Ce mercredi 26 août, France 5 consacre sa soirée à Au bout c’est la mer. François Pécheux enchaîne trois descentes de fleuves, avec un numéro inédit sur la Dordogne dès 21h, suivi de deux voyages hivernaux déjà marquants. Trois regards différents sur l’eau, les habitants des rives et la certitude qui donne son titre à l’émission : au bout, c’est toujours la mer.

21h00 – Inédit : la Dordogne, de la gabare à l’estuaire
François Pécheux suit les 480 kilomètres de la Dordogne, de l’amont jusqu’à l’océan. Il commence à bord d’une gabare, bateau de transport emblématique du XIXe siècle, avant de passer aux rapides à bord de l’hydroglisseur des pompiers.
Le voyage multiplie les escales. Il rencontre Jean-Marie, gardien d’une ancienne abbaye aujourd’hui submergée, puis navigue en solitaire sur un canoë qui a déjà traversé l’Atlantique. À La Roque-Gageac, village accroché à la falaise, le paysage change encore. Plus loin, il embarque avec des pêcheurs de silures engagés pour la biodiversité et s’initie au tannage de peaux de poisson chez Krystof, un maroquinier qui valorise la pêche locale.
L’aventure se termine sur l’île de Macau, lors d’une transhumance bovine dans un havre de faune et de flore, juste avant l’estuaire de la Gironde. Un portrait de fleuve à la fois patrimonial, vivant et encore très habité.
21h50 – Le Piteälven, Laponie sous la glace
Changement radical de décor. En plein hiver, François Pécheux descend le Piteälven, 400 kilomètres d’ouest en est à travers le nord de la Suède, jusqu’à la mer Baltique. Ici, le fleuve est souvent pris par la glace. Il faut donc changer de moyen de transport : traîneau, motoneige, puis brise-glace.
Le départ se fait avec Anna et Brita, mère et fille samies éleveuses de rennes. À Arjeplog, il croise un brasseur de bière. Plus loin, il découvre la pêche au filet sous la glace, s’initie aux techniques de survie en eaux glacées, puis monte à bord d’un brise-glace mythique pour rejoindre l’embouchure. Le dernier kilomètre se fait parfois à pied, jusqu’au phare qui marque l’entrée dans la Baltique. Un épisode où le froid, le silence et les savoir-faire sami donnent le rythme.
22h40 – Le Yukon, du rappel sur cascade de glace à la mer de Béring
Dernier volet de la soirée : le Yukon, plus de 3 000 kilomètres à travers le Canada et l’Alaska, toujours en hiver. François Pécheux commence à la source par la descente en rappel d’une cascade de glace. Il rencontre ensuite des membres des Premières Nations et des passionnés du Grand Nord. Le fleuve gelé se parcourt en motoneige ou en traîneau à chiens.
Le quotidien des habitants, leur attachement au territoire et leur capacité à vivre avec le froid extrême occupent une large part du récit. Le but du voyage : un minuscule village yupik isolé, au bout du monde, sur les rives de la mer de Béring. Un documentaire plus rude, plus vaste, où le fleuve devient presque une route de glace.
Une soirée cohérente
L’inédit de la Dordogne ancre la soirée en France, avec ses gabarres, ses villages perchés et ses métiers de l’eau. Les deux rediffusions qui suivent élargissent le champ : Laponie glacée d’un côté, Yukon nord-américain de l’autre. Même principe, trois climats, trois façons d’habiter un fleuve.
À voir ce soir sur France 5, à partir de 21h. Les épisodes seront ensuite disponibles en replay sur france.tv.
