90 % des médecins généralistes considèrent que leur rôle dans la prévention des cancers n’est pas suffisamment valorisé

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Dans le cadre des Rencontres de la Cancérologie Française 2018 qui se déroulent à Paris le mardi 27 et mercredi 28 novembre 2018 autour de l’anticipation en cancérologie, une grande enquête a été menée auprès des médecins généralistes sur « Les généralistes sont-ils suffisamment impliqués dans le dépistage et la prévention des cancers ? ».

Cette enquête a été menée par les Rencontres de la cancérologie Française et le magazine le Généraliste en partenariat avec le Collège de la Médecine Générale.

Et il en ressort principalement que les médecins généralistes ne se sentent pas assez valorisés dans le dépistage et la prévention des cancers

– 42 % des médecins généralistes se sentent responsabilisés par les pouvoirs publics dans le dépistage et la prévention des cancers, mais pas pour tous les cancers.

– Mais 90 % des médecins généralistes considèrent que leur rôle dans la prévention des cancers n’est pas suffisamment valorisé

– Pour plus de 60 % des médecins interrogés, cela est dû au manque de mission clairement dédiée aux médecins traitants par les pouvoirs publics

– Pour plus de 60 % ce manque de valorisation se traduit aussi par une insuffisance de rémunération dédiée

– Le manque de temps a également été souligné comme frein pour près de 50 % des médecins

– Notons que 57 % des médecins généralistes pensent que le dépistage génomique va bousculer l’exercice des généralistes et l’approche de la prévention

Des médecins généralistes pourtant actifs et sensibles au dépistage et à la prévention des cancers

– Dans le cancer du sein, 79 % des médecins suggèrent l’auto-examen des femmes et 75 % pratiquent déjà la palpation mammaire de manière systématique.

– 81 % des médecins généralistes sont favorables à la vaccination contre les infections à papillomavirus humain (53% ne souhaitent pas qu’elle soit obligatoire) et 61 % souhaiteraient que la vaccination soit proposée à tous les garçons

– Autour du cancer du col de l’utérus, les médecins sont plus partagés : 54 % considèrent que le dépistage organisé va modifier la pratique si le dispositif les implique davantage (contre 46 %).

– En revanche, une majorité (52 %) pensent que la consultation de prévention à 25 ans permettra de faire progresser la participation aux dépistages.

– 95 % des médecins encouragent leurs patients à réaliser le test immunologique de dépistage du cancer du côlon.

– 33 % se préoccupent systématiquement du statut sérologique de leurs patients vis-à-vis de l’hépatite B et 55 % uniquement chez leur patient à risque.

– Enfin, 47 % des médecins dépistent déjà le cancer de la prostate par dosage du PSA (Antigène Spécifique de la Prostate)

– Enfin, les médecins généralistes sont principalement attentifs aux facteurs environnementaux pouvant favoriser le développement de cancer et en particulier le tabac, la consommation d’alcool et le surpoids.

Méthodologie : Enquête réalisée en ligne sur legeneraliste.fr entre le 2 octobre et le 12 novembre 2018 qui a recueilli 108 réponses de généralistes