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« Secrets d’histoire » du 7 octobre 2026. Ce soir dès 21h10 numéro inédit de votre magazine « Secrets d’histoire ». Stéphane Bern y retrace le parcours de Charles X, dernier souverain de la branche aînée des Bourbons à avoir porté le titre de roi de France et de Navarre.

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« Secrets d’histoire » du 7 octobre
Né le 9 octobre 1757 au château de Versailles, Charles-Philippe de France, comte d’Artois, est le petit-fils de Louis XV et le frère cadet de Louis XVI et de Louis XVIII.
Sa jeunesse se déroule dans les plaisirs de la cour : jeux, dettes et liaisons, souvent en compagnie de sa belle-sœur Marie-Antoinette.
Marié en 1773 à Marie-Thérèse de Savoie, avec laquelle l’entente reste limitée, il a notamment deux fils, le duc d’Angoulême et le duc de Berry.
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La prise de la Bastille change tout. Dès la nuit du 16 au 17 juillet 1789, il quitte la France et devient l’une des figures de l’émigration.
Turin, puis l’Angleterre, la Russie ou encore Prague et Édimbourg jalonnent des décennies d’exil. Il ne rentre durablement qu’avec la Restauration de 1814.
Chef de file des ultraroyalistes, il s’oppose aux compromis de son frère Louis XVIII et incarne le rêve d’un retour plus net à l’ordre d’avant 1789.
Le sacre de Reims et la politique du souvenir
À la mort de Louis XVIII, en septembre 1824, Charles-Philippe monte sur le trône sous le nom de Charles X. Il a près de 67 ans. Le 29 mai 1825, il se fait sacrer dans la cathédrale de Reims, cinquante ans après Louis XVI. La cérémonie, coûteuse et fastueuse, reprend le rituel médiéval : onction avec le saint chrême, remise des regalia, acclamations.
Le roi va même jusqu’au toucher des écrouelles. Pour beaucoup de contemporains, ce sacre apparaît comme un geste décalé dans une France déjà marquée par la Charte et la souveraineté nationale.
Son règne mêle prospérité économique, expédition de Grèce et conquête d’Alger en 1830, mais aussi mesures ressenties comme un retour en arrière : indemnisation des émigrés, renforcement du poids du clergé, surveillance de la presse.
L’opposition libérale se renforce. En juillet 1830, quatre ordonnances signées à Saint-Cloud suspendent la liberté de la presse, dissolvent la Chambre et restreignent le corps électoral.
Paris se soulève. Les 27, 28 et 29 juillet — les Trois Glorieuses — font basculer le régime.

Le 2 août 1830, Charles X abdique en faveur de son petit-fils Henri, duc de Bordeaux (le futur comte de Chambord). La manœuvre échoue : les députés appellent au trône son cousin Louis-Philippe d’Orléans, qui devient « roi des Français ».
Charles X reprend le chemin de l’exil et meurt le 6 novembre 1836 à Görz (aujourd’hui Gorizia, en Italie).
Ce que montre l’émission de Stéphane Bern
Fidèle à la formule de la collection, le documentaire mêle visites de lieux (Versailles, Bagatelle, Maisons-Laffitte) et éclairages d’historiens et de conservateurs.
Parmi les intervenants figurent notamment Hélène Becquet, Cécile Berly, Charles-Éloi Vial, Hélène Delalex et Philippe Séguy.
Le récit croise aussi les grandes figures de l’époque : Talleyrand, Napoléon, Chateaubriand, Lamartine, Champollion ou Victor Hugo.
L’enjeu n’est pas seulement biographique. Il s’agit de comprendre pourquoi un homme formé à Versailles a voulu, à soixante-dix ans passés, restaurer une monarchie que la Révolution et l’Empire avaient déjà transformée, et comment ce décalage a précipité la fin de la branche aînée des Bourbons.
Pourquoi « dernier roi de France » ?
Louis-Philippe lui succède, puis Napoléon III, mais Charles X reste le dernier à avoir régné sous le titre traditionnel de roi de France et de Navarre, avant le passage à une monarchie de Juillet plus clairement constitutionnelle et « des Français ».
C’est cette nuance, souvent méconnue, que Secrets d’Histoire place au cœur de son récit.
« Secrets d’histoire » en replay
« Secrets d’histoire » c’est ce soir sur France 3 mais c’est aussi en streaming vidéo puis en replay gratuit sur la plateforme France.TV

