Un petit garçon de 10 ans meurt de la rage dans le Rhône

Une bien triste nouvelle en cette fin de semaine puisque la rage a tué un enfant le Rhône. Il s’agit d’un petit garçon de 10 ans qui, lors de vacances au Sri Lanka avec ses parents, a été mordu par un chiot. Au départ rien ne laissait présager que cette morsure, à priori anodine, allait avoir une issue fatale.

Dans le courant du mois d’août le garçonnet joue avec un chiot sur une plage de Dikwella, dans le Sud de l’île. Ce dernier s’amuse à le mordiller et à le griffer. Conséquence : un petit saignement dans la main. Seul bémol, mais ça personne ne le sait alors, le chiot est porteur de la rage. Cette dernière ayant une période d’incubation de 20 à 60 jours en moyenne, les parents ne se rendent compte de rien sur place. Ce n’est qu’à leur retour en France qu’ils sont alertés par les symptômes de leur fiston.

Wow_Pho/Pixabay

Quelques jours après son hospitalisation, c’était le 4 octobre dernier, le centre national de référence (CNR) de la rage à l’Institut Pasteur a confirmé biologiquement le diagnostic d’un cas de rage. Placé en réanimation le petit garçon est malheureusement décédé mardi 17 octobre dans la soirée dans un hôpital lyonnais a indiqué RTL.

Rage : à propos

Une bien triste actualité qui a été l’occasion pour l’Agence de Santé Auverge-Rhône Alpes d’apporter quelques précisions :

Aucune transmission interhumaine de cette maladie n’a été démontrée à ce jour dans le monde, en dehors de très rares contaminations lors de greffes de cornées ou d’organes à partir d’un donneur infecté.

La France est officiellement reconnue indemne de rage (hors chauves-souris) depuis 2001 et le dernier cas autochtone chez l’homme remonte à 1924. Depuis 1970, 23 cas de rage ont été observés chez l’homme en France métropolitaine , tous ayant contracté la maladie à l’étranger dans des zones où circule le virus , pour la quasi – totalité suite à une morsure par un animal malade

Et de rappeler qu’il est recommandé aux voyageurs de ne pas entrer en contact avec des animaux inconnus, domestiques ou sauvages (chiens, chats, singes..).

En cas de contact (griffures, morsure, léchage sur plaie ou peau lésée ou sur muqueuse), il convient de réaliser immédiatement un lavage soigneux à l’eau et au savon (15 minutes si possible), de désinfecter la plaie et de consulter le plus rapidement possible un médecin d’un centre antirabique afin d’évaluer la nécessité de mettre en place une prophylaxie de post – exposition adaptée (vaccination, avec éventuellement sérothérapie) . La mise en place de ces dispositions permet d’écarter dans tous les cas tout risque d’infection.

Il est également rappelé l’obligation de ne pas importer des animaux sans respecter la réglementation en vigueur, notamment des pays où circule le virus.

Enfin notez qu’un vaccin peut-être efficace avant même l’apparition des premiers symptômes. Ce traitement post-exposition consiste en plusieurs injections intramusculaires de vaccin réparties sur moins d’un mois.

Cette vaccination est bien tolérée et doit être effectuée le plus rapidem ent possible après l’exposition.

Ce traitement préventif est efficace à 100% et prévient l’apparition de la maladie dès lors qu’il est administré avant l’apparition des symptômes.