Des ultrasons pour aider à combattre les tumeurs du cerveau


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©Pixabay/CC0 Public Domain
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Les tumeurs cérébrales sont particulièrement difficiles à soigner en raison des vaisseaux sanguins qui entourent notre cerveau. Mais une nouvelle technique mise au point par des scientifiques français aurait aujourd’hui la faculté de mieux diffuser la chimiothérapie via des ultrasons. Ces derniers permettraient de démultiplier ses effets en rendant temporairement perméables des vaisseaux sanguins cérébraux chez des patients atteints d’une tumeur cérébrale maligne en récidive.

Une méthode novatrice mise au point par des équipes de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, de l’Université Pierre et Marie Curie, de l’Inserm et de la société CarThera, hébergée à l’Institut du cerveau et de la moëlle épinière (ICM) et coordonnées par le Pr Alexandre Carpentier, neurochirurgien à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP. Leurs travaux ont été publiés le 15 juin dans la revue internationale Science Translational Medicine.

Aujourd’hui, le traitement des tumeurs cérébrales primitives malignes repose sur un acte neurochirurgical, suivi de séances de chimiothérapie et/ou radiothérapie. Ces traitements permettent une rémission de la maladie de durée variable selon les patients. La Barrière Hémato-Encéphalique (BHE), cette paroi de vaisseaux particulièrement étanche en vue de limiter l’exposition des neurones aux agents toxiques, limite le passage et donc la diffusion des traitements dans le cerveau.

Face à ce constat, l’équipe du Pr Alexandre Carpentier, l’équipe du Dr Ahmed Idbaih, et le groupe de neuro-oncologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, ont lancé en juillet 2014 un essai clinique de phase 1/2a, promu par l’AP-HP, chez des patients en situation de récidive de tumeur cérébrale maligne.


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L’objectif est de parvenir à perméabiliser la Barrière Hémato-Encéphalique, afin d’accroître la pénétration et la diffusion des médicaments des chimiothérapies dans le cerveau, grâce au dispositif ultrasonore « SonoCloud® » développé par la société CarThera. Implanté dans l’épaisseur du crâne, ce dispositif est activé quelques minutes avant l’injection intraveineuse du produit. Deux minutes d’émission d’ultrasons suffisent à perméabiliser temporairement la BHE pendant 6 heures, permettant ainsi une diffusion de la molécule thérapeutique dans le cerveau 5 fois plus importante que d’ordinaire.

A ce jour, et pour la première fois au monde, plusieurs « ouvertures » répétées de la BHE ont pu être observées chez les 20 patients traités. La tolérance est par ailleurs excellente : la technologie inventée par le Pr Carpentier et mise au point par la société CarThera, avec l’aide du laboratoire de physique LabTAU de l’Inserm, n’altère pas les neurones et la BHE se referme spontanément 6 heures après la perfusion intraveineuse.

Selon le Pr Alexandre Carpentier, « cette méthode novatrice offre un espoir dans le traitement des cancers du cerveau, mais aussi d’autres pathologies cérébrales, comme potentiellement la maladie d’Alzheimer, pour lesquelles les molécules thérapeutiques existantes peinent à pénétrer dans le cerveau. Cette technique doit continuer son processus d’évaluation pour envisager un passage en routine clinique dans quelques années ».

Source communiqué de presse Inserm

Sur le même sujet… cancer du cerveau et utilisation du téléphone portable

Selon une étude parue au début du mois de mai le téléphone portable n’y serait pour rien dans la survenue d’un cancer du cerveau

Le téléphone portable est-il ou pas responsable d’une augmentation du nombre de cancers du cerveau ? Alors que certains l’ont déjà clamé haut et fort, une étude australienne l’a dédouané de toute responsabilité. Ainsi, et selon des chercheurs de l’université de Sidney, l’usage accru du téléphone portable ne s’est pas accompagné d’une augmentation de cancers cérébraux.

Comment en sont-ils arrivés à cette conclusion ? En comparant l’évolution de l’incidence des cancers cérébraux depuis 1982 et l’essor de la téléphonie mobile depuis 1987. C’est ainsi qu’entre 1982 et 2012, plus de 34.000 tumeurs cérébrales ont été diagnostiquées en Australie. Dans le même temps le pourcentage de personnes équipées d’un mobile a augmenté considérablement. Alors qu’ils n’étaient qu’une poignée en 1987, 90 % des australiens en posséderaient un aujourd’hui.

Verdict selon eux : la fréquence des cancers du cerveau est restée plutôt stable. Une augmentation plus sensible a toutefois observée chez les plus de 70 ans. Mais selon les scientifiques elle serait surtout le fruit d’une amélioration du diagnostic et non de l’usage du téléphone portable. Elle a d’ailleurs débuté dès 1982, époque à laquelle le téléphone portable n’avait pas encore “envahi” notre quotidien.

«Notre étude suit celles déjà publiées aux États-Unis, en Angleterre, dans les pays nordiques et en Nouvelle-Zélande, où aucune confirmation de l’hypothèse “les téléphones portables causent le cancer” n’a pu être trouvée » a expliqué l’une des auteures de l’étude.

Oui mais quelques semaines plus tard….

Les études se suivent mais ne se ressemblent pas…. Une nouvelle étude américaine – elle a été menée dans le cadre du programme de recherche National Toxicology Program (NTP) – a mis au contraire en évidence un lien entre la survenue de certains cancers et l’utilisation du téléphone portable.

Cette étude, menée durant deux ans et demi, a consisté à exposer des rats de laboratoire à des ondes d’intensités différentes, in-utero puis dès leur naissance et jusqu’à la fin de leur vie à raison de 18 heures par jour : 10 minutes d’exposition à des radiofréquences de 900 MHz (celles utilisées par deux normes de téléphonie mobile, GSM et CDMA), puis 10 minutes sans exposition

Verdict : cette étude a mis en évidence une « incidence faible » de gliome cérébral et de schwannome cardiaque mais uniquement chez les rats mâles. Incidence faible certes mais “même une petite augmentation peut avoir de grandes implications en termes de santé publique” ont prévenu les auteurs de l’étude.

A noter, et c’est important de le préciser, que les rats ont été exposés à ces ondes à des niveaux supérieurs à ceux auxquels les humains sont confrontés dans leur quotidien.

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