« Zone interdite » et « Enquête exclusive » du 10 janvier 2021 : au sommaire cette semaine


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« Zone interdite » et « Enquête exclusive » du 10 janvier 2021. Demain soir sur M6 vous avez rendez-vous avec vos deux magazines d’information « Zone interdite » puis « Enquête exclusive ». Egalement en replay sur 6PLAY. Nous vous proposons d’en découvrir le sommaire et les reportages.

« Zone interdite » et « Enquête exclusive » du 10 janvier 2021
© Benjamin DECOIN/M6

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« Zone interdite » et « Enquête exclusive » du 10 janvier 2021

« Zone interdite » dès 21h05: Thème de la semaine “Ni fille, ni garçon : enquête sur un nouveau genre”

C’est un chiffre étonnant : 22% des Français, entre 18 et 30 ans, ne se sentent ni homme ni femme (sondage IFOP). De plus en plus de jeunes se disent neutres, genderfluid, a-genre ou non-binaires. Ils ne se reconnaissent dans aucun des deux genres « classiques », ce qui cause parfois un profond désarroi dans les familles. Ce phénomène, en pleine expansion, est-il une tendance éphémère ou une mutation profonde de notre société ?

Dans les médias, les célébrités sont de plus en plus nombreuses à déclarer n’être ni homme, ni femme. En France, c’est Bilal Hassani qui a ouvert la voie, en apparaissant avec une longue perruque blonde et un costume androgyne sur la scène de l’Eurovision. La chanteuse de Christine and the Queens a changé de prénom ; elle est devenue Chris et s’est déclarée de genre neutre. Aux États-Unis, l’actrice de la série « Orange is the New Black », Ruby Rose, déclare être non-binaire, comme la chanteuse Miley Cyrus ou l’actrice de Grey Anatomy, Sara Ramìrez.

À Romorantin-Lanthenay, dans le Loir-et-Cher, Cloé, 21 ans, se sent neutre. Elle ne veut pas changer de sexe mais a entamé une procédure pour modifier son identité à l’état-civil. Elle a décidé de s’appeler Cami, un prénom sans genre défini. Sa famille a du mal à comprendre sa démarche et s’inquiète beaucoup pour elle. Cami se bat également pour que le genre neutre soit mentionné sur ses papiers d’identité, comme le masculin ou le féminin. Un combat que son avocat espère gagner un jour : une dizaine de pays dans le monde ont déjà franchi ce pas.


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En France, le genre est désormais le second sujet de préoccupation chez les 15-30 ans, juste après l’environnement. De nouvelles icônes émergent, comme Fabian : sur les réseaux sociaux, quatre millions de fans suivent ce jeune Montpelliérain de 19 ans, qui bouscule les codes du genre avec ses tutos de maquillage. Il fait partie des dix influenceurs français les plus suivis. Soutenu par sa famille et par sa communauté d’abonnés, il a su faire de sa différence un business : il a signé des partenariats avec une dizaine de marques comme Sephora, la Roche-Posay ou encore Milka.

En revanche, pour Théo, 16 ans, se faire accepter est un combat. Menacé dans sa cité, il est aussi mis au ban par son père et son frère aîné car il oscille entre masculin et féminin et aime se maquiller. Sa mère et son amie Bintou sont ses principaux soutiens. Pourtant Théo a décidé de s’affranchir des jugements et s’apprête à faire sa rentrée au lycée avec des ongles vernis et une perruque à longs cheveux bruns. Comment sera-t-il accueilli dans son nouvel établissement ?

Parmi les genderfluids, certains sont gays, d’autres bisexuels, d’autre encore sont hétérosexuels. Aux États-Unis, cette tendance a émergé il y a une dizaine d’années. Désormais bien ancrée, Kayvon 37 ans en est une figure de proue. Depuis l’enfance, il ne se sent ni homme, ni femme. Il est marié depuis dix ans avec Anna et ils attendent leur troisième enfant. Ses deux aînés, une petite fille et un petit garçon, se sentent chacun bien dans leur genre et Kayvon s’en réjouit. Être genderfluid lui a parfois porté préjudice, il a eu du mal à se faire accepter par ses beaux-parents. Aujourd’hui, il a fondé une agence de mannequins neutres qui cartonne, car toutes les marques collent à cette nouvelle tendance. En France, par exemple, le Printemps a créé un département de mode non-genrée qui prend de plus en plus d’ampleur.

Allons-nous vers un monde sans genre ? La Suède tente l’expérience depuis plus de vingt ans. Dans ce pays nordique, une loi oblige les écoles à ne pas genrer les élèves depuis 1998. Mika, 8 ans, est né garçon mais se sent neutre. Il tient à ce que l’on s’adresse à lui en utilisant « hen » un pronom neutre spécifiquement créé par les Suédois, entre le « il » et le « elle ». Dans son école cela ne pose aucun problème, plusieurs enfants sont dans ce cas. L’établissement s’est adapté : les toilettes sont mixtes, les neutres ont un vestiaire spécial pour le sport et en cours de biologie le genre est gommé. Mais là-bas, certains psychologues commencent à critiquer cet excès de neutralité.

« Enquête exclusive » dès 23h05. Le thème de la semaine “Terreur au Salvador : au cœur de la guerre des gangs”

Avec ses plages de sable noir face au Pacifique, sa belle architecture coloniale, sa nature tropicale et ses lacs volcaniques, le Salvador est une destination paradisiaque. Mais les touristes y sont de plus en plus rares. Car le pays est devenu le plus dangereux du monde. Depuis les années 90, ce petit État d’Amérique Centrale est ravagé par une guerre des gangs (MS 13 et Bario 18) qui a déjà fait plus de 100 000 morts, pour une population d’à peine 6 millions d’habitants. Un taux d’homicide record.

© Benjamin DECOIN/M6

Exceptionnellement, Julio, l’un des chefs du Bario 18, a accepté de nous ouvrir les portes de son gang. Il nous a laissé filmer la cérémonie d’intronisation d’un nouveau membre. Un moment d’une rare violence. Zorro, tueur à gages, nous a invités à un barbecue avec sa femme et ses enfants. Il nous raconte sa vie au quotidien, celle d’un « bon » père de famille qui assassine comme d’autres vont à l’usine ou au bureau.

Nous avons également pu suivre des médecins légistes sur le terrain. Riccardo est spécialiste des scènes de crime. Ce matin, il enquête sur trois corps démembrés, qui viennent d’être retrouvés dans un ravin. Son collègue Israël Ticas, criminologue médico-légal, travaille sur un charnier politiquement sensible, où 26 corps, dont des policiers et des militaires, ont été enterrés. Pendant ses recherches, Israël Ticas ne se sépare jamais de son arme. Il sait que les gangs sont prêts à tout pour empêcher ses enquêtes d’aboutir.

Pour ce documentaire, le gouvernement salvadorien nous a également autorisé à pénétrer dans la prison de haute sécurité de San Francisco Gotera. À l’intérieur, 1 700 membres de gangs sont incarcérés dans des conditions d’hygiène déplorables. 24h sur 24, les ennemis jurés de la MS 13 et du Bario 18 doivent apprendre à cohabiter dans les mêmes cellules.

Pendant plusieurs semaines, nous avons partagé la vie des mareros salvadoriens, un univers impitoyable, où la mort et le danger rythment le quotidien, et où l’on tue pour une poignée de dollars.

« Zone interdite » et « Enquête exclusive » c’est ce dimanche 10 janvier 2021 à partir de 21h05 sur M6

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