La Grande Librairie du 30 septembre 2026 : programme, livres et invités de ce soir


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La Grande Librairie du 30 septembre 2026. Ce soir la Grande Librairie revient en direct à 21h05 sur France 5 et France.TV pour  un rendez-vous de sa saison 19. Augustin Trapenard réunit cinq autrices et auteurs autour d’un thème qui traverse la rentrée : mémoire, famille et transmission, pour le meilleur et pour le pire.

La Grande Librairie du 30 septembre
capture écran FTV

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L’émission reste le rendez-vous littéraire de référence de la chaîne. On y parle de romans, d’héritages familiaux, de silences, de ruptures et de ce que l’on transmet — ou que l’on refuse de transmettre. Voici le plateau de ce soir et les livres qui seront au cœur des échanges.

La Grande Librairie du 30 septembre : les invités

Jean-Paul Dubois – Chacun (Éditions de l’Olivier)
Le Goncourt 2019 retrouve Paul, figure récurrente de son œuvre. Rose, sa femme, a disparu depuis deux ans. Des lettres arrivent encore, la dernière depuis la Chine. Pendant qu’il l’attend, Paul écoute Lou Reed et Stevie Wonder, se dispute avec son frère jumeau, s’éprend de sa belle-sœur et observe le monde avec un mélange d’ironie et de lassitude.

Le roman mêle quête personnelle, humour et regard sur l’époque. Dubois y retrouve la verve d’Une vie française.


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Rachida Brakni – La part absente (Stock)
L’actrice et autrice interroge une identité délibérément transformée. Karina Leroy, galeriste, épouse et mère, a autrefois changé une lettre de son prénom pour s’éloigner de Karima et de ce que ce nom convoquait. Le mensonge a permis une forme de liberté, jusqu’au jour où le passé — l’enfance, la guerre d’Algérie, les non-dits — rattrape le présent.

Un roman sur ce que l’on efface pour exister et sur la part de soi que l’Histoire finit toujours par réclamer.

Louise Chennevière – Faire la peau (P.O.L)
Quatrième livre de l’autrice, déjà remarquée pour Pour Britney. Une narratrice de trente ans décide de rompre avec sa mère et avec une lignée de femmes qui reproduisent la violence. Le titre joue sur le double sens : tuer symboliquement la mère pour se reconstruire, et se faire une nouvelle peau.

Chennevière attaque de front le mythe de l’amour maternel inconditionnel et le tabou de la violence des mères. Un texte à la première personne, intime, politique et sans concession.

Véronique Ovaldé – Vivre sans bonheur et n’en point dépérir (Flammarion)
Pour la première fois, Ovaldé s’approche de l’autobiographie. Elle dresse le portrait de sa mère, femme discrète, soumise à un mari tyrannique, qui a passé sa vie à colmater les brèches pour que la famille tienne. L’autrice imagine les vies que cette femme n’a pas eues — institutrice, femme libre, autre destin — avant de ramener le récit à la réalité par des « sauf que » implacables.

Le titre, emprunté à Colette, dit à la fois le renoncement et une forme de joie obstinée. Un hommage tendre et lucide à une anti-héroïne.

Marie Colombe – Le bruit du melon qui explose (Au diable vauvert)
Premier roman d’une autrice et poète franco-italo-colombienne. Mila grandit dans un hôtel new-yorkais entre une mère flamboyante, louve de la finance, et Lupita, nounou colombienne devenue confidente. Le rêve américain bascule avec la crise des subprimes de 2008. Le récit voyage ensuite jusqu’en Provence.

Un premier livre sur les origines, les figures maternelles contrastées et le basculement des existences.

La Grande Librairie du 30 septembre 2026

Pourquoi ce thème ce soir ?

Mémoire, famille, transmission : le fil est clair. Les cinq livres parlent de ce que les parents laissent, de ce que les enfants refusent, de ce que l’Histoire inscrit dans les corps et les prénoms. On y trouve des disparitions, des mensonges d’identité, des ruptures nécessaires, des vies sacrifiées et des premiers romans qui cherchent une place.

Le plateau mélange voix établies et première publication, ce qui correspond bien à l’esprit de l’émission : faire se croiser les univers plutôt que de les juxtaposer.

En résumé

Si vous suivez la rentrée littéraire 2026, ce numéro de La Grande Librairie vaut le détour : cinq regards distincts sur la famille, cinq manières d’écrire la transmission.

Jean-Paul Dubois du côté du roman foisonnant et ironique, Rachida Brakni sur l’identité et l’Histoire, Louise Chennevière sur la rupture comme acte de survie, Véronique Ovaldé sur la mère dans l’ombre, Marie Colombe pour un premier roman d’origines et de bascule.

Rendez-vous ce soir à 21h05 sur France 5. Puis, demain, en librairie pour celles et ceux que les discussions auront convaincus d’ouvrir l’un de ces livres.

Et retrouvez bien sûr l’émission en streaming vidéo puis replay sur la plateforme France.TV


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