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« Et au milieu coule une rivière » : le film qui a révélé Brad Pitt ce soir sur France 5. Ce vendredi 18 septembre 2026, France 5 programme à 21h05 le magnifique film « Et au milieu coule une rivière » réalisé par Robert Redford.
Plus de trente ans après sa sortie, le troisième long-métrage de Robert Redford reste une invitation à ralentir, à contempler les paysages du Montana et à réfléchir aux liens qui unissent une famille.

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« Et au milieu coule une rivière » : de quoi ça parle ?
Au début du XXe siècle, dans une petite ville du Montana, Norman et Paul Maclean grandissent sous l’autorité bienveillante mais ferme de leur père, pasteur presbytérien. Leur quotidien est rythmé par l’école, la religion… et surtout la pêche à la mouche dans la rivière Blackfoot, activité presque sacrée transmise par le révérend.
Les deux frères, pourtant inséparables enfants, prennent des chemins différents à l’âge adulte. L’aîné, plus posé, part étudier à l’université. Le cadet reste au pays, plus impulsif, attiré par le journalisme, les femmes et un certain goût du risque. La rivière reste leur point de rendez-vous, le lieu où se disent les choses que les mots du quotidien n’arrivent pas à formuler.
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Le récit, narré par un Norman plus âgé (voix de Robert Redford lui-même), mêle nostalgie, amour de la nature et regard lucide sur le temps qui passe.
L’origine du film : un récit semi-autobiographique
Et au milieu coule une rivière (titre original A River Runs Through It) est l’adaptation de la nouvelle du même nom publiée en 1976 par Norman Maclean, professeur de littérature à l’université de Chicago. L’écrivain y raconte sa propre jeunesse et celle de son frère Paul. Le scénario a été signé Richard Friedenberg.
Robert Redford a mis plusieurs années à obtenir les droits. Il a été séduit par la pudeur du texte, sa dimension philosophique et la place centrale de la nature. Le réalisateur, déjà connu pour son engagement environnemental, a vu dans cette histoire bien plus qu’une simple chronique familiale.
Robert Redford derrière la caméra
Après Des gens comme les autres (1980) et Milagro (1988), Redford confirme ici son talent de metteur en scène. Il filme avec retenue, laisse respirer les paysages et fait confiance aux silences. Le film n’est jamais démonstratif : la beauté des images et la justesse des interprètes suffisent.
Redford a aussi choisi de ne pas apparaître à l’écran, préférant prêter sa voix à la narration. Ce choix renforce le ton intime et mélancolique de l’œuvre.
Brad Pitt, une révélation dans le rôle de Paul
En 1992, Brad Pitt n’est pas encore la star mondiale que l’on connaît. Après un rôle remarqué dans Thelma et Louise, il incarne ici Paul Maclean, le frère fougueux et charismatique. Sa performance, à la fois lumineuse et fragile, a fortement contribué à le propulser. Beaucoup considèrent ce film comme l’un de ses premiers grands rôles.
Face à lui, Craig Sheffer campe un Norman plus retenu et intellectuel. Tom Skerritt est impressionnant en père pasteur, à la fois rigoureux et profondément humain. Brenda Blethyn interprète la mère et Emily Lloyd joue Jessie Burns.
On aperçoit aussi un très jeune Joseph Gordon-Levitt dans le rôle de Norman enfant.
Une photographie oscarisé qui sublime le Montana
L’un des grands atouts du film est son image. Le directeur de la photographie français Philippe Rousselot a remporté l’Oscar de la meilleure photographie en 1993. Les plans de rivière, les lumières dorées du Montana et les scènes de pêche à la mouche restent parmi les plus beaux du cinéma américain des années 1990.
Le film a également été nommé aux Oscars pour le meilleur scénario adapté et la meilleure musique originale (Mark Isham). Il a rencontré un bon succès public (plus de 43 millions de dollars aux États-Unis pour un budget d’environ 12 millions).
Pourquoi (re)voir Et au milieu coule une rivière aujourd’hui ?
Le film parle de fraternité, de transmission, de la difficulté à vraiment connaître ceux que l’on aime le plus, et de la nature comme refuge et révélateur. À une époque où tout s’accélère, sa lenteur assumée fait du bien.
Les scènes de pêche ne sont pas seulement décoratives : elles deviennent une métaphore de la vie, de ses gestes répétés, de sa grâce possible et de son imprévisibilité.
C’est aussi un témoignage précieux sur une Amérique rurale du début du XXe siècle, filmée avec respect et sans folklore excessif.
Vidéo bande-annonce
Mieux que des mots, des images. Voici celles de la bande-annonce…
Ce soir à 21h05 sur France 5, laissez-vous porter par le courant de cette rivière. Un film à la fois apaisant et profond, qui mérite largement d’être (re)découvert.
A voir aussi en streaming vidéo et replay sur France.TV
