« Fame » sur Arte ce soir : replongez dans le mythe indestructible de la gloire et de la sueur


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« Fame » sur Arte ce soir : replongez dans le mythe indestructible de la gloire et de la sueur. Ce soir, dimanche 26 juillet 2026, Arte rediffuse à 21h le film musical d’Alan Parker sorti en 1980. Plus de quarante ans après, ce grand classique n’a pas pris une ride. Ou plutôt si : il a pris la patine des films cultes, ceux qu’on revoit avec un sourire nostalgique et une pointe d’admiration pour leur énergie pure.

"Fame" sur Arte ce soir
©Arte/

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L’école où l’on apprend à brûler

New York, fin des années 70. La High School of Performing Arts ouvre ses portes aux auditions. Des centaines d’ados débarquent avec leurs rêves de scène, de danse, de musique ou de théâtre. Seuls quelques-uns seront pris. Parmi eux : Coco Hernandez (Irene Cara), bouillante et multi-talentueuse ; Leroy Johnson (Gene Anthony Ray), danseur surdoué venu d’un quartier difficile et allergique à l’autorité ; Doris Finsecker (Maureen Teefy), timide et écrasée par sa mère ; Ralph Garci (Barry Miller), clown qui cache ses origines et ses fragilités ; Montgomery (Paul McCrane), sensible et en quête de lui-même ; Bruno (Lee Curreri), le musicien électro qui fait grincer les dents des professeurs classiques…

Le film suit ces jeunes sur quatre années scolaires. Auditions, première année, deuxième, troisième, terminale. Entre les cours de danse épuisants, les répétitions, les premiers amours, les crises d’identité, les échecs cuisants et les rares éclairs de réussite, Fame raconte sans fard ce que ça coûte de vouloir « devenir quelqu’un ».

Plus qu’un musical, un portrait de génération

Alan Parker (déjà auteur de Midnight Express et futur réalisateur de Pink Floyd – The Wall) ne fait pas dans la comédie musicale allégée. Il filme la sueur, les larmes, les conflits de classes, le racisme ordinaire, l’homosexualité naissante, la pauvreté et la pression familiale. Les numéros musicaux (dont le tube indestructible « Fame » interprété par Irene Cara, Oscar de la meilleure chanson originale) explosent dans les couloirs, dans la rue, sur les tables de la cantine. Mais ils ne masquent jamais la dureté du réel.


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La chorégraphie de Louis Falco, la musique de Michael Gore, la photo urbaine et nerveuse : tout contribue à cette sensation d’urgence. On a l’impression d’être dans l’école avec eux, de sentir l’odeur de transpiration et de ambition.

Debbie Allen, en professeur de danse exigeante, marque déjà les esprits (elle reprendra le rôle dans la série télévisée qui suivra). Et Irene Cara, avec sa voix et sa présence, devient l’incarnation même du rêve américain version arts de la scène.

Pourquoi le revoir (ou le découvrir) ce soir ?

Parce que Fame a inventé un genre. Avant Glee, avant High School Musical, avant toutes les académies de talents en réalité, il y avait ce film. Il a inspiré une série, une comédie musicale Broadway, un remake en 2009… mais l’original reste le plus cru, le plus juste, le plus vibrant.

Parce qu’en plein été, sur Arte, c’est une invitation à se rappeler que la gloire n’est jamais gratuite. Que le talent ne suffit pas. Qu’il faut travailler, souffrir, parfois abandonner, et recommencer.

Parce que la scène de The Rocky Horror Picture Show reste culte. Parce que le final collectif vous donne encore des frissons.

Parce qu’on sort du film avec l’envie de danser dans la rue, même si on n’a jamais mis les pieds dans une école d’arts.

Arte le programme dans un écrin parfait, souvent accompagné de documentaires autour de la danse et de la comédie musicale (Dirty Dancing n’est jamais très loin ce soir-là).

Durée : environ 2h10.
Classification : un peu rude par moments (langage, thèmes adultes), mais universaliste.

Allumez la télé (ou le stream Arte.tv), installez-vous confortablement, et laissez-vous emporter. « I’m gonna live forever… » Oui, Fame a déjà gagné son pari. À vous de le (re)découvrir.Vous regardez ? Et vous, c’était quoi votre rêve d’ado impossible ?


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