La Grande Librairie du 14 octobre 2026 : thème, invités et livres à lire


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La Grande Librairie du 14 octobre 2026. Ce soir la Grande Librairie revient en direct à 21h05 sur France 5 et France.TV pour  un nouveau rendez-vous de sa saison 19. Le thème : héritages, noms et fautes.

La Grande Librairie du 14 octobre 2026
La Grande Librairie du 14 octobre 2026. capture écran FTV

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Le thème

Ce soir La Grande Librairie revient sur France 5 pour un numéro inédit centré sur une question intime et collective : de quoi hérite-t-on vraiment – d’un nom, d’une faute, d’un manque ?

Augustin Trapenard reçoit des voix majeures de la rentrée littéraire qui explorent, chacune à sa manière, les transmissions invisibles qui nous constituent

Un thème qui relie les destins


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L’émission ne se contente pas de présenter des livres. Elle les fait dialoguer autour de ce qui se transmet malgré nous : les silences familiaux, les noms imposés, les culpabilités non résolues et les absences qui façonnent une vie. Entre autofiction, théâtre et enquête généalogique, les invités interrogent la possibilité de se libérer – ou non – de ce qui nous précède.

La Grande Librairie du 14 octobre 2026 : les invités

 

Leïla Slimani et la faute qui refuse le pardon

Prix Goncourt pour Chanson douce, Leïla Slimani signe avec Résurrection (Gallimard) sa première pièce de théâtre. Adaptée du roman de Léon Tolstoï et écrite à l’invitation du metteur en scène Simon Delétang, elle sera créée au Théâtre de Lorient avant d’être reprise à la Comédie-Française. Un juré reconnaît dans l’accusée d’un procès pour meurtre la jeune femme qu’il a autrefois séduite et abandonnée. En apprenant ce qu’elle est devenue après avoir été rejetée, il tente de réparer. Mais Maslova lui refuse cette absolution. Slimani resserre le propos de Tolstoï autour de la culpabilité masculine et de la dignité d’une femme qui refuse d’être « sauvée » par celui qui l’a détruite.

Christine Angot : reprendre son nom, cesser de trahir
Dans Je change de nom (Flammarion), Christine Angot raconte un geste administratif et existentiel : elle a repris à l’état civil le nom de sa mère, Schwartz, qu’elle portait jusqu’à l’adolescence. Le patronyme Angot, celui d’un père qui l’a reconnue tardivement tout en maintenant une humiliation, n’a jamais été le sien. Le texte, dense et frontal, relie cette décision à l’histoire des femmes de sa famille, à la judéité et à ce que signifie porter le nom du père dans une société qui continue d’organiser la filiation autour de lui. Angot ne renie pas son nom d’écrivain ; elle sépare clairement ce qui relève de l’œuvre et ce qui relève de l’identité civile.

Emma Marsantes : les cercles qu’il ne faut pas effacer
Avec N’efface pas mes cercles (Verdier), Emma Marsantes poursuit l’exploration entamée dans Une mère éphémère. Le 8 octobre 1980, à Neuilly, Elsa se suicide dans un appartement bourgeois. Sa fille, la narratrice, remonte le fil de quatre générations pour comprendre ce geste. Le roman, concis et percutant, relie le destin d’une femme au foyer à un siècle marqué par le patriarcat, les guerres, la colonisation et les injonctions au bonheur. Sélectionné pour le Goncourt, le livre refuse les coupables faciles : il montre comment les silences se transmettent et comment les corps, autant que les héritages matériels, portent la mémoire des violences.

Boris Bergmann, le Minotaure et le père absent
Minotaure (Albin Michel), premier texte autobiographique de Boris Bergmann, figure dans les sélections du Goncourt, du Renaudot et du Médicis. Né hors du désir de son père – un psychiatre qui a fui avant sa naissance –, l’écrivain part à sa rencontre à vingt-trois ans. Il transforme cette quête en fable mythologique : le Minotaure comme « forçat du sentiment », condamné à aimer excessivement ceux qu’il croise. Entre traque du père, hommage à la mère et don de rein, le livre refuse le simple récit de ressentiment. Il interroge ce que signifie grandir dans l’absence et comment la littérature peut devenir une forme de surgissement.

Vincent Lindon face aux manuscrits de Victor Hugo
En parallèle, l’émission se rend à la Bibliothèque nationale de France où Vincent Lindon se tient devant les deux manuscrits de Les Misérables. L’acteur, qui incarne Jean Valjean dans le film de Fred Cavayé sorti le jour même en salles, dialogue avec l’œuvre originelle. Un hors-plateau qui relie le roman fondateur à sa nouvelle incarnation cinématographique et rappelle que certains héritages littéraires continuent de se réinventer.

La Grande Librairie du 14 octobre 2026

Voilà pour ce numéro de La Grande Librairie du 14 octobre 2026

Pourquoi regarder

Cette édition de La Grande Librairie tient sa force de la cohérence des voix réunies. Slimani, Angot, Marsantes et Bergmann ne parlent pas seulement de leurs livres : ils montrent comment l’écriture peut devenir un lieu de confrontation avec ce qui nous est transmis. Entre le refus de l’absolution, le changement de nom, la généalogie d’un suicide et la traque d’un père, le plateau propose moins des réponses que des manières d’habiter les manques et les fautes héritées.

Pratique

La Grande Librairie – mercredi 14 octobre 2026 à 21h05 sur France 5 (durée environ 1h35). Présentée par Augustin Trapenard. Replay disponible ensuite sur france.tv.


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