Quand les orthophonistes s’associent à la journée mondiale de l’Accident Vasculaire Cérébral

CC0 Public Domain /Pixabay
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Hier, samedi 29 octobre 2016, s’est déroulée comme chaque année à la même époque la journée mondiale de l’Accident Vasculaire Cérébral. Une journée à laquelle la Fédération Nationale des Orthophonistes a souhaité s’associer. Normal puisque les orthophonistes interviennent au quotidien auprès des patients victimes d’AVC.

L’Organisation Mondiale de la Santé parle de pandémie. Cette pathologie, encore trop méconnue – alors qu’environ 800 000 français sont touchés et que plus de 500 000 en gardent des handicaps -, est l’une des principales causes de mortalité en France (1ère pour les femmes, 1ère cause de handicap acquis de l’adulte, 2ème cause de démence…) : 155 000 nouvelles personnes sont touchées chaque année, soit une toutes les 4 minutes ; 62 000 en décéderont. Les A.V.C. ne touchent pas que les personnes âgées, en effet un quart des personnes concernées ont moins de 65 ans.

Un des rôles de promotion de la santé que portent aussi les orthophonistes (même si ce rôle est pour l’heure reconnu mais… bénévole) est de faire mieux reconnaître au grand public les signes précurseurs de l’A.V.C. – car chaque minute compte – et de rappeler que dès l’apparition des premiers symptômes, il faut composer le 15.

La rapidité d’intervention des équipes pluridisciplinaires et l’insertion de ces patients dans un parcours de soins complet décrit par la Haute Autorité de Santé et les sociétés savantes sont les seules façons de limiter les séquelles provoquées par l’A.V.C.

Malheureusement, les postes d’orthophonistes sont souvent vacants dans les services hospitaliers d’accueil, y compris dans les Unités Neuro-Vasculaires, alors que les orthophonistes appartiennent par définition réglementaire à l’équipe de base. La faible rémunération des orthophonistes ne permet pas l’embauche ou la pérennisation de ces postes, pourtant indispensables dans la prise en charge précoce des patients victimes d’un A.V.C.

En parallèle, le virage ambulatoire souhaité et mis en œuvre par les tutelles a pour conséquence le fait que les patients rentrent à domicile plus tôt.

La coordination pour les professionnels de Santé qui interviennent alors est cruciale.

Les pouvoirs publics doivent maintenant donner les moyens et les outils aux professionnels de santé, aux orthophonistes, d’assurer cette prise en charge précoce, intensive et indispensable des patients. A cette condition, les patients et leur entourage pourront bénéficier d’une réhabilitation correcte après l’A.V.C.

Source : Fédération Nationale des Orthophonistes