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La Grande Librairie du 7 octobre 2026. Ce soir la Grande Librairie revient en direct à 21h05 sur France 5 et France.TV pour un nouveau rendez-vous de sa saison 19.

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Le thème de la soirée, « Tenir debout par les mots dans un monde qui vacille », réunit cinq voix qui interrogent le pouvoir de la littérature face à la guerre, à la surveillance et à l’enfermement.
Un numéro qui s’inscrit dans la rentrée littéraire et prolonge une question simple : que reste-t-il des mots quand le réel se fissure ?
La Grande Librairie du 7 octobre 2026 :
Ce soir, un plateau construit autour de la résistance par le langage
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Après une édition consacrée à la mémoire et à la transmission familiale, Augustin Trapenard oriente la conversation vers les crises contemporaines.
Guerre, captivité, technologies de contrôle et ruines du langage : les cinq invités n’abordent pas le même terrain, mais ils partagent une même conviction. L’écriture peut encore servir de point d’appui.
L’émission, rendez-vous littéraire hebdomadaire de France 5, reste fidèle à son format : conversations longues, extraits lus et recommandations de libraires.
Giuliano da Empoli et Le Fondateur
Giuliano da Empoli présente Le Fondateur (Gallimard). Quatre ans après Le Mage du Kremlin, l’écrivain et ancien conseiller politique revient avec un roman qui déplace le regard vers le pouvoir technologique.
Le récit suit G., un conseiller déchu recruté par Alexander Zimmer, fondateur de Panoptik, une société de surveillance dont l’ombre plane sur les crises mondiales. De Rome à Marbella, le personnage entre dans un univers où se croisent ambitions démesurées, drones et calculs politiques. Le roman interroge la façon dont les nouveaux centres de pouvoir façonnent les événements sans jamais apparaître au premier plan.
Delphine Horvilleur : Sermons sous les décombres
Delphine Horvilleur est présente pour Sermons sous les décombres (Olivier Nora éditions). Le texte part d’une question précise : que devient le langage lorsque le monde s’effondre ?
De la veille des massacres du 7 octobre 2023 jusqu’au retour des derniers otages en 2025, la rabbin et essayiste y reprend les sermons prononcés au cœur du conflit. Elle confronte textes de la tradition, antisémitisme, usage de la force et responsabilité politique. L’ouvrage se situe à la croisée du témoignage intime et de la réflexion spirituelle, et pose une interrogation plus large : peut-on encore se reparler pour tenter de se réparer ?
Claude Guibal, le regard du reporter
Avec Ce que la guerre fait aux Hommes (Albin Michel), Claude Guibal livre un récit nourri de terrains de reportage. Le livre revient sur des promesses tenues et d’autres laissées en suspens, face à des interlocuteurs rencontrés dans des zones de conflit.
La journaliste y convoque aussi la phrase de Joseph Kessel, souvent citée par celles et ceux qui rentrent du terrain : « J’aurais voulu tellement dire et j’ai dit si peu. » Le texte explore l’impuissance du témoin et ce que la guerre transforme, chez ceux qui la subissent comme chez ceux qui la racontent.
Olivier Rolin et la permanence des villes détruites
Olivier Rolin propose La Guerre éternelle (Gallimard). Partant d’un voyage en Troade, l’écrivain remonte à la guerre de Troie pour montrer comment la destruction d’une cité se réécrit d’âge en âge.
De Carthage à Dresde, d’Hiroshima à Marioupol et Gaza, le livre établit un fil continu entre les villes martyrisées. L’Iliade sert ici de matrice : ce qui semblait appartenir à la nuit des temps reste lisible dans les conflits d’aujourd’hui. Rolin y mêle observation des lieux et méditation sur la mémoire des ruines.
Olivier Grondeau : Joseph dans la nuit, un premier livre
Le plateau accueille aussi Olivier Grondeau pour son premier livre, Joseph dans la nuit (L’Iconoclaste). Voyageur et poète, il raconte son arrestation à Chiraz, en Iran, en 2022, alors que le mouvement Femme, Vie, Liberté éclatait. Accusé d’espionnage, il a passé deux ans et demi en détention.
Le récit décrit comment, en cellule, il a mobilisé la poésie persane, des chansons, des films projetés derrière les paupières et les visages des proches. Loin d’un simple témoignage carcéral, le texte insiste sur ce qui, même dans la nuit, refuse de céder. C’est l’une des découvertes de cette rentrée.
Voilà pour le sommaire et les invités de La Grande Librairie du 7 octobre 2026. Ensuite c’est sur France 5 que ça se passe.
Pourquoi regarder (ou rattraper) cette édition
Ce numéro de La Grande Librairie du 7 octobre 2026 ne se contente pas d’aligner des titres de la rentrée. Il fait dialoguer roman politique, essai spirituel, reportage, méditation historique et récit de captivité. Le fil commun reste le même : face à un monde instable, les mots ne règlent pas tout, mais ils permettent encore de tenir debout.
Et retrouvez bien sûr l’émission en streaming vidéo puis replay sur la plateforme France.TV


