« Échappées belles » du 5 septembre 2026 : ce soir, deux échappées gourmandes entre vignes alsaciennes et saveurs de Lisbonne

« Échappées belles » du 5 septembre 2026. Comme chaque samedi, France 5 ouvre grand les portes du voyage. Ce soir le rendez-vous habituel d’Échappées Belles propose deux destinations qui parlent autant au regard qu’aux papilles. Dès 21h05, Sophie Jovillard prend la route des vins d’Alsace. À 22h35, la cheffe Anto Cocagne s’installe à table à Lisbonne. Deux univers différents, une même envie : prendre le temps de rencontrer ceux qui font vivre un territoire. Ces deux numéros ne sont pas des inédits de la saison en cours. Ils reviennent néanmoins avec ce qui fait la force du magazine depuis près de vingt ans : des paysages soignés, des habitants qui parlent vrai et une curiosité qui ne se limite jamais aux cartes postales.

« Échappées belles » du 25 juillet 2026

à 21.00 > « L’Alsace, une route qui a plus de soixante-dix ans et qui n’a rien perdu de son allure »

Inaugurée en 1953, la Route des vins d’Alsace reste l’un des itinéraires les plus attachants de France. Elle relie Marlenheim, aux portes de Strasbourg, à Thann, plus au sud, sur environ 170 kilomètres. Entre les Vosges et la plaine du Rhin, les coteaux se succèdent, les villages à colombages apparaissent au détour d’une colline et les caves s’ouvrent sans cérémonie.

Sophie Jovillard ne se contente pas de décrire le décor. Elle s’arrête dans les villages, parle transmission avec des vignerons, s’intéresse à la fête de la transhumance dans la vallée de Munster et croise le chef étoilé Thierry Schwartz. On y croise aussi la choucroute, ce plat trop souvent réduit à une image d’Épinal alors qu’il raconte une histoire agricole bien réelle. Une balade le long de l’Ill complète le tableau : l’eau, la vigne et les maisons fleuries forment un ensemble cohérent, presque trop beau pour être vrai, mais parfaitement vivant.

Le plaisir de ce numéro tient à son rythme. On n’y enchaîne pas les caves comme on collectionne les étiquettes. On comprend pourquoi certains domaines se transmettent encore de génération en génération, pourquoi un riesling ou un gewurztraminer porte le goût d’un sol précis, et pourquoi ces villages – Eguisheim, Dambach-la-Ville et tant d’autres – restent habités plutôt que figés. C’est une Alsace de passage, mais aussi de permanences.

Pour ceux qui connaissent déjà la région, le magazine rappelle que la route des vins n’est pas seulement un circuit touristique. C’est un fil qui relie des savoir-faire, des fêtes locales et une certaine idée de l’hospitalité. Pour les autres, c’est une invitation claire : y aller un jour, sans se presser.

à 22.35 > « Lisbonne, capitale gourmande qui ne se repose plus sur ses seuls pastéis »

Changement de décor, changement d’échelle. Lisbonne n’est pas seulement la ville des tramways jaunes, des miradouros et de l’Alfama. Avec plus de 7 000 restaurants, elle s’est imposée comme l’une des scènes culinaires les plus dynamiques d’Europe du Sud. Anto Cocagne, cheffe elle-même, y va avec un regard de cuisinière autant que de voyageuse.

Le numéro insiste sur un équilibre que Lisbonne réussit plutôt bien : rester fidèle aux bases – poisson et fruits de mer de l’Atlantique, bacalhau sous toutes ses formes, pastéis de nata encore tièdes – tout en laissant émerger une nouvelle génération de cuisiniers. Tradition et invention se côtoient sans s’annuler. On y croise des producteurs, des épiceries de quartier, des lieux où le fado n’est pas seulement un décor pour touristes, et des assiettes qui racontent aussi l’Alentejo, cette vaste campagne qui nourrit la capitale.

Le regard d’Anto Cocagne change un peu la donne par rapport aux présentateurs habituels du magazine. Elle goûte, elle questionne les gestes, elle s’intéresse à ce qui se passe derrière le fourneau. Lisbonne apparaît alors moins comme une destination « instagrammable » que comme une ville où l’on mange encore vraiment, du petit kiosque de quartier à la table plus ambitieuse.

C’est aussi une ville de contrastes : collines raides, lumière du Tage, odeur de grillades et de cannelle. Le magazine ne cherche pas à tout montrer. Il choisit des rencontres et laisse le spectateur imaginer la suite.

Une soirée pour rester chez soi… ou pour préparer le prochain départ

Échappées Belles fonctionne depuis longtemps sur cette recette simple : un présentateur qui marche, qui parle aux gens, qui accepte de se laisser surprendre. Ce soir, le duo Alsace / Lisbonne a le mérite de la cohérence. Deux territoires où la table n’est pas un à-côté du voyage, mais l’un de ses meilleurs points d’entrée.

Les deux émissions seront évidemment disponibles ensuite en replay sur france.tv, ce qui permet de les revoir à son rythme ou de noter quelques adresses. En attendant, France 5 propose exactement ce dont on a parfois besoin un samedi soir de début septembre : un peu de route, un peu de conversation, et l’impression de s’être évadé sans quitter son canapé.Bonne soirée, et bon voyage.

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