Obésité : une taxe sur la “malbouffe” ?

 CC0 Public Domain /Pixabay
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En France on aime bien inventer des taxes. Mais celle que suggère aujourd’hui la Direction générale du Trésor Public risque de faire grincer des dents. Pour faire face à la progression du surpoids et de l’obésité, elle suggère la création d’une nouvelle taxe sur la malbouffe. Pourquoi vous demandez-vous peut-être ? Et bien parce que les personnes en surpoids coûteraient trop cher aux finances publiques alors même qu’elles représentent un peu moins de la moitié de la population.

Dans une étude publiée sur son internet (document en PDF à consulter en cliquant ICI) la direction du Trésor indique que le coût social de la surcharge pondérale avoisinait 20 milliards d’euros en 2012 (1% du PIB) soit un montant comparable à celui de l’alcool et du tabac.

Et de préciser toutefois que le coût par individu concerné était largement inférieur à celui d’un alcoolique ou d’un fumeur puisque bien plus d’individus sont concernés par la surcharge pondérale.

Pas question pour autant de stigmatiser les personnes concernées, les causes de l’obésité étant multiples et variées (qualité des aliments consommés, déterminants génétiques etc.).

Soulignant que les mesures déjà prises peuvent encore sembler insuffisantes face aux risques sanitaires encourus – surpoids et obésité ne cessent de progresser en France comme ailleurs – les auteurs de l’étude proposent d’agir sur la fiscalité comportementale dans le but d’améliorer les politiques de lutte contre l’obésité en France.

Mais la Direction du Trésor évoque également d’autres pistes comme la mise en place de campagnes de prévention plus ciblées ; la limitation voire l’interdiction des publicités destinées aux enfants vantant des produits dont l’excès de consommation peut nuire à la santé ou bien encore le renforcement de l’étiquetage nutritionnel.