« Petit Pays » : le drame d’Éric Barbier rediffusé ce soir sur France 4


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« Petit Pays » : le drame d’Éric Barbier rediffusé ce soir sur France 4. En cette soirée du jeudi 17 septembre 2026, France 4 rediffuse le film d’Éric Barbier adapté du roman de Gaël Faye. Il suit une enfance privilégiée à Bujumbura qui bascule quand le Burundi et le Rwanda basculent, eux, dans la violence.

« Petit Pays »
capture écran FTV

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« Petit Pays » : de quoi parle le film ?

Début des années 1990, au Burundi. Gabriel, dix ans environ, grandit dans un quartier d’expatriés de Bujumbura. Son père Michel, entrepreneur français venu des Vosges, a construit une vie confortable. Sa mère Yvonne, Rwandaise tutsie réfugiée, porte une mémoire plus lourde et un sentiment d’exil qui ne s’efface pas.

Entre l’école française, les bêtises avec les copains, le foot et la petite sœur Ana, l’enfance a encore le goût de l’insouciance. Cette parenthèse se fissure de deux côtés à la fois…

Dans la maison, le couple parental se déchire. Dehors, les tensions ethniques, longtemps tenues à distance du quotidien des enfants, deviennent concrètes.


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Le coup d’État de 1993 au Burundi, puis le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, n’arrivent plus comme des rumores lointaines : ils touchent la famille, les amis, le quartier, et arrachent Gabriel à l’âge où l’on croit encore que le monde tient.

Le film ne raconte pas la grande Histoire depuis les ministères. Il la filme à hauteur d’enfant : incompréhension, questions naïves, bascule brutale, perte de repères. C’est ce regard qui fait la force du récit.

Un casting entre visage connu et révélations

Jean-Paul Rouve joue Michel, le père. Loin des rôles comiques auxquels on l’associe souvent, il compose un expatrié attaché à sa réussite africaine, parfois aveugle aux peurs de sa femme, pas seulement un « méchant blanc » de carton.

Isabelle Kabano incarne Yvonne. Son interprétation, souvent saluée comme le cœur émotionnel du film, porte la colère, la dignité et la fatigue d’une femme qui n’a jamais vraiment trouvé sa place.

Le jeune Djibril Vancoppenolle est Gabriel. Autour de lui, Dayla De Medina (Ana), Tao Monladja (Gino) et plusieurs interprètes non professionnels donnent au groupe d’enfants une présence très concrète. C’est l’une des réussites du film : on croit à la bande, aux jeux, puis à la peur qui s’installe.

Côté public, Petit Pays tourne autour de 3,8/5 sur Allociné et 6,6/10 sur IMDb : un accueil solide, plus ému qu’unanime, ce qui correspond assez bien à un film qui refuse le spectacle de la violence tout en ne l’édulcorant pas.

Du livre de Gaël Faye à l’écran

Petit Pays est d’abord un roman paru en 2016 chez Grasset. Gaël Faye, né à Bujumbura d’un père français et d’une mère rwandaise, y mêle souvenir, fiction et témoignage. Le livre a connu un succès massif, notamment grâce au prix Goncourt des lycéens, et a imposé une voix à la fois poétique et politique.

Éric Barbier, déjà auteur de l’adaptation de La Promesse de l’aube, en a écrit le scénario. Le tournage s’est déroulé au Rwanda, pour recréer les décors du Burundi des années 1990. La sortie salles, prévue en mars 2020, a été reportée au 28 août à cause du confinement.

En France, le film a rassemblé un peu plus de 340 000 spectateurs. Il a valu à Isabelle Kabano le Valois de la meilleure actrice au Festival du film francophone d’Angoulême 2020, et a reçu notamment une nomination aux César pour la meilleure adaptation.

Au générique de fin, on entend la chanson Petit pays de Gaël Faye lui-même : le roman, le film et la musique se referment sur la même signature.

Vidéo bande-annonce

Voici les images qui vont avec, celles de la bande-annonce

Pour en voir plus, rendez-vous ce soir dès 21h00 sur France 4 ou en streaming vidéo puis replay sur France .TV


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