Une avancée dans détection de la maladie de Parkinson


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La maladie de Parkinson est une maladie chronique neurodégénérative. Certains neurones du cerveau disparaissent progressivement. Il s’agit des cellule qui se trouve dans la zone centrale du cerveau appelée “substance noire”. Ces cellules produisent la dopamine qui est un neurotransmetteur nécessaire au contrôle des mouvements.

Une avancée dans détection de la maladie de Parkinson
Image par Darko Stojanovic de Pixabay

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En France, environ 8 000 nouveaux cas de patients atteints par cette maladie sont déclarés par an. C’est la deuxième cause de handicap moteur chez l’adulte.

Maladie de Parkinson :  principaux symptômes

Les principaux symptômes de cette maladie sont les tremblements, la lenteur des mouvements et la rigidité des mouvements.

Cependant, en fonction de l’âge et de la progression de la maladie, les patients peuvent aussi avoir des troubles de l’attention, des troubles du sommeil comme des rêves agités par exemple, une perte de motivation qui peut entraîner un état dépressif…


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Au fur et à mesure que la maladie s’accentue, le patient ressent de la fatigue et somnole, son odorat diminue, il perd du poids…

Les troubles de cette maladie apparaissent souvent entre 50 et 70 ans. On ne connait pas encore les causes de cette maladie. Des hypothèses sont émises comme une exposition prolongée à des polluants chimiques, des pesticides, une intoxication au monoxyde de carbone ou au manganèse…. Les recherches visent entre autre à mieux connaître les cause de cette maladie. La maladie de Parkinson évolue lentement et de façon variable selon les personnes. Les symptômes s’aggravent avec le temps.

Cependant, il y a des facteurs de risques comme l’âge. Les hommes sont plus concernés par cette maladie que les femmes

Quand la maladie se déclare précocement, la cause héréditaire est évoquée.

Recherches, diagnostic, prévention, traitements

De nombreuses recherches sont en cours pour connaître les causes de cette maladies et plusieurs pistes sont explorées : rôle du fer et du calcium, présence de lymphocyte T dans le cerveau alors que normalement il n’y en a pas, une flore intestinale déséquilibrée….

Pour poser le diagnostic de cette maladie, ce n’est pas si simple du fait de son évolution lente. Les premiers symptômes peuvent passer inaperçus ou être attribuer à autre chose et ils ne sont pas suffisamment gênants pour en parler à son médecin. Il peut ainsi s’écouler plusieurs années. Et pendant ce temps, la maladie progresse de façon définitive, sans qu’on s’en rende compte.

Pour établir le diagnostic, le médecin se base sur la description des symptômes et sur un examen clinique. C’est un neurologue qui établit le diagnostic. il recherche la présence de 2 symptômes parmi les 3 principaux. dans la plupart des cas, le neurologue ne prescrit pas d’examens complémentaires..

Il n’existe pas de traitement curatif donc on ne guérit pas de la maladie de Parkinson. Cependant, selon l’évolution de la maladie et l’âge du patient, des médicaments peuvent être prescrits pour en atténuer les symptômes mais ils ne pourront pas en arrêter l’évolution.

En parallèle, il est conseillé aux patients d’avoir une activité physique régulière pour leur permettre d’avoir une meilleure mobilité, une meilleure stabilité….et ça permet aussi de lutter contre la déprime. Des exercices adaptés sont préconisés pour fortifier le squelette car les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont plus de risques de souffrir aussi d’ostéoporose…

En cas d’ostéoporose, les os se déminéralisent progressivement et deviennent plus fragiles. C’est pourquoi, les médecins conseillent aussi à ces patients de prendre un peu le soleil de façon régulière, c’est bon pour les os.

Les personnes souffrant de la maladie de Parkinson doivent veiller à se détendre afin de diminuer le stress. En effet, le stress augmente les tremblements.

Pour prévenir les risques de chute, le patient pourra bénéficier d’un entraînement à la marche avec l’aide d’un physiothérapeute. L’espace de vie doit être aménagé comme enlever les tapis, poser des barres d’appui à des endroits stratégiques comme la douche, les toilettes.., poser des rampes s’il y a des escaliers…

Des conseils alimentaires sont également nécessaires de façon à ce que le traitement médicamenteux soit optimiser.

Pour les patients dont la maladie est à un stade avancé, une chirurgie du cerveau peut, éventuellement, être évoquée mais ce n’est pas sans risque. Dans ce cas des électrodes sont implantées dans certaines zones du cerveau afin de réduire les mouvements involontaires et les tremblements. Toutefois, la chirurgie ne permet pas de réduire les 2 autres symptômes.

Des pistes prometteuses

Des traitements expérimentaux sont en cours comme la greffe de cellules dopaminergiques fœtale ou la thérapie génique.

De nombreuses recherches sont en cours en ce qui concerne la maladie de Parkinson et il y a des pistes qui s’avèrent prometteuses comme l’utilisation de lumière infra-rouge, l’identification de biomarqueurs pour mesurer la progression de la maladie, un vaccin alpha-synucléïne car il semble que les formes anormales prises par cette protéines jouent un rôle important dans le développement et la progression de cette maladie….

Dernièrement, il a été publié que selon une étude, il serait possible de détecter la maladie de Parkinson bien avant que les premiers symptômes apparaissent, grâce à un test nasal.

En effet, l’accumulation de synucléine anormale dans le cerveau serait une cause du développement de la maladie de Parkinson. Et avant de se propager par le cerveau, cette protéine défectueuse serait d’abord présente dans le nez ou l’intestin et c’est d’ailleurs ce qui pourrait expliquer la perte de l’odorat.

Ce nouveau test développé est rapide et facile à réaliser puisqu’il s’agit d’un écouvillonnage nasal. Cela permettrait alors de prendre en charge les personnes bien avant que la maladie se déclare.

Cependant, des recherches doivent encore être menées pour s’assurer de la fiabilité.

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