Vaccin contre le cancer du col de l’utérus : une étude se veut rassurante


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Pixabay/ CC0 Public Domain /
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Particulièrement décrié le vaccin contre le cancer du col de l’utérus – ou contre les infections à papillomavirus humains (HPV) – est souvent pointé du doigt car accusé d’être à l’origine de cas de maladies auto-immunes. Aujourd’hui pourtant l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) se montre plutôt rassurante en évoquant les résultats d’une étude réalisée conjointement par l’ANSM et l’Assurance Maladie et portant sur une cohorte de 2,2 millions de jeunes filles âgées de 13 à 16 ans.

L’ANSM a d’abord rappelé que deux vaccins étaient actuellement commercialisés en France (le Gardasil qui protège contre les HPV de types 6, 11, 16 et 18 et le Cervarix qui protège contre les HPV de types 16 et 18) et qu’ils étaient recommandés par le Haut Conseil de la santé publique.

Cette étude, mise en place et suivie par un Comité scientifique indépendant, a notamment consisté dans l’analyse de la fréquence de survenue de maladies auto-immunes entre les jeunes filles vaccinées et celles qui ne l’avaient pas été , en s’intéressant à 14 types de pathologies : affections démyélinisantes du système nerveux central incluant la sclérose en plaques, syndrome de Guillain-Barré, lupus, sclérodermies, vascularites, polyarthrite rhumatoïde / arthrites juvéniles, myosites, syndrome de Gougerot-Sjögren, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, maladie cœliaque, purpura thrombopénique immunologique, diabète de type 1, thyroïdites et pancréatites.

Les résultats ont montré que l’exposition à la vaccination contre les infections à HPV n’était pas associée à la survenue des 14 pathologies d’intérêt prises dans leur ensemble, ni à celle de 12 de ces maladies auto-immunes étudiées séparément.


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A noter qu’une association statistiquement significative entre l’exposition aux vaccins contre les infections à HPV et deux des pathologies étudiées, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et le syndrome de Guillain-Barré , a néanmoins été retrouvée.

Compte tenu de la faiblesse du risque de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, les responsables de l’étude et le Comité scientifique estiment que la très faible association statistique mise en évidence ne permet pas de conclure à un sur-risque pour cette pathologie. De plus, la littérature ne suggère pas que la vaccination (de manière générale) soit un facteur de risque maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

En revanche, une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré après vaccination contre les infections à HPV apparaît quant à elle probable au regard de la force et de la robustesse de l’association mise en évidence au travers des différentes analyses de sensibilité réalisées. Ce syndrome est un risque connu et figure d’ailleurs dans l’AMM de Gardasil.

L’occasion de vous rappeler qu’une pratique régulière de frottis de dépistage permet de détecter d’éventuelles anomalies.

COMMENT EST FAIT LE DÉPISTAGE PAR FROTTIS ? Au cours d’un examen gynécologique, le médecin traitant ou le gynécologue prélève des cellules sur le col au fond du vagin, à l’aide d’une petite brosse ou d’une spatule. C’est un geste simple et non douloureux qui ne prend que quelques minutes. Le prélèvement est ensuite adressé à un médecin spécialiste, l’anatomo-cyto-pathologiste, pour lecture et interprétation.

OÙ FAIRE UN FROTTIS ? Au cabinet de votre médecin traitant ou de votre gynécologue. Le frottis peut également être réalisé dans un certain nombre de structures de soins (établissements hospitaliers, centres de santé, laboratoires d’analyses avec une prescription médicale…) ou de prévention (centres d’examens de santé dans le cadre du bilan de santé, centres de planification…).

Pour en savoir sur les papillomavirus, nous vous invitons à consulter le site de l’Institut Pasteur en cliquant ici

Le saviez-vous ? Le cancer du col de l’utérus est le 11ème cancer en termes d’incidence chez la femme en France. Près de 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année en France et le nombre de décès liés à ce cancer est de 1 000 par an.

Les papillomavirus sont la principale cause du cancer du col de l’utérus. Les HPV de types 16 et 18 sont responsables d’environ 70% des cancers du col de l’utérus, 75 à 80% des cancers de l’anus, de 70% des lésions précancéreuses[3] de la vulve et du vagin et de 75% des lésions précancéreuses de l’anus, liées aux HPV. Les HPV de type 6, 11 sont responsables d’environ 90% des verrues génitales.

Chez certaines personnes, l’infection liée à ces virus persiste et provoque des lésions des tissus (muqueuse) qui peuvent évoluer plus tard vers un cancer dont l’évolution est lente (5 à 15 ans en général).

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