Jusqu’à 17 pesticides retrouvés dans nos sachets de thé !

Pixabay

Le thé (noir ou vert) a bien des vertus. Oui mais que buvons-nous vraiment ? Une enquête de 60 millions de consommateurs s’est penchée sur la question et y’a vraiment pas de quoi se réjouir des résultats. Après avoir passé au peigne fin 16 thés noirs et 10 thés verts, la célèbre association de consommateurs annonce avoir retrouvé des pesticides dans tous les sachets, qu’ils soient de marque distributeur ou pas. Plus surprenant cela concerne aussi les thés dit “biologiques” !

Comment est-ce possible ? Et bien sachez que c’est tout simplement parce que les feuilles de thé ne sont généralement pas nettoyées après la récolte. Objectif annoncé : qu’elles conservent un maximum leurs saveurs.

La “bonne” nouvelle, car il y en a quand même une, que c’est les quantités de pesticides relevées étaient dans l’ensemble faibles et surtout inférieures aux limites autorisées”. A l’exception toutefois d’un thé bio qui les dépassait. Globablement les thés bio ont toutefois obtenu de meilleurs résultats.

Plus inquiétant encore la présence de certains métaux nocifs pour la santé (arsenic, mercure…) mais aussi d’alcaloïde, une molécule naturelle mais particulièrement toxique.

Citée par Europe 1, une enquêtrice de 60 millions de consommateurs a déclaré à ce sujet  : “Lors de la récolte, si le thé est mal trié, des mauvaises herbes peuvent rester parmi les feuilles et secréter ces substances alcalogènes qui sont cancérigènes pour l’homme”.

Et de déplorer l’absence d’encadrement réglementaire pour ces alcaloïdes pour lesquels il n’y aurait pas de limite aujourd’hui.

Plus d’infos avec notamment la liste des marques “incriminées” dans le nouveau numéro de “60 millions de consommateurs”.

Le thé noir aurait aussi des vertus amaigrissantes !

Bon après cette “mauvaise” nouvelle passons à quelque chose de plus réjouissant. Début octobre, une étude américaine nous a appris que, tout comme le thé vert, le thé noir aurait lui aussi des vertus amaigrissantes.

Selon cette étude  – elle a été menée par une équipe de chercheurs de l’université de Californie (UCLA) – le thé noir (comme le thé vert) favoriserait lui aussi la perte de poids tout en améliorant le fonctionnement de la microflore intestinale. Une bonne nouvelle le thé noir étant le thé le plus consommé en France.

Et tout ça grâce aux polyphénols contenus dans la boisson qui agiraient sur les bactéries intestinales en les modifiant. Ils auraient ainsi la faculté de favoriser la diminution des bactéries liées au surpoids  et l’augmentation de celles associées à une masse corporelle dite “maigre”

“Nous savions que les polyphénols du thé vert étaient plus efficaces et offraient plus d’avantages pour la santé que les polyphénols du thé noir, car ils sont absorbés dans le sang et les tissus (…) Nos nouveaux résultats suggèrent que le thé noir, grâce à un mécanisme spécifique à travers le microbiome intestinal, peut également contribuer à une bonne santé et à une perte de poids chez les humains” a déclaré  Susanne Henning, principale auteure de l’étude.

Pour info cette étude a été menée sur 4 groupes de souris soumises à des régimes alimentaires différents. Pour deux groupes, ils étaient complétés soit par de l’extrait de thé vert, soit par le l’extrait de thé noir.

Au terme de l’étude, les scientifiques ont constaté que les poids des souris ayant reçu des extraits de thé vert  ou noir étaient tombés à un niveau similaire à celui des souris qui avaient été soumises à un régime alimentaire faible en gras mais sans thé.

Le thé noir pour garder la ligne, mais pas que !

Mais le thé noir n’est le seul à pouvoir nous aider à garder la ligne. Certains fruits et légumes comme les myrtilles ou les pommes peuvent aussi y contribuer. Riches en flavonoïdes, ils auraient, selon une récente publiée dans la revue spécialisée British Medical Journal, la faculté de nous aider à stabiliser notre poids et donc nous empêcher de prendre des kilos supplémentaires.

Une très vase étude dont l’objectif était d’établir un lien entre 7 types de flavonoïdes différents et la prise de poids. Nous n’entrerons pas dans les détails de cette étude, mais sachez qu’elle a tout de même porté sur un échantillon de 124.086 américains suivis durant 24 ans !

Et c’est après avoir pris en compte de nombreux facteurs que les scientifiques ont constaté qu’une “plus grande consommation de flavonoïdes était associée à une surcharge pondérale moindre”. Cela s’est vérifié quelque soit l’âge et le sexe des participants.