Diabète : la surmortalité reste élevée notamment chez les femmes


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 CC0 Public Domain/Pixabay
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Comme vous le savez peut-être c’est ce lundi 14 novembre 2016 que se déroule la Journée mondiale du diabète. A cette occasion Santé Publique France revient sur la surmortalité liée au diabète dans son dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), une surmortalité qui reste élevée notamment chez les femmes. A travers cette étude les chercheurs souhaitaient étudier la surmortalité à 10 ans, globale et par causes spécifiques, d’une cohorte de personnes diabétiques par rapport à la population générale, au cours de la période 2002-2011.

Pour info elle a porté sur 8 437 adultes (cohorte Entred 2001, ndrl) âgés de 45 ans et plus affiliés au régime général de l’Assurance maladie résidant en France métropolitaine et ayant bénéficié d’au moins un remboursement d’antidiabétiques oraux et/ou d’insuline au cours des trois mois précédant le tirage au sort.

Et si nous n’entrerons pas dans tous les détails de l’étude (ils sont disponibles ICI), nous en retiendrons essentiellement que, malgré une certaine amélioration du suivi médical des patients, la surmortalité globale des personnes diabétiques par rapport à la population générale reste élevée.

Les hommes comme les femmes diabétiques présentaient un excès de mortalité significativement plus élevé par rapport à la population générale pour les maladies cardiovasculaires et rénales ainsi que pour certaines localisations de cancer : pancréas, foie et côlon-rectum. Chez les femmes, on observait une surmortalité par cancer de l’utérus et chez les hommes par cancer de la vessie et leucémie. De plus, un excès de mortalité était retrouvé pour les maladies de l’appareil digestif, les maladies infectieuses et les maladies respiratoires, dont les pneumopathies.

Pour les auteurs, cette étude montre à nouveau toute l’importance de “renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge des complications dégénératives du diabète”  mais souligne également “le poids de la polypathologie et la complexité qu’elle entraine dans la prise en charge des personnes diabétiques.


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