesse est associée au gène IGF2. Elle met en évidence l’importance cruciale d’une alimentation saine pendant la grossesse (…) Ces résultats suggèrent qu’une alimentation saine prénatale peut diminuer les symptômes des TDAH et les problèmes de comportement chez les enfants” a expliqué le Docteur Edward Barker, principal auteur de l’étude.

Sur le même sujet : Trop de poisson durant la grossesse ? Risque d’obésité chez bébé

Pour réduire le risque d’obésité chez le bébé à naître, les femmes enceintes sont invitées à ne pas trop manger de poisson durant leur grossesse. Telle est l’une des conclusions d’une vaste étude ayant porté sur 26.184 femmes enceintes et leurs enfants suivis jusqu’à l’âge de 6 ans. Pour les scientifiques il s’agissait d’étudier les liens existants entre une consommation maternelle de poisson et la croissance de l’enfant ainsi que l’incidence éventuelle sur son poids au cours des premières années de sa vie.

Et… ? Les futures mamans qui mangent du poisson 3 fois par semaine (ou plus) ont un risque plus important – comparativement à celles en mangeant une fois par semaine (ou moins) – de donner naissance à un enfant pouvant souffrir de surpoids et/ou d’obésité à 4 et 6 ans. L’IMC de ces enfants était ainsi plus élevé à deux, quatre et six ans.

Cette étude a également permis de révéler que la croissance de ces enfants était plus élevé que la moyenne à l’ âge de 2 ans.

Dans le détail 31 % de ces enfants ont connu un rythme de croissance plus rapide de leur naissance à leur deuxième anniversaire; 19,4 % étaient en surpoids ou obèses à l’âge de 4 ans; 15,2 % à l’âge de 6 ans.

A noter que les résultats complets et détaillés de cette étude ont été publiés dans la revue spécialisée Journal of the American Medical Association Pediatrics


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