La Grande Librairie du 16 septembre 2026 : programme, livres et invités de ce soir


ANNONCES

La Grande Librairie du 16 septembre 2026. Ce soir la Grande Librairie revient en direct à 21h05 sur France 5 et France.TV pour le troisième rendez-vous de sa saison 19.

« La grande librairie » du 16 septembre
capture écran FTV

ANNONCES

La Grande Librairie du 16 septembre 2026

Ce soir Augustin Trapenard poursuit la saison 19 avec un plateau qui ressemble à une carte de la rentrée : un roman d’aventures autour du vin, une bande dessinée sur Thoreau, une descente en canoë jusqu’aux Balkans, un huis clos alpin et un premier roman-fleuve de près de 800 pages.

Sommaire et invités

François-Henri Désérable — Le Palais (Gallimard)

Arun Kumar possède un palais absolu : une mémoire des arômes si précise qu’elle devient une arme. Des bidonvilles de Delhi aux caves de Bourgogne, des Marquises à Manhattan, Désérable en fait un roman d’aventures sur le vin, le génie et la revanche. Le livre a paru le 20 août. C’est le titre le plus « roman-monde » de la soirée : un héros hors la loi dont les crimes, comme le dit le quatrième de couverture, « se dégustent ».


ANNONCES

Catherine Meurisse — Le clan de Walden (Dargaud)

1845. Pendant que l’Amérique industrielle et esclavagiste s’emballe, un jeune homme s’installe au bord de l’étang de Walden, dans le Massachusetts. Thoreau construit une cabane, cultive un potager, observe le vivant, écrit. Meurisse, dessinatrice et autrice, reprend cette expérience fondatrice — vivre de peu, vivre à fond — et la fait entrer dans le format de la bande dessinée. Parution le 18 septembre. Sur un plateau surtout romanesque, sa présence change le rythme : moins de phrases, plus d’images.

Mathias Énard — Hôtel Balkan (Actes Sud)

Un été, Énard descend en canoë la Sèvre niortaise, fleuve de son enfance poitevine, pendant qu’un amour de jeunesse revient. Chaque coup de pagaie ramène un autre cours d’eau : la Seine de Proust, l’Isonzo d’Ungaretti, le Danube de Magris, le Bosphore. De l’Hôtel Balkan de Trieste aux ruines de Sarajevo, le livre est une autobiographie fluviale, érudite et politique, dans le sillage de son cycle Mélancolie des confins. Parution le jour même de l’émission.

Sophie Divry — Rochebrune (Actes Sud)

Isabelle, psychologue, et Xavier, concepteur de jeux vidéo, emmènent leurs enfants respectifs en montagne pour « ressouder » une famille recomposée qui craque. Le village de Rochebrune, au pied de sommets menaçants, devient le décor d’une comédie cruelle et d’un thriller climatique : alertes météo ignorées, charge mentale, couple qui s’effrite, nature qui ne joue plus le rôle de carte postale. Court, cinglant, déjà salué comme l’un des romans réussis de la rentrée.

Élise Lespade — Paradisi Gloria (Le Cercle ouvert)

Premier roman, 784 pages, sept ans d’écriture. Depuis la prison, Zoé Bromberg demande un avocat. Pour convaincre un ténor du barreau, une psychiatre raconte la famille Bromberg : deux frères ennemis, un mensonge originel, des secrets, une violence qui se transmet. On a comparé le livre à une tragédie grecque transplantée dans la bourgeoisie française contemporaine. C’est le pari le plus ambitieux — et le plus risqué — de la table.

Ce que cette émission raconte, au-delà des livres

Cinq titres, cinq échelles. Désérable part du monde entier. Meurisse se concentre sur une cabane. Énard suit un fleuve jusqu’à une guerre. Divry enferme une famille dans une vallée. Lespade déplie trois générations.

On y entend les mêmes questions, formulées autrement : que faire d’un don ou d’un héritage ? Peut-on encore « faire un pas de côté », comme Thoreau ? Que reste-t-il d’un couple quand la montagne et le climat s’en mêlent ? Comment raconter une famille sans la justifier ?

Trapenard a l’habitude de faire dialoguer des univers qui ne se côtoient pas en librairie. Ici, le vin de Désérable peut parler à la nature de Meurisse ; le canoë d’Énard à la crue de Divry ; la saga des Bromberg à toutes les autres familles du plateau.

Si vous ne pouvez en retenir qu’un avant le direct : Le Palais pour l’aventure, Le clan de Walden pour le dessin, Hôtel Balkan pour la phrase longue, Rochebrune pour la satire, Paradisi Gloria pour l’ampleur.

Le plus simple reste d’allumer France 5 à 21h05 et de laisser Trapenard les faire se répondre. Rendez-vous aussi en streaming sur la plateforme France.TV


Annonces


Retour en haut