La varicelle continue de s’étendre…

Comme nous vous l’avons déjà précisé la varicelle est une maladie saisonnière pour laquelle on observe deux pics chaque année : en mars-avril et juin-juillet. Nous sommes donc en plein dedans. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre qu’elle poursuit son petit bonhomme de chemin. Certes le nombre de cas diminue au niveau national mais l’épidémie a tendance à se propager peu à peu à l’ensemble de nos belles et douces régions

Une dizaine de régions ont ainsi été placées vigilance par les médecins du réseau Sentinelle/Inserm qui évoquent une épidémie forte en Bretagne (49 cas pour 100 000 habitants) et en Normandie (42 cas pour 100.000 habitants).

L’épidémie sévit de manière plus modérée dans les Hauts-de-France, les Pays de la Loire, la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes, le Centre-Val de Loire et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Rappelons pour l’occasion que la varicelle est maladie virale très contagieuse qui touche principalement les enfants. Même si elle est généralement bénigne, elle peut parfois entraîner des complications en particulier lorsqu’elle survient à l’âge adulte. Dans la plupart des cas il s’agit de complications d’ordre respiratoire. La varicelle peut également se révéler redoutable chez les femmes enceintes et entraîner un risque pour l’embryon ou le foetus.

Varicelle : il existe un vaccin

Même s’il est un peu connu, un vaccin contre la varicelle existe.

En France, la vaccination généralisée contre la varicelle des enfants de plus de 12 mois n’est pas recommandée. Les recommandations actuelles de vaccination concernent les personnes sans antécédent de varicelle ou dont l’histoire est douteuse, dans les circonstances suivantes : adolescents de 12-18 ans, femmes en âge de procréer, adolescents et adultes en contact avec un cas, professionnels de santé et professionnels en contact avec la petite enfance, personnes en contact étroit avec des personnes immunodéprimées et enfants candidats receveurs à une greffe d’organe solide. Un contrôle sérologique préalable à la vaccination peut (ou doit selon les circonstances) être effectué (source Santé Publique France)

Le vaccin contre la varicelle c’est 2 doses espacées de quatre à huit semaines ou de six à dix semaines, selon le vaccin utilisé. Aucun rappel n’est nécessaire.

La varicelle en quelques chiffres

Chaque année, en France, près de 700 000 cas de varicelle sont recensés.

– plus de 90 % des cas surviennent chez des enfants de moins de 10 ans ;
– environ 3 000 hospitalisations ;
-20 décès (70 % des personnes décédées ont plus de 10 ans) ;
– plus de 90 % de la population est immunisée après l’âge de 10 ans.

Pour limiter les risques de transmission

– apprenez à votre enfant, lorsqu’il éternue ou tousse, à se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir jetable. S’il n’a pas de mouchoir, apprenez-lui à se couvrir la bouche et le nez avec sa manche (au niveau du pli du coude) ;
– à partir de deux ans, apprenez à votre enfant à se laver les mains correctement et fréquemment ;
– quand vous lui lavez les mains, pensez à frotter entre ses doigts ;
– coupez souvent ses ongles pour qu’ils restent propres ;
– lavez-vous les mains à l’eau et au savon, avant et après chaque contact avec votre enfant;
– n’échangez pas les biberons, les sucettes et les couverts au sein de votre famille ; nettoyez-les et séchez-les tout de suite après les avoir utilisés ;
– évitez d’embrasser votre enfant et dissuadez-en ses frères et sœurs ;
– aérez la chambre de votre enfant tous les jours et maintenez une température à 19 °C ;
– gardez votre enfant à votre domicile jusqu’à ce que les lésions soient au stade de croûtes ;
– évitez d’emmener votre enfant dans des lieux publics (transports en communs, centres commerciaux, hôpitaux…) ;
– évitez que votre enfant malade ne s’approche trop près de personnes fragiles : malades, femmes enceintes.

Quelques conseils pratiques si votre enfant souffre de la varicelle

– prenez rendez-vous chez votre médecin ;
– informez la crèche, la personne qui garde votre enfant, l’établissement scolaire ou votre lieu de travail afin que des mesures puissent être prises pour les personnes à risque (femmes enceintes…) ;
– gardez votre enfant à votre domicile jusqu’à ce que la varicelle en soit au stade de croûtes ;
– prenez soin de la peau de votre enfant pour éviter le grattage des boutons et prévenez les surinfections avec des règles d’hygiène appropriées :
– utilisez un savon doux pour laver votre enfant ; lavez fréquemment ses mains,
– séchez soigneusement en tamponnant la peau de votre enfant après la douche ou le bain et évitez de frotter,
– coupez ses ongles et brossez-les au savon. En cas de grattage, les cloques pourraient s’infecter et laisser des cicatrices,
– essayez, éventuellement de lui faire porter des gants,
– n’utilisez jamais de talc, poudres ou crèmes : ils favorisent les surinfections,
– utilisez un antiseptique liquide local (demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin).

La varicelle pendant la grossesse

Si dans la plupart des cas la varicelle est sans gravité lorsque l’on est enfant, elle peut présenter des conséquences graves pour les femmes enceintes et leur(s) bébé(s) à naître. En France, 5 % des femmes enceintes ne seraient pas immunisées.

Il est donc nécessaire de consulter le plus rapidement possible :

– en cas d’infection pendant les six premiers mois de la grossesse (varicelle congénitale) ;
– si l’infection survient dans les jours qui précèdent ou qui suivent la naissance (varicelle néonatale).

Les conseils de l’Assurance-Maladie

Si vous n’êtes pas immunisée, prenez les précautions suivantes :

– évitez tout contact avec une personne malade ;
– si vous avez été en contact avec une personne atteinte de la varicelle, parlez-en à votre médecin pour qu’il vérifie si vous êtes immunisée;
– si vous n’êtes pas immunisée, un traitement spécifique peut vous être prescrit soit par injection d’anticorps spécifiques anti-varicelle, soit par un médicament anti