Si vous cherchez une soirée télé sans prise de tête, légèrement nostalgique et franchement drôle, TMC rediffuse ce mercredi 26 août 2026 à 21h25 Bis, la comédie de Dominique Farrugia sortie en 2015. Franck Dubosc et Kad Merad y incarnent deux potes de lycée que la vie a séparés… jusqu’à ce qu’une soirée trop arrosée les propulse trente ans en arrière. Le concept n’est pas inédit — on pense forcément à Retour vers le futur ou à Camille redouble — mais Farrugia l’adapte à la sauce française, avec du cœur, des gags d’époque et un duo qui fonctionne à merveille.

Deux vies, une seconde chance
Éric (Franck Dubosc) est un séducteur invétéré, sans attaches, qui enchaîne les conquêtes et fuit les responsabilités (et le fisc). Patrice (Kad Merad) est l’inverse : gynécologue établi, marié à Caroline (Alexandra Lamy), père de famille modèle… et profondément las de sa routine. Après une nuit bien arrosée, ils se réveillent en 1986, à 17 ans, dans leurs corps d’ados. Les autres les voient comme des lycéens. Eux ont conservé leurs têtes et leurs souvenirs d’adultes.
Cette seconde chance leur permet de rejouer certains choix, de corriger des regrets et, surtout, de découvrir ce que l’autre a vraiment vécu. Le film joue sur le décalage : deux quinquagénaires coincés dans des corps d’adolescents, confrontés aux codes des années 80 (Minitel, roller disco, look oversized, références pop de l’époque).
Un duo qui clique dès les premières minutes
Le film marque la première vraie collaboration à l’écran entre Dubosc et Merad (ils s’étaient croisés sans se parler dans Iznogoud). Farrugia raconte que l’alchimie a pris en dix minutes. L’une des scènes les plus marquantes — une gifle de Patrice à Éric — n’est pas du cinéma : Kad Merad a vraiment claqué Franck Dubosc. Ce dernier a encaissé, marqué une pause, puis enchaîné. C’est tout le film : spontané, un peu brut, très complice.
Autour d’eux, le casting tient la route. Alexandra Lamy apporte de la présence en Caroline, Gérard Darmon est savoureux en père d’Éric, et les versions adolescentes (Antonin Chalon et Fabian Wolfrom) collent bien aux deux têtes d’affiche.
Nostalgie 80 parfaitement dosée
Farrugia, qui a grandi dans le 9e arrondissement de Paris, a tourné une partie du film dans ses rues d’enfance. Il s’est inspiré de Frantic de Polanski pour certains décors et des films de John Hughes pour l’esprit lycée. Résultat : vestes en jean couvertes de badges, roller à La Main Jaune (le même lieu que dans La Boum), bonbons qui pétillent, références à Téléphone, Platini ou Coluche. Les accessoiristes ont fait le job. Même les détails techniques (vignettes sur le tableau de bord, Pac-Man dans le café) font sourire ceux qui ont connu l’époque.
Le scénario a connu 18 versions avant d’être validé. L’idée originale venait de Matthieu Delaporte, Alexandre de La Patellière et Julien Rappeneau, mais Farrugia l’a largement réécrite avec Nans Delgado et Frédéric Hazan. Le film n’est pas d’une originalité folle, certains critiques l’ont trouvé trop sage ou trop prévisible. Mais il reste efficace, chaleureux et sans prétention.
En salles, Bis a attiré un peu plus de 1,5 million de spectateurs. Sa première diffusion sur TF1 avait réuni plus de 4,6 millions de téléspectateurs. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, c’est une comédie populaire qui fait ce qu’elle promet : vous faire rire et vous donner envie de revoir vos photos de lycée.
À voir ce soir (ou en replay)
Diffusion ce mercredi 26 août 2026 à 21h25 sur TMC (jusqu’à 23h20 environ). Si vous ratez le direct, le film sera ensuite disponible ensuite en replay sur la plateformes de streaming TF1+
Bis n’est pas le film le plus ambitieux de Farrugia, mais c’est probablement l’un de ses plus personnels. Une parenthèse feel-good, un peu rétro, un peu décalée, parfaite pour une soirée d’été. Installez-vous, préparez le popcorn (ou le Fizz Wizz, pour les puristes) et laissez-vous ramener en 1986. Vous risquez de sourire plus souvent que prévu.
