La cigarette électronique est interdite de publicité !


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CC0 Public Domain /Pixabay
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|INFO SANTE| Vous l’aviez probablement remarqué mais la cigarette électronique bénéficiait jusqu’à présent d’un avantage par rapport aux autres produits de tabac :  la possibilité d’en assurer la publicité y compris à la télévision. Vous n’êtes jamais tombé sur un spot télé vantant les “bienfaits” de l’e-cigarette ?  Mais c’est désormais terminé. Une ordonnance parue le 20 mai au Journal Officiel est sans appel à ce sujet :  “La propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac, des produits du tabac, ainsi que toute distribution gratuite ou vente d’un produit du tabac à un prix inférieur à celui qui a été homologué sont interdites”.

Et les cigarettes électroniques sont désormais considérés comme des produits du tabac comme les autres. Par cette ordonnance la France ne fait que transposer la directive européenne sur les produits du tabac. Parrainage ou mécénat sont également désormais interdits.

Et si vous ne verrez plus de publicité pour ces cigarettes, les établissements les commercialisant seront toutefois autorisés à poser des affichettes au sein même de leurs commerces sous réserve qu’elles ne soient pas visibles depuis la rue.

La e-cigarette sous-estimée dans la lutte anti-tabac ?

L’occasion de revenir sur la demande de plusieurs associations qui début mai ont appelé les autorités sanitaires françaises à recommander le vapotage dans la lutte contre le tabagisme.


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Il y une quinzaine de jours à peine,  et malgré les vives polémiques que l’e-cigarette continue de susciter, plusieurs  associations ont demandé aux autorités sanitaires françaises et donc au gouvernement de recommander le vapotage de manière officielle tout en déplorant que son rôle en termes de santé publique dans le but d’éliminer les méfaits du tabagisme ne soit pas aujourd’hui reconnu par l’ensemble des parties prenantes.

«Certes, nous ne savons pas tout de la cigarette électronique. Mais on sait qu’elle est beaucoup moins nocive que la cigarette» a déclaré le Docteur William Lowenstein, médecin spécialisé dans les addictions et président de de SOS Addictions, lors du 1er sommet français sur la cigarette électronique qui s’est tenu à Paris début mai.

«  La cigarette électronique, ou vaporisateur personnel, est aujourd’hui reconnue comme un outil d’aide à l’arrêt du tabac chez les populations désireuses de sortir du tabagisme [et] apparaît être un mode de réduction des risques du tabac en usage exclusif » peut-on lire sur le site dédié à l’évènement.

L’objectif de ce sommet était de rassembler l’ensemble des parties prenantes (scientifiques, politiques, associations, autorités de santé, utilisateurs) afin de débattre du meilleur moyen de favoriser l’essor de l’utilisation de la cigarette électronique en tant qu’alternative au tabac chez les fumeurs et de minimiser les potentiels effets négatifs.

« Je comprends la prudence de la ministre de la Santé qui défend une réglementation stricte mais l’e-cigarette sauve des vies alors je la conseille à ceux qui veulent arrêter le tabac sans perdre tout plaisir » a notamment déclaré le pneumologue Bertrand Dautzenberg.

Début février, et s’il a reconnu une certaine efficacité de l’e-cigarette, le HCSP a aussi recommandé d’interdire le vapotage dans tous les «lieux affectés à un usage collectif fermés » (cafés, restaurants, discothèques…).

Et d’inviter les autorités au renforcement du dispositif observationnel du tabagisme, à la réalisation d’études épidémiologiques et cliniques robustes sur la cigarette électronique, ainsi qu’au lancement de recherches en sciences humaines et sociales sur cette question.

Pour le HCSP,  il convient de clarifier le statut de la cigarette électronique et des flacons de recharge ; de poursuivre les efforts de labellisations et de marquages pour informer les consommateurs et assurer leur sécurité et enfin engager une réflexion sur la création d’une cigarette électronique « médicalisée »

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