Viande rouge et cancer : 4 Français sur 10 sont conscients des risques

CC0 Public Domain/Pixabay
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La viande rouge en a pris pour son grade ces dernières semaines. D’abord il y a eu l’Organisation mondiale de la santé qui a révélé qu’un lien existait bien entre consommation de viande et cancer.  L’OMS a d’ailleurs classé la viande transformée (saucisses, charcuterie, viande en conserve) dans la catégorie « cancérogène pour l’homme » et les viandes rouges dans la catégorie « probablement cancérogène» .

Plus récemment c’est une étude américaine qui nous a mis en garde contre la consommation de viande qui aurait la faculté d’augmenter le risque de cancer du rein lorsqu’elle est grillée (voir ici).

Et même si certains essaient aujourd’hui de tempérer pour rassurer l’opinion publique, les messages ont bien été entendus. Ainsi, et selon un sondage ODOXA, près de 9 Français sur 10 ( 86 % ) ont entendu parler de l’avertissement de l’OMS à propos de la viande rouge et de la charcuterie . De quoi inquiéter les industriels de la viande et de la charcuterie d’autant que 4 Français sur 10 ( 44 % ) pensent que manger beaucoup de viande rouge et de charcuterie entraîne un risque élevé de développer un cancer !

Heureusement pour la filière viande, la plupart des Français qui considèrent que ce risque existe jugent qu’il est « plutôt élevé » ( 32 % ) et non pas « très élevé » ( 12 %

D’ailleurs, et comparé aux autres risques testés, la consommation de viande rouge et de charcuterie arrive, loin derrière tous les autres, en dernière position des risques perçus comme « élevés » par les Français . Ils jugent en effet qu’il est bien plus dangereux de « fumer » ( 1 er risque jugé le plus élevé avec 96 % de citations), « de s’exposer aux UV » ( 2ème avec 91 % ), de « vivre dans un environnement pollué » ( 3ème avec 90 % ), de « boire de l’alcool » ( 4ème ; 87 % ) ou encore de vivre en « surpoids ou en obésité » ( 5ème risque cité avec 81 % de citations).

Quant aux conséquences de ces messages, la filière viande peut se rassurer sans pour autant crier victoire. Si 56% des personnes interrogées affirment que cela ne changera en rien leur consommation de viande, 13% se disent prêts  à la réduire.

Sondage Odoxa, réalisé pour Le Figaro, France Inter et la MNH auprès de 1001 adultes représentatifs de la population.